Un certain nombre de théologiens pensent qu'il o'esl
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use de son pouvoir répressif "et coercitif, elle ne peut châtier que des crimes qui outragent et contraindre à des actes que réclament la foi et les mœurs.
pas de foi que l'Eglise soit infaillible dans la canonisation dos saints; d'autres affirment que cette vérité appartient à la foi. « Il faut laisser les uns et les autres dans la probabilité de leur opinion jusqu'à ce que le Saint-Siège ait prononcé, dit Benoît XIV : Videtur nobis utraque opinio in sua probabilitate esse relinquenda, quousque judicium sedis apostolicœ prodeat. »
Mais remarquons bien que si l'infaillibilité de l'Église dans la canonisation des saints n'est pas de foi, c'est, au sentiment de tous les théologiens, sans exception, une vérité tellement certaine qu'on ne peut la nier sans une témérité impie. Saint Thomas prouve cette vérité par les plus forts arguments dans son : Quodlibet, IX, q. VIII, art. I. Nous le citons :
i. In Ecclesiâ non potest esse error damnabilis : sed hic esset error damnabilis, si honoraretur tanquàm Sanctus, qui fuit peccator : quia aliqui scientes peccata ejus crederent hoc esse falsum ; et si ita contigerit, possent ad errorem perduci : ergo Ecclesiâ in talibus errare non potest.
2. Prœterea Aug. dicit in epistolâ ad Hieronymum, quôd si in Scripturâ canonicà aliquod mendacium admittatur, nutabit fides nostra, quas ex Scripturâ canonicà dependet : Sed sicut tenemur credere illud quod est in Sacra Scripturâ, ità illud quod est per Ecclesiam determinatum : unde heereticus judicatur qui sentit contra determinationem conciliorum : ergo commune judicium Ecclesise erroneum esse non potest : et sic idem quôd prius.
(In corpore art. dicit ) Si vero consideretur divina
Providentia, quee Ecclesiam suam Spiritu Sancto dirigit, ut non erret, sicut ipse promisit (Joan. 16) quôd Spiritus adveuiens doceret onmeni veritatem (de necessariis scilicet ad
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Ainsi réduit à ses justes proportions, le privilège de l'infaillibilité ne laisse pas d'être étonnant, et cependant, Messieurs, l'Église Taf-
salutem), certum est quod judicium Ecclesise universalis errare in his, quae ad fidem pertinent, impossibile est. Unde magis est standum sententiee Papse, ad quem pertinct determinare de fide quam in judicio profert, quam quorumlibet sapientum hominum in Scripturis opinioni; cùm Caiphas quamvis nequam, tamen quia pontifex, legatur etiam inscius prophelasse. (Joan. 17.) In aliis vero sententiis quœ ad particularia facta pertinent ut cum agitur de possession nibus, vel de criminibus, vel de hujusmodi, possibile est judicium Ecclesise errare propter falsos testes.
Canonizatio vero sanctorum médium est inter hœc duo : quia tamc-n honor, quem Sanctis exhibemus, queedam professio fldei est,quà Sanctorum gloriam credimus,pie credendum est quod nec etiam in his judicium Ecclesise errare possit.
Ad lum dicendum quod Pontifex, cujus est canoni7nre Sanctos, potest certitîcari de statu alicujus per inquisitionem vitce et attestationem miraculorum et prœcipue per instinctum Spiritus Sancti, qui omnia scrutatur etiam profunda Dei, ut dicetur 1, ad. Corinth., 2.
Ad 2um dicendum quod divin a Providentia praeservnl Ecclesiam, ne in talibus per fallibile testimonium hominum fallatur.
Benoît XIV, qui a traité cette question en maître dans son livre : De sercorum Dei beatificatione et beatorum ranonîzatione, dit que, s'il n'est pas hérétique d'affirmer que l'Église n'est pas infaillible dans la canonisation des Saints, c'est une témérité scandaleuse favorisant et sentant l'hérésie : « Si non hereticum, temerarium tamen, scandalum toti Ecclesiœ offerentem, in sanctis injuriosum, faventem heereticis negantibus auctoritatem Ecclesiee in canonizatione sanctorum, sapientem haeresim. » (Lib.,1, cap. 45, n° 28.)
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firme depuis qu'elle existe et n'a pas hésité un seul instant dans cette affirmation. En tête de ses premières lois, on lit cet audacieux préambule : « Il a paru bon à l'Esprit-Saint et à nous : Visum est Spiritui Sancto et nobis i. » Elle anathématise quiconque enseigne une autre doctrine que la sieune, que dis-je? elle refuse aux anges mêmes le droit d'annoncer un Evangile qui n'est pas celui qu'elle annonce : « Si angélus de cœlo evangelizet vobis prœterquam evangelizaverimus vobis, anathema sit2. » Elle s'appelle : « la colonne et le fondement de la vérité : Ecclesia columna et fivraamentum veritatis3. » Les apôtres, dira-t-on, avaient le droit de parler ainsi; tout nouvellement sortis des embrassements du Christ, ils étaient pénétrés de sa lumière. Les apôtres, Messieurs, c'était l'Église. Ce qu'ils ont affirmé, l'Église l'affirme après eux par la voix de ses docteurs : a Ne cherchez pas chez d'autres, disent-ils, la vérité qu'il est facile de recevoir de l'Église.... car les apôtres lui ont transmis, commo dans un
\. Act., cap. XV, 28.