‹ Conférences de Notre-Dame de Paris (volume 4)Chapitre 27 sur 50 · Jean-Jacques Rousseau, Contrat social, I. IV, chap · texte numérisé non relu

Jean-Jacques Rousseau, Contrat social, I. IV, chap

naître sans violenter la nature. Ne nous étonnons donc pas que les souverains, désabusés clés mensonges du paganisme et reconnaissant le Christ comme le vrai Dieu, aient fait alliance avec l'Église, qui leur avait appris à l'adorer. En pénétrant le droit public de ses dogmes et de sa législation sainte, ils faisaient plus que de satisfaire leurs pieux sentiments, ils répondaient aux vœux du peuple. Quoi de plus légitime? N'est-ce pas un axiome reçu de tous, même de ceux qui se targuent de secouer le joug de toute religion, — qu'une société est parfaitement libre de régler sa vie publique comme elle l'entend?

La loi chrétienne ayant été spontanément reconnue par les peuples régénérés comme loi d'État, vous voyez tout de suite, Messieurs, les conséquences de cette reconnaissance. La puissance séculière devient le ministre de Dieu pour la conservation du plus grand des biens : le bien de la religion : « Dei minister in bonum1; » la majesté du Christ, représentée par l'autorité qu'il a préposée à la garde de sa vérité et

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