Psalm. LXXXYIII
maintenant restaurés par une main amie, remerciez Dieu d'une institution qui réalise pour vous le plus noble rêve des grandes âmes de l'antiquité. Cet ami sincère et profondément dévoué qu'elles ont en vain cherché dans les ombres de l'erreur pour se guérir du péché et devenir meilleures l, vous l'avez trouvé. Faites parler aujourd'hui vos bonnes œuvres et vos vertus, qu'elles publient l'efficacité réparatrice de la confession.
Messieurs, cette efficacité réparatrice de la confession passe de l'individu à la société, par des courants mystérieux qui confondent toute
1. Sénèque, écrivant à son ami Lucilius, avoue que personne n'est assez fort pour échapper aux funestes influences qui nous détournent du bien vers lequel nous tendons; il faut que quelqu'un nous donne la main et nous conduise... Gardons-nous bien de mépriser celui qui ne peut être sauvé que par le secours d'autrui, car vouloir être sauvé, c'est déjà une grande chose... Tout en faisant nos efforts pour sortir du mal, invoquons le secours des autres. Mais, medirez-vous,qui appelleronsnous à notre aide? Celui-ci ou celui-là indifféremment? — Non... Choisissons parmi ceux qui nous entourent ceux dont la vie est une leçon; ceux qui, après avoir dit ce qu'il faut faire, confirment leurs paroles par leurs actions; ceux qui, en enseignant ce qu'il faut éviter, ont soin de n'être jamais surpris dans les fautes qu'ils réprouvent. Enfin, choisissons un guide qu'on puisse ad-
vie privée dans la vie commune. En restaurant une âme, le prêtre travaille à l'édifice immense dont chaque vie d'homme n'est qu'un compartiment. Précisons bien cette considération.
Selon certains apologistes, la société a droit aux aveux de tout cœur coupable; c'est le prix de l'estime, de la confiance et de la protection dont elle nous entoure. Se taire, c'est favoriser une erreur publique, c'est mentir, c'est trahir la vérité et la société, c'est être hypocrite, c'est faire injure à la société. Nous ne pouvons réparer cette injure qu'en révélant nos fautes à celui qui représente auprès de nous le pouvoir
mirer en le voyant, bien plus qu'en l'entendant. — « Nemo per se satis valet ut emergat; oportet manum « aliquis porrigat, aliquis educat. .. Ne hune quidem o contempseris hominem qui alieno beneficio esse salvus « potest; et hocmultum est, velle servari. . Itaque pug- « nemus, aliquorum invocemus auxilium. Quem, inquis. « invocabo? Hune aut iîlum?... Ex his qui sunt, eliga- « mus... eos qui vita docent, qui cum dixerint quid fa- « ciendum sit probant faciendo, qui docent quid vitan- « dum sit nec unquam in eo quod fugiendum dixerint « deprehenduntur. Eum elige adjutorem, quem magis « admireris cum videris quam cum audieris. » (Epist., LU.)
Un bon prêtre, dans la direction d'une âme pénitente, ne réalise-t-il pas toutes les conditions qi e le philosophe demande au guide de son âme?
modérateur de la moralité publique, de là la nécessité de la confession1. Je n'ai jamais bien compris, je vous l'avoue, la force de ce raisonnement, car je ne connais pas de loi naturelle qui oblige le pécheur à s'infamer ; et il m'a tou-
1. « Que le cœur de l'homme est injuste et déraisonnable pour trouver mauvais qu'on l'oblige de faire à l'égard d'un homme ce qu'il serait juste, en quelque sorte, qu'il fît à l'égard de tous les hommes! Car est-il juste que nous les trompions? » (Pascal.)
M. Auguste Nicolas prépare cette citation de Pascal par un argument dont voici la substance : — « L'aveu, considéré en lui-même, est une dette que nous devons à la vérité et à la société. La parole a été donnée à l'homme pour exprimer sa pensée... En second lieu, nous sommes tous justiciables de la société dont nous sommes les membres, et comptables de la vérité à son égard. Elle nous doit son crédit, et nous lui devons la vérité... Ne pas se déclarer (quand on est coupable), c'est mentir, c'est tromper, c'est trahir la vérité, c'est trahir la société ... On peut dire en un sens que tout homme qui ne se confesse pas est hypocrite, ou, du moins, coupable d'un déni de vérité. » (Etudes philosophiques, tome III, chap. xvi : De la Confession.) Il y a dans tout cela une manifeste exagération. Mais elle est, croyons-nous, plus dans l'expression que dans la pensée. M. Auguste Nicolas a satis doute en vue une certaine convenance qui nous paraît discutable. Nous ne pensons pas qu'il veuille affirmer, à l'encontre de l'enseignement si précis de saint Thomas, le droit absolu de la société à l'aveu de nos fautes secrètes. Ce serait payer bien cher son crédit et sa protection.
jours paru, d'un côté, que la correction secrète du cœur justifiait suffisamment l'estime, la confiance et la protection de la société; d'un autre côté, que le prêtre était uniquement le ministre et le représentant de Jésus-Christ au tribunal de la pénitence. N'y a-t-il pas. dans mon esprit une infirmité qui m'empêche de voir ce que d'autres ont bien vu? Je ne le pense pas, car saint Thomas nous dit expressément que ce la confession n'est pas de droit naturel, mais de droit divin ; qu'elle est un acte réservé que Dieu seul a le droit d'exiger de nous1. » Cet acte réservé, l'Église peut l'inscrire dans ses canons et le réglementer; mais, parce qu'ehc est une société divine, parce que, dépositaire des sacrements et gardienne du troupeau de Jésus-Christ, elle a le droit de préparer nos âmes à la grâce et à la réception des choses saintes, et de savoir «si les loups ne se mêlent
1. Supra naturam sunt quce ipse Deus sibi réservât, sive natura? ministerio opérande», sive in operationibus miracùlorum, sive in institutionibus sacramentorum.... Et sic confessio, quœ necessitatem sacramentalem habet, non de jure naturali est, sedde divino. (Summ. Theol., suppl., qurest. 6, a. 2.)
pas aux brebis dans son bercail1. » Toutefois, Messieurs, si la confession n'est pas une dette de droit naturel vis-à-vis de la société, il faut reconnaître qu'elle lui rend d'immenses services.
C'est le droit, c'est le devoir de la société de pourvoir à sa sûreté par la vigilance de sa police, l'action de ses tribunaux et l'application de ses lois pénales. Mais, quoi qu'elle fasse, il lui est impossible d'atteindre, en tout temps, en tout lieu, en toutes circonstances, les fautes, les délits et les crimes qui compromettent son existence. Et, d'abord, son autorité vindicative s'arrête à la superficie de notre personne. Tout ce qui n'est pas produit au dehors échappe à ses enquêtes et demeure inviolable. Cependant, que cle germes funestes s'élaborent dans le secret de nos passions, que d'instincts dépravés et de
1. Ad confessionem obligamur ex prœcepto juris positivi; et sic tenentur omnes ex institutione Ecclesiœ édita in Concilio generali LateranensilVtum ut quilibet peccatorem se recognosceret, quia omnes peccaverunt et egent gratia Dei (Prov., III, 23.), tum ut cum majori reverentia ad gratiam accedatur, tum etiam ut ecclesiarum rectoribus sui subditi innotescant, ne lupus intra gregem lateat. {Summ. Theol, suppl., qusest 6, a. 3.)
convoitises menaçantes grandissent sous l'action immatérielle de nos pensées et de nos désirs ! Nous n'avons pas encore voulu le mal, mais nous en avons pris toutes les dimensions. Nous ne l'avons pas encore fait, mais nous l'avons désiré. Notre cœur est rempli jusqu'au bord de fornications, d'adultères, de vengeances, de cruautés, d'injustices qui vont éclore, si on ne les étouffe au lieu même où ils ont été conçus. Étrange mystère, que nous côtoyons tous los jours : la vie d'un honnête homme peut être un péril pour la société ! Pendant que nous en admirons l'ordre extérieur, il y prépare l'iniquité. Du moins, la force publique pourra la saisir au passage et la châtier? — Non, pas toujours. — La force publique ne saisit et ne châtie que les crimes sur lesquels on peut écrire ces quatre mots : Prévu par la loi. Mais les blasphèmes qui se multiplient et montent comme des flèches empoisonnées vers le ciel, comme pour provoquer sa colère; mais le mépris des choses saintes; mais ces doctrines impies qui corrompent la foi des ignorants et nous façonnent une génération de sceptiques; mais ces transgressions quotidiennes des lois fondamentales de la
vie chrétienne; mais toutes ces prévarications qui isolent un peuple Je Dieu, et le livrent sans défense aux brutalités de la nature et des passions; mais l'égoïsme inexorable de ceux qui oppriment le prolétaire ; mais la dureté du riche dont la main ne s'ouvre jamais sur la misère du pauvre; mais cette cupidité sans mesure qui prolonge le martyre, éternise les fureurs et stimule les vengeances de ceux qui souffrent; mais ces haines insensées qui divisent les familles ; mais ces débauches patentées qui dévorent les forces vitales de la jeunesse et ne lui laissent plus à transmettre qu'une décrépitude prématurée; mais, enfin, toutes ces iniquités de bon ton, tous ces crimes fardés auxquels les maximes et les mœurs du monde ont donné droit de bourgeoisie : Galanteries équivoques, habiles rapines, mensonges, médisances, calomnies,— passez, rongez, frappez, démolissez l'édifice social : Vous n'êtes pas prévus par la loi! Quand vous le seriez, la société serait-elle plus sûre de vous atteindre? — Hélas, combien de méfaits, spécifiés dans ses codes, échappent, parle secret, à ses légitimes vengeances! Le vice a une science qui lui assure souvent l'impunité.
Ainsi donc, tout armée que soit la société pour sa propre défense, il lui est impossible de résister toute seule aux envahissements funestes du péché. Il lui faut une extension, ou plutôt un supplément cle juridiction. Jésus- Christ, l'auteur cle la société chrétienne, y a miséricorclieusement pourvu en instituant le tribunal pénitentiaire dont la juridiction indéfinie ne reconnaît ni l'inviolable, ni l'imprévu. Par son moyen, la force publique, dépouillée de tout caractère odieux, descend, dans la personne du prêtre, jusqu'aux entrailles mêmes de la vie sociale. C'est le prêtre qui veille sur les sentiers mystérieux que prend le mal pour passer de Pacte intérieur à l'acte extérieur. Il arrête, au sortir de l'âme, les pensées et les désirs mauvais, et étouffe en eux le germe de mille calamités. Il éclaire l'ignorant, stimule l'indifférent, corrige le blasphémateur et l'impie. Il dégoûte le débauché des plaisirs honteux qui l'avilissent. « Tu es le temple de Dieu, lui dit-il, et tu voudrais n'adorer en toi que l'idole de la chair? tes membres sont les membres de Jésus- Christ, et tu en ferais plus longtemps des membres de prostitution? Allons, courage : sois le
maître de la passion qui te tyrannise, et réduis au silence et à l'immobilité les éléments grossiers qui te tourmentent. » — A l'égoïste : — « Tu es comme enveloppé des bienfaits de Dieu. Qu'as-tu qui ne soit un don de sa libéralité? Et tu serais dur aux misères de tes frères? Ouvre ta main, trop longtemps fermée. Sois la providence des misérables. Donne, puisque l'on t'a donné. » — A l'homme haineux et vindicatif : — ce Ecoute, Jésus^Christ est mort en priant pour ses bourreaux. Dieu te promet toujours, malgré tes fautes, un baiser d'amour et de paix. As-tu bien le droit de te croire offensé et de tenir captive la miséricorde dans ton cœur? Sois juste, en même temps que bon. Pardonne, si tu veux être pardonné. » — Au voleur : — ce Le bien que tu as pris crie vers son maître. N'en souille pas plus longtemps et tes mains et ton cœur. Rends-le, si tu veux que Dieu te rende ses faveurs. » — Au calomniateur et au médisant : — « Tu as ravi à ton frère le plus cher de tous ses biens. Répare les ruines de sa vie publique, afin que Dieu répare les ruines de ton âme pécheresse. N'attends pas; car tu as mis entre les mains de Dieu une
mesure étroite, dont il se servira pour rapetisser tes bons désirs et tes œuvres. » — Ainsi parle le prêtre, en réponse aux confidences des cœurs coupables. Ainsi il triomphe du libertinage, de l'égoïsme, de la cupidité, de la haine et de la vengeance; ainsi il répare les rapines secrètes et remet le bien déplacé en son lieu légitime; ainsi il atteint, presse et étouffe toute iniquité qui se croyait inviolable; ainsi il travaille à la sûreté publique et comble les brèches faites à l'édifice social. Et, pour cela, point de menaces grossières, d'amendes, de prisons, de supplices; mais des enseignements, des avis, des conseils, des exhortations, des encouragements, et la simple suspension de la miséricorde et du pardon sur la tête des coupables. Qui ne bénirait la salutaire efficacité de son ministère ?
Les philosophes du dernier siècle, en travaillant à la démolition de nos dogmes et de nos pratiques religieuses, ont laissé échapper, sur ce sujet d'inoubliables aveux1. L'un d'eux
1. « On peut regarder la confession comme le plus grand frein des crimes secrets. Elle est très bonne pour engager les cœurs ulcérés à pardonner, et pour faire
a même osé dire que ce le meilleur gouvernement serait une théocratie où l'on établirait le tribunal de la confession1 ».
II y a dans cette boutade d'incrédule plus de vérité qu'on ne pense; carie ministère du prêtre confesseur est, au point de vue social, plus qu'un ministère de réparation, c'est un ministère de progrès. En consolidant l'édifice social, la confession contribue plus que quoi que ce soit à son perfectionnement et à sa splendeur. Les grandes et sublimes vertus qui nous honorent et nous consolent ce n'est pas la société qui les engendre, encore moins qui les conserve dans leur pureté native et les garantit contre les sourds attentats des passions» Ni les hommages de la reconnaissance publique,
rendre par les petits voleurs ce qu'ils peuvent avoir dérobé à leur prochain. » (Voltaire, Diction, philosoph., art. Catéchisme, Curé.)
« Que de restitutions, que de réparations la confession ne fait-elle pas faire chez les catholiques?» (Jean-Jacques Rousseau, Emile, livre IV.)
« Il n'existe pas de meilleur moyen pour maintenir îa jeunesse dans la pureté des mœurs que la confession de tous les mois. » (Marmontel, Mémoires, I, 1.)
1. Raynal. (Histoire philosophique et politique du commerce des Indes, tome III, page 250.)
ni les encouragements de la célébritér ne nourrissent et fortifient le cœur de ceux qui consacrent leur vie aux oeuvres de bienfaisance et de miséricorde. Que dis-je? Cette légitime récompense du dévouement tend à le corrompre par je ne sais quelle malsaine complicité de l'amourpropre. Ne vous y trompez pas, Messieurs, vous qui admirez les œuvres de charité dont le catholicisme a gardé le secret, il y a là bien des combats, des défaillances et des affaissements. Les prêtres, les frères, les sœurs qui ont juré de s'oublier pour servir toutes les misères de l'humanité, se retrouvent à chaque instant. La nature proteste contre les largesses héroïques qu'ils font de leur cœur et de leur vie, et il leur semble entendre une voix ennemie qui leur crie : Tu n'iras pas plus loin. — O luttes austères du devoir contre l'égoïsme, comment se fait-il que vous vous prolongiez pendant de si longues années, et que vous vous terminiez par tant d'illustres victoires ? Comment? Allez le demander au juge et au père des âmes, il n'y a que lui qui connaisse bien ce touchant mystère. Que de fois il a entendu dire : « Mon père, je n'en puis plus ; cette vie
d'immolation m'accable. Soutenez-moi, si vous voulez que je ne succombe pas. » Ou bien : « Mon père, je veux être dévoué jusqu'au bout, mais l'égoïsme et l'amour-propre me rongent le cœur. Je les abhorre, je les désavoue à vos pieds, aidez-moi à les étouffer. » Que de fois, encore, il a répondu par de tendres consolations et de mâles encouragements : « Mon frère, ma soeur, mes enfants, disait-il, ne contristez pas l'Esprit-Saint qui vous a choisis. Le libre» supplice que vous endurez vous procurera plus de joie que n'en peut contenir le monde entier. Marchez, comme le Christ, votre ami et votre époux, jusqu'à la mort; c'est là que Dieu vous attend. » Que de fois, enfin, la vertu s'est relevée d'auprès de lui plus forte, plus généreuse et plus fidèle1 !
Artiste méconnu! Architecte sublime des
1. Ces considérations ne sont que le développement de ces paroles du catéchisme romain : « Omnibus piis persuasum est quidquid hoc tempore sanctitatis, pietatis, religionis in Ecclesia reservatum est, id magna ex parte confessioni tribuendum esse, ut nulli mirandum sit, humani generis hostem hanc veluti christianœ virtutis arcem totis viribus oppugnare. » (Part. II. cap. v, qucest. 32.)
âmes! Prêtre de Dieu! Vous seul savez le secret de notre vrai bonheur et de nos vraies gloires. Puisse la société, qui recueille le bénéfice de vos obscurs travaux, se remettre tout entière entre vos mains! Alors, nous aurons ici-bas ie meilleur des mondes, en attendant la perfection consommée du monde futur.
Ma tâche est terminée, Messieurs; j'ai justifié la loi de Jésus-Christ par ses motifs. A chaque caractère destructeur du péché répond un caractère réparateur. Révolte, orgueil, abus des dons de Dieu, souillure, tourment, angoisse, péril pour la vie commune et les grandes vertus sociales, il n'est rien qui ne reçoive de la confession un remède efficace. Oublions donc, s'il est possible, la haute autorité qui nous l'impose, et, ne considérant que la justice, la sagesse et la miséricorde divines : « Approchons-nous de ce trône de la grâce, Adeamus ad thronum gratiœ. » Approchonsnous avec simplicité, car il n'y a que le cœur droit qui soit agréable au Seigneur. Approchons-nous avec humilité, car nul coupable n'a le droit d'être fier. Approchons-nous avec franchise, car le pardon qui nous est promis
ne se divise pas, toute faute cachée l'arrête, fait injure à notre honneur et tort à notre vie spirituelle où elle prépare l'impénitence. Enfin, a approchons-nous avec confiance : Adeamus ergo cum fiducia, » car, à une pauvre chère âme qui s'écrie : ce Je suis perdue! au nom de Dieu, sauvez-moi, » le prêtre ne peut qu'ouvrir ses bras et prodiguer tous les trésors de son amour paternel.
SOIXANTE-SEIZIÈME CONFÉRENCE
SOIXANTE SEIZIEME CONFÉRENCE
LA SATISFACTION Monseigneur 1, Messieurs,
Aussi bien que les dogmes profonds et terribles qui humilient notre raison, les dogmes faciles et bienfaisants qui consolent notre cœur ont été en butte aux attaques de l'erreur.
L'Eglise, en nous montrant les voies sacrées du repentir, en sollicitant l'aveu de nos fautes, en nous promettant, en échange, une participation à cette abondante rédemption qui s'est accomplie par les souffrances et la mort du Fils cle Dieu, a offensé les susceptibilités de certains esprits étroits, qui l'ont accusée d'encourager le péché par ses enseignements miséricordieux. L'homme, disent-ils, a besoin