Psalm. LXVIII
ceux pour qui il n'y a pas cle Dieu à offenser, pas de grâce à perdre, pas d'âme à déshonorer?— A quoi bon? — Ces bêtes à face humaine font profession de n'obéir qu'aux fatalités de la matière. Il faudrait les rendre accessibles à la honte et au remords, avant cle leur parler de pénitence. C'est à des hommes raisonnables et à des chrétiens que je me suis adressé. — Je m'en rapporte au jugement des gens sensés, qui comprendront certainement que, pour bien connaître une chose, il faut savoir d'abord ce qu'il y a en elle de fondamental et d'essentiel. Dans le drame sacré de la pénitence, les actes extérieurs dont nous aurons à nous entretenir ne signifient absolument rien, s;ils ne se réfèrent au repentir, dont ils ne sont que les évolutions; et, en vous proposant les considérations que vous venez d'entendre, je n'ai fait qu'obéir aux invitations de Dieu qui nous a dit, par la bouche des prophètes : «Convertissez- vous de tout votre cœur : Convertiminî ex toto corde vestro. — Déchirez vos cœurs, et non vos vêtements : Scindite corda vestra, et non vestimentsi vestra1. »