Pelscheres, indigènes de la Terre de Feu
Les progrès de la science ont promptement fait vieillir ces classifications. Un naturaliste contemporain, M. Agassiz, moins prodigue que ses devanciers, ne reconnaît que huit espèces, qu'il groupe en autant de cenires principaux ou royaumes zoologiijucs. Ce sont les royaumes arctique, mongol, européen, américain, nègre, hotlentot, malais, australien. Chacune de ces divisi >ns géographiques correspond, d'après lui, à une espèce d'homme différente, qui a été créée à part sur le sol qu'elle occupe, ou plutôt, pour conserver à son langage sa forme scientifiquement matérialiste, qui a été le produit d'une force locale. Celle théorie s'est présentée à M. Agassiz comme la conclusion, appliquée à l'homme, des faits constatés par l'histoire naturelle à l'égard des végétaux et des animaux. Il est en effet reconnu, comme le dit M. de Quairefages, que ces deux règnes présentent des grands cenires de création, caractérisés par certains types, comprenant un nombre plus ou moins considérable d'espèces et de genres, types qui leur sont propres, ou sont à peine représentés ailleurs, en sorte que les animaux et les végétaux ont apparu à l'origine sur des points différents, dans des centres de création multiples; « et quiconque reconnaîtra l'autorité de la science en pareilles matières, devra admettre que les choses se sont passées ainsi ' ». Nous n'avons pas besoin de faire remar-