QUARANTIÈME CO»FÉREI9GB
Si elle n'a pas ce droit, comment se fait-il que les docteurs les plus judicieux et les plus saints l'aient proclamé dans lears écrits?
Ce droit est-il direct ou indirect?
L'Église n'a-l-elle pas toujours fait précéder l'exercice de son pouvoir coercitif d'un appel à la raison de ceux qu'elle châtiait , par la réfutation de leurs objections et la démonstration de ses dogmes?
L'Église , en punissant , ne professait-elle pas l'estime de l'homme, puisqu'elle le jugeait capable de repentir ?
Doit-on juger l'époque où l'Église exerça publiquement et universellement son pouvoir coercitif, par notre époque? les peuples d'alors, par nos générations modernes?
Quels étaient, en ce temps, les rapports de l'Église avec l'État, de l'État avec les peuples, des peuples avec l'Église?
Les peuples , considérant l.Église comme leur mère , ne recevaient-ils pas plus volontiers ses salutaires corrections?
Les peuples, plus ignorants, n'étaient-ils pas moins accessibles à la force rationnelle exprimée par des démonstrations particulières , qu'à la force rationnelle exprimée par le grand argument d'autorité?
Les peuples sont-ils devenus ou deviendront -ils, par leur éducation , plus capables de se soumettre à la force purement rationnelle?