‹ Conférences de Notre-Dame de Paris (volume 4)Chapitre 6 sur 50 · Qui crediderit saîvus erit. (Matth., cap. XVI · texte numérisé non relu

Qui crediderit saîvus erit. (Matth., cap. XVI

3. Qui habet mandata mea, et serval ea ille est qui diligu me. Qui autem diligit me, et ego diligam eum, et manifestai» ei meipsum. (Joan., cap. XIV, 21*)

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de Dieu, afin qu'elles soient connues, crues et pratiquées par tous de la même manière S

Unis dans la même vérité et la même loi divine, nous avons besoin encore d'être assistés et dirigés, de connaître les actes particuliers par lesquels se nourrit, se fortifie et s'exprin le notre foi, par lesquels les lois générales du Christ s'appliquent à notre vie pratique pour la conduire à sa perfection. D'où, la nécessité d'une puissance législative édictant les lois organiques qui règlent le culte divin, la prière, les fêtes, les rites sacrés, l'administration et la réception des sacrements, les actes pénitentiaires de la communauté chrétienne, les élections canoniques, la tenue des assemblées, les vœux et les genres de vie par lesquels les âmes d'élite tendent à une plus grande perfection. Cette puissance législative, l'Église Ta reçue de son fondateur à l'heure où, investie du pouvoir de lier les consciences, elle était assurée que ses lois seraient inscrites au bulletin céleste où sont inscrites les lois mêmes

I. Conf. Cinquante-deuxième conférence : L'unité de ï Église, l,e partie.

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de Dieu : Quodcumque ligaveritis super terram erit ligatum et in cœlo.

Par le magistère intellectuel et par la puissance législative, l'ànie humaine est saisie tout entière. Ces deux pouvoirs suffiraient pleinement à l'éducation et à la conduite de la société chrétienne, s'il n'y avait dans notre nature déchue des énergies rebelles à la vérité et au devoir, et, par suite, des conflits qui mettent en péril la foi et la vertu, et qu'on ne peut apaiser que par des sentences qui flétrissent l'erreur et le vice. L'autorité qui commande dans l'Église serait vaine si elle ne devenait, au besoin, une magistrature armée, pour la défense de la foi et des mœurs chrétiennes, d'une force judiciaire à laquelle tout le monde peut recourir et contre laquelle personne ne peut appeler. Quand l'Église a prononcé, dit le Sauveur, tout est fini, et « quiconque refuse de l'écouter ne doit plus être considéré que comme un païen et un public ain : Si Ecclesiam non audierit sit tibi sicut ethnicus et publicanus *. »

Est-ce tout? Non, Messieurs ; encore un mot, s'il vous plaît. Gomme le pouvoir de légiférer

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