‹ Conférences du Révérend Père Damen, S.J. [microforme]Chapitre 2 sur 21 · Bible · texte numérisé non relu

Bible

on, pas >, Mais

rement en est OUYOIT

inter- ‘Eglise struire

i Dieu |

eignés \ement t nous

2 Non, |

ar tont à > Loutes!

du Fils bserver

8, et monde,

| n’a donc pas dit à ses Apôtres :

| des bibles, distnbuesies et laissez chacun Fin-

ji

et laissez chacun lire sa bible et l’interpréter à | sa façon.

aurait jamais eu sur la terre d'Eglise chrétienne,

Si Jésus-Christ eût dit cela, il n'y

de socièté une dans sa foi et son gouvernement, mais il n'y aurait eu qu’une Babel et une confasion de voix discordantes. Notre-Seigneur “ Allez, écrivez

terpréter à sa manière. ” Ce commandement

était réservé pour le xvième siècle, et nous en

avons vu les résultats.

Depuis le xvième siècle, on a vu surgir religions sur religions, églises sur églises, combattant, disputant lés unes contres les autres ; et cela, à cause de l'interprétation de la Bible.

Jésus-Christ envoya ses Apôtres

avec autorité pour enseigner toutes les nations ; mais il ne leur commanda jamais d'écrire la Bible. Et les Apôtres se dispersèrent, préchèrent

partout, établirent l'Eglise de Dieu sur toute la

terre, mais ils ne songèrent pas à écrite la Bible, Saint Mathieu a écrit le premier mot.du Nou-

veau-Testament, et il l'a écrit pour l'utilité pri-

vée de quelques individus. Il écrivit son Evan-

gile environ sept ans après l’ascension de Notre- Seigneur au ciel, de sorte que l'Eglise établie

par Jésus-Christ existait déjà depuis sept ans lorsque la première ligne dr. Nouveau-Testament .

heures

5 ag en ET TRS

+ F1 + h. | Ah !

1e Pen #

: fat écrite. Saint Marc écrivait environ dix ans

après l'ascension de. Notre- -Seigneur ; saint Luc,

cnviron vingt-cinq ans, et saint Jean, environ À

soixante et trois ans après que l'Eglise de Dieu

eut été établie sur la terre. Saint Jean écrivait |

la dernière partie de la Bible, l'Apocalypse, ou livré des révélations, environ soixante et cinq ans après l’ascension de Jésus-Christ et l’'établissement de l'Eglise de Dieu sur la terre. Ainsi

“la religion catholique a existé environ soixante- «Cinq ans avant que la Bible fût complètement

écrite.

Je le demande aux protestants, ces chrétiens

qui ont vécu avant que la Bible fût achevée

étaient-ils réellement chrétiens, et de bons chré-

tiens, des chrétiens éclairés ? Connaissaient- |

ils la religion de Jésus-Christ? Qui.osera avancer que tous ceux qui ont vécu depuis le temps de l’ascension de N.-$. Jésus-Christ au ciel, jusqu'au jour où la Bible à été terminée, n'étaient pas chrétiens ? C’est admis par tous, qu'ils

étaient de beaucoup les meilleurs chrétiens, les |

plus parfaits chrétiens, les prémices du sang de

Jésus-Christ Mais comment ont-ils connu ce.

qu'ils avaient à faire pour se sauver ? Est-ce la Bible qui le leur a appris ? Non, puisque | Ja Bible n'étaient pas encore écrite.

Et si la Bible est le seul maître qui doive !

+ enseigner aux hommes les vérités nécessaires au

Das saint

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Ainsi xanteement

‘étiens hevée s chrésaientavan temps ], justaient.

qu'ils

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nu ce.

Est-ce que Ja

doive res au

la foi de | ra le couvert d’une Bible, puisque tous ont été Rmartyrisés avant que la Bible eût été achevée.

manière que nous,

salut, notre divin Sauveur a donc laissé son

Eglise pendant soixante et cinq ans sans maître

pour lui enseigner ces vérités. | jue Notre-Seigneur ne l’a pas fait.

Les Mpôtres étaient-ils de véritables chrétiens ? je le demande aux protestants.—Oui, sans doute, répondez-vous, æuisqu’ils furent les véritables ondateurs du christianisme ?

Eh bien, sachez que ,

Assurément

Pas un des Apôtres n’a lu la Bible,

pas. un seul d'entre eux, excepté peut-être saint Jean ; tous sont morts martyrs pour Jésus-Christ, et ils n'ont jamuis

omment donc ces chrétiens qui vivaient durant les. soixante-cinq premières années après ’ascension de Jésus-Christ, comment ont-ils hppris ce qu'ils avaient.à faire pour Sauver leurs mes ? Ils l’ont appris exactement de la même catholiques, l’apprenons ncore aujourd'hui. Nous sommes enseignés par Eglise de Dieu ; les premiers chrétiens l’étaient

aussi comme nous, et Notre-Seioneur Five “RON REglise sans Bible nou-seulement pendant soixante-cinq ans, mais même pendant plus de trois cents ans. Car à peine l'Eglise de Dieu eñt-elle été établie qu'elle se répandit aussitôt surtoute

la face de la terre, et alors, pendant trois cents ans, le peuplé chrétien ne sut pas ce que c'était qu'une Bible.

Plusieurs faux évangiles furent écrits du temps même des Apôtres ; ainsi il y avait l’Evangile de Simon, ceux de Nicodème, de Marie, de Barnabas, de l'enfance de Jésus : tous sces | évangiles étaient répandus parmi le peuple, et le peuple ignorait quel était le véritable Evan-

gile; il ne savait pas comment distinguer l'Evangile inspiré de l'Evangile faux et empoisonné par l'erreur. ‘Les savants eux-mêmes étaient à se disputer pour savoir s’il fallait donner la préférence à l'Evangile de Simon ou à celui de Ma- } thieu ; à l'Evangile de Nicodème ou à celui de Marc; à l'Evangile de Marie ou à celui de Luc;

à l'Evangile de l'enfance de Jésus ou à celui de saint Jean.

Il en était de même des épîtres ; camplusieurs étaient. fausses et.empoissonnées par l'erreur, et pendant plus de trois cents ans le peuple chrétien n’eut aucun moyen de discerner le véritable Evangile d'avec le faux, et par conséquent, le penple chrétien ne pouvait prendre la Bible pour guide, puisqu'il ne savait nas ce qui cons- ! tituait les livres ue la Bible.

Âu yuatrième siècle, le pape de Rome, le chef de toute l'Eglise, le successeur de suint Pierre,

s cents c'était

ts du it l'E- Marie,

1S «Ces

ple, et Evan- 7 l’E-

sonné

ent à:

a préui de Luc ;

ui de

ieurs

reur, à

uple Vérilent,

ible #

OnS- 2

chef à rre,

assembla tous les évêques du monde dans un concile, et alors, dans ce concile,

Il fut décréts que la Bible

| telle‘ qué nous, catholiques, l'avons main-

tenant, est la parole de Dieu ; tandis que les

éVangiles de Simon de Nicodème, de Marie

et de l’enfance de J ésus, ainsi que certaines épitres, étaient faux, ou pour le moins non-authentiques ; qu’il n’y avait aucune preuve de jieur inspiration, et qu’au contraire, les Evangiles de

saint Luc, de saint Mathieu, de saint Marc, de | saint Jean, ainsi que lApocalypse, étaient inspi-

eMa-

rés par Dieu et par le soufle de l'Esprit-Saïnt. Jusqu'à ce temps-là, c’est-à-dire pendant l’espace de plus de trois cents ans, le monde entier

| ne Suê pas ce qui constituait la Bible. Par con-

séquent, on ne pouvait pas ‘prendre la Bible pour guide puisqu'on ne savait pas qu'est-ce qui la constituait.

eût voulu que les hommes apprissent leur religion uniquement par la lecture d’un livre

| aurait-il laissé le monde chrétien pendant trois

cents ans sans ce livre 2. Nor,. bien certainement. “> rte :

Non-seulement le monde chrétien est resté —trois cents ans sans avoir de Bible, mais il a même été quatorze cents ans sans avoir ce livre

SACTÉ. | :

Si notre divin Sauveur |

Car, avant l'invention do l'imprimerie, les Bibles étaient des choses rares et qui coûtaient cher. Ceux qui connaissent tant soit peu l'aistoire savent que l'imprimerie n’a été découverte que dépuis quatre cents ans ou un peu plus, c'est-à-dire vers le milieu du xvèmesiècle, environ cent ans avant qu'il existât des, protestants Sur la terre. Comme je l’ai dit, avant la découverte de l’imprimerie, les livres étaient rares et coütaient cher. Les histoires nous disent que | durant le xrème siècle, c’est-à-dire huit cents I NPm ans avant atjourd'hui, les Bibles étaient si rares || ét si coûteuses, que pour s’en procurer une seule copieil faillait dépenser une fortune,etmêmeune fortune . considérable ; il faillait la moitié de la vie d’un homme pour faire une seule copie de

il fallait tout écrire avec une plume, sur du parchemin, ou peau de mouton ; c'était un travail très dispendieux.

Bible en ce temps-là, supposons qu’un homme dût travailler dix ans pour faire une copie de la Bible, à raison -d’une piastre par jour ; à ce

| Supposons maintenant qu’un homme dût travail- (N ler vingt ans pour copier la Bible ; car les his- | toriens disent qu'il lui aurait fallu ce temps, vu

la Bible. Avant la découverte de l'imprimerie, -

Pour avoir une idée du prix probable d’une

compte, cette Bible aurait valu 3,650 piastres.”

qu'un copiste n'avait pas alors, pour l'aider

Hdans son travail, les facilités que nous arons

| rait monté à près de huit mille pias’res.

nant: Mes bons amis, il faut sauver votre âme ;”

Ranjourd’ hui ; g'ayant le copiste une Diastre par. tour, pendant vingt ans, le prix d’une Bible se-

Supposons qu'on vierine vous dire mainfe-

car sisvous la perdez, tout est perdu.

, —Certainement, il n’y a pas à en douter; maïs | Jque devons-nous faire-pour sauver notre âme ?

Le ministre protestant prenant la parole :

I] faut vous procurer une Bible; vous en trouverez une, à tel magasin sur la rue Notre- Dame, à tel autre sur la rue Saint-Paul. ù

—(Combien pourra me coûter une Bible *

—Huit mille piastres !

Vous vous écrirez alors tout bonnement :— Dieu soit béni! mais ne pourrions-nous pas aller au ciel sans ce livre-là ? |

—Oh ! dirait le ministre, votre âmte ne vaut-

elle pas plus que huit mille piastres ? ?

Oui, sans doute, mais vous diriez que vous n'avez pas d'argent ; et si vous ne pouvez pas vous procurer une Bible, comme votre salut en dépend, d’après les protestants, vous seriez ca damné à. demeurer à la porte du royaume des cieux ; ce. serait, en vérité, une condition ve a

désespératifé à pee 1,400 ans,

Le monde à été laissé sans Bible ; Pas une Fersonne' sur dix mille, pas une même sur Viagt mille n'avait une Bible avant da découverte de l'imprimerie, N otre-Seigneur aurait-il laissé le monde sans ce livre, s’il eût été

nécessaire pour le salut ? Non, bien “ertainement.

. Supposons, pour un moment, que tout le monde eût une Bible ; qu'on eût écrit des Bibles dès le commencement du christianisme; que chacun, homme, femme, enfant, eût une copie de la Bible en sa possession... quel avantage aurait procuré -ce livre à ceux qui ne savaient pas lire ? II serait resté à l'état de mystère pour ces personnes. Même de nos jours, la honne

- moitié du genre humain ne sait pas lire.

Allons plus loin ; comme la Bible était écrite 1 en grec et en*hébreux, la connaissance de ces | langues était nécessaire pour pouvoir la lire.

Mais maintenant, dira-t-on, nous l’avons tra- | duite en français, en anglais et dans toutes les

langues modernes. :

CRE . FAIRE ee AN ie PT e gite É Oui, c’est vrai: mais le protesth {est-il cer-

- tain qu'il a une traduction fidèle@le la Bible ?

S'il n'est pas sûr que sa traduction est fidèle, il n'est pas sûr d’avoir la parole de Dieu. - S'il a

même ant da igneur eût été vertai-

out le Bibles ; que

cople intage

vaient {

e pour honne

écrite

de ces TR

S traes les :

cerible ? | èle, il S'il a

Be grec ni l’hébreux, me dit le protestant.

Best très fausse et remplie d'erreurs.

ine traduction de la Bible fausse, erronée, il ossède l'ouvrage d’un homme, rien de plus.

Sur quoi peut se baser votre certitude ? Comnent reconnaître que, vous avez une traduction idèle du grec et de l’hébreux?—Je ne sais nt Je

n’en rapporte à l'opinion des savants pour la

lraduction de la Bible que j'ai; je me ‘base sur leur décision.

Supposez que ces s£,vants soient divisés dans leurs opinions ; que les uns disent que cette raduction est bonne, que les autres disent qw’elle est fausse ; alors, c'en est fait de votre foi ; vous commencerez à douter, à hésiter, puisque vous ignoreZ si la traduction que vous, possédez est vraie ou fausse.

Quant à ce qui regarde la traduction protes- . tante de la Bible, il faut bien“savoir que les

rotestants les plus érudits disent que la traduction dont ils se servent, celle du roi Jacques, Et les ministres, les prédicants et les évêques protestants ont écrit des volumes entiers pour signaler

toutes les erreurs qui se trouvent dans cette traduction du roi J acques ; et les protestants de 5 ltoutes les sec | ras

ctes sont d'accord là-dessus.

I y. a quelques snnées, il y eut à Saint-Louis, :

paux Loc une réunion æ ministres pro- :

> que testants ; toutes les sectes protestantes avaier on d

été invitées à cette convention, dont Je but étails.;.nt de pourvoir à une nouvelle traduction de 14,.;

Bible. Les délibérations de cette assembléæ ve furent publiées dans le journal appelé Missou ctio Republican. On y voit qu'un ministre presbyS, io térien, se levant, fit valoir la nécessité de publicl MN

4 D Ave une nouvelle «traduction de la Bible, et il dé HAT clara qu’il ne se trouve

1e la Pas moins de trente mille erreurs 1ème &

dans la traduction protestante de la Bible... Sup B Et après cela, les protestants nous disent que la jent le Bible est leur seul guide, leur seul maître! nt-ils Quel maître qui se présente à vous avec érerlh ertains * müie erreurs ! « Dieu nous garde d’un tel maîtri re É pour nous instruire ! Une erreur, c’est déjà trop À Bible. (

mais trente mille, oh! c’est un peu fort ! + P* + Un autre pfédicani, un baptiste, je pense, s@ ‘de. eurs, d

leva dans cette assemblée, et argumentant ei faveur d’une nouvelle traduction de la Bible, il On

dit :

- —Depuis longtemps le monde est privé de I: ;

… parole de Dieu ; car la Bible que nous posst: Be met - dons n’est pas du tont la parole de Dieu. É à Voilà où en sont les ministres protestants.

Ceux qui lisent les journaux $äYent qu'il y a Le quelques années, on présenta une requête aul .

pose) anglais, lui demandant une allocation

> quelques mille louis pour aider à la publicaon d’une nouvelle traduction de la Bible pro- Pstante ; les évêques protestants eux-mêmes, nsi-que les ministres, étaient à la tête du jouvement. Je suppose que cette nouvelle traiction sera enc ‘ un peu plus mauvaise que Ancienne.

avaie ut étai 1 de 1 sem blé Hissou presb

publie t il dé

| Avec tout cela, comment les protestants peunt-ils être sûrs de leur foi? Ils nous disent 1e la Bible est leur guide, et ils ne savent pas ème s’ils ont la Bible.

x... Supposons même, pour un moment, que tous que li jient la Bible... peuvent-ils tous la lire ? en naître Bnt-ils une fidèle traduction ? en outre, sont-ils treniertains de la bien comprendre, dela bien intermaîtr@rèter ? Car l’interprétation individuelle de la à trop Mible (l'interprétation d’un chacun à sa façon) d'est pas infaillible, mais, au contraire, très failible : ‘elle est la source de toutes sortes d’ereurs, d'hérésies et de doctrines blasphématoires,.

se, 0 int el ; blé, il Ongompte maintenant 350

de 1 Sectés ou églises protestantes diverses ;

possé-Æ ee | À - e me trompe, je devrais dire plutôt 852 ; car, il y

ts.

il y e au

ks sectes protestantes à Chicago ; et aujourd’hui, À y a à New-York une femme qui est à en tricot-

SE 2° nouvelle encore. Elle prêche la doctrine

trois ou quatre ans, il s’est formé deux nouvel-

ie

oitui ible,

rèque s Aë acrem

du libre amour. Elle s'efforce de prouver que |, « d’après la Bible, chaque femme a le droit de co | gédier son mari sans retour, et de s’unir à un autr homme qu'elle aime, et que de même chaqu!

k homme peut renvoyer sa femme, si cela lui plaît et en prendre une autre ; et le lendemain encore

Qi. si ses inclinations sont changées.rejeter sa secon Le ? | . de femme et faire ‘an nouveau cnoix, et ainsi d AS

. suite. De sorte que, d’après ce nouveau docteu ue

: en tablier, la Bible permettrait à un homme d ulen Changer de femme chaque jour de l’année. 7

! Je dis donc maintenant. qu’il y a 352 sectes ot NL | églises protestantes diverses’; et chacuné d'elles? Me

| | affirme qu’elle suit les enséignements de la Cep Bible. Je suppose qu’elles soient toutes sincèÆec c res : sont-elles toutes des religions vraies ? Non, Le & c'est impossible. “La vérité est #ne comme Dieul°Mmm est wn ; ilne peut y voir de contradictions dansk —E la vérité pas plus qu’en Dieu. Tout hommelfté ba jouissant de son bon sens voit bien que toutes —J' ces sectes ne peuvent être dans la vérité, puis 1CoTre qu’elles sont toutes différentes et se contredisen| id entre elles. étais | + Les protestauis lisent que celui-là a Re vérité

- qui lit sa Bible avec droiture et piété ; mais ils disent tous qu’ils la lisent ainsi

Voici un ministre épiscopalien : :

à. e il est sincère don et pieux: il litsa Bible avec®o

ver que “de cor in autr chaqui ui plai encore a secon ainsi de docteu mme de 2e, ectes ou 8 d'elles s de |:

s sincè s? Non, ne Die ns dans homme \ toutes 6, puis

édiken

a vérité mais ils

ble avec

oiture et piété, et d’après les paroles de Ja ible, il dit :

—Ilest clé et évident qu'il nous faut des èques ; car pas d’évèques, point de prêtres ; 1s de p“êtres, noint de sacrements, et pas de icrements, pat léglise,

Le presbytérien est un homme sincère et droit : lit sa Bible également avec droiture et en conut qu’il ne doit pas y avoir d’évêques, mais bulement des prêtres.

—J'ai la Bible pour moi, de l'é piscopalien.

—J'ai la Bible pour moi qui vous convainc e mensonge, dit à son tour le presbytérien.

Cependant tous deux sont pieux et agissent | vec des intentions droites.

Le baptiste se présente aussi : C'est encore un omme droit, honnête-et pieux. - —Eh bien, dit ce baptiste, avez-vous jamais é baptisé ?

.— Je l'ai été, dit l’épiscopalien, lorsque j'étais icore petit enfant.

— Je l'ai été aussi, dit le presbytérien, lorsque étais petit enfant.

—Mais, dit le baptiste, vous avez été baptisé

hrist, vous n'êtes pas baptisé du tout.

Et le ‘baptiste apporte les paroles de la Bible

jour le Prouver.

ar aspersion, vous n'êtes pas du tout baptisé ; vous ne descendez dans la rivière, comme le ce

opte 94

—ÿi Ÿous ne vous faites pas baptiser de no veau, continue-t-il, vous allez tous en enfer aus! vrai que jé vis.

Ensuite entre un wnitaire, homme droit, ho nète et sincère. #

—Permettez-moi de dire, conmence l'anitair, que vous êtes de malheureux idolâtres ; vor adorez un homme comme Dieu, et il n iéèt pal

Dieu du tout.

Et il apporte plusieurs textes de la Bible pot le prouver, tandis que les aütres se boucher

les oreilles pour ne pas entendre les blasphèmel

de l’unitaire.

Tous ces messieurs Sc dus qu'ils ont pou eux le vrai sens de la Bible.

Cinquième entrée: c’est un méfhodiste :

—Mes. amis, dit-il, avez-vous uen reli

gion ?

Sans doute, répondent les aütres, nous avonk

une religion.

—Avez-vous jamais jenti cette religion, conti

nue le méthodiste, c’est-à-dire l'esprit agissan

au dedans de vous ?

—Abeurdité !. disent les autrés protestants

nous sommes guidés par la raison et le juge ment:

—Bien, ajoute le méthodiste, si vous n’ave - jamais senti la religion en vous, vous n’en ave

FT

de not fer aus!

pit, hor + unitaire 8: vo est p:

ble pou ouche sphème

nf pot

ue reli AS % VON

, conti igissan!

prenez pas la parole de Dieu !.

d'enfer ; | effrayer les vieilles femmes et les petits enfants;

stants |

| jamais eue, et vous irez dans l'enfer pour toute l'éternité.

Après cela arrive l’universaliste qui, entendant

ces gens discuter et se menacer du feu éternel, leur dit :

— Vous êtes de drôles de gens ; vous ne com- Il n’y a pas

c'est là une de ces idées bonnes’ pour

et il prouve cela, lui aussi, par 13 Bible Après Vient le Quaker

qui recommande à tous de ne pas se quereller pour rien, et il les étonne en leur disant qu'ils n'ont pas à s'inquiéter du baptême, que c’est : inutile, Il est le plus sincère des hommes, et il

apporte la Bible pour prouver son assertion.

Un autre’et présente et dit :

—Baptisez les hommes mais laissez les femmes de côté ; car la Bible dit : “ Si l’omme ne renaît dans l’eau et le Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le royaume des cieux.” Ainsi, continue-t-il, les femmes ont taut ce qu’il leur faut : baptisez seulement les hommes:

Paraît un #rembleur (shaker), qui d°: :

—Vous êtes bien présomptueux, oui, vous .

Ne savez-vous pas |

Le la Bible vous avertit d'opérer vof:o salut 2 :

êtes des présomptueux !

avec crainte et tremblement, et cependant vous ne tremblez pas du tout. Mes frères, si vous

voulez aller au ciel, tremblez, mes frères trrrrem-

blez.

Je “iens de nommer sept ou huit sectes dif] érentes les unes des autres, interprétant la Bible chacune à sa manière ; et nous voyons quels

sont les fruits de l'interprétation individuelle. B

Que serait-ce donc si nous repassions les 352

sectes diverses, ayant toute la Bible pour guide à

et cependant | Différant toutes les unes des autres !

Sont-elles toutes vraies ces 352 sectes ? L'une £

dit qu'il y a un enfer, l’autre dit qu'il n’y en

a pas: toutes deux ont-elles raison? L'une dit 8 qe l'exp

- que Jésus-Christ est Dieu, l’autre dit qu’il n’est pas Dieu ; l’une dit qu'il faut qu'il y ait des évêques, l’autre dit qu’il n’en faut pas ; l’une dit que le baptême est nécessaire, l’autre dit qu'il ne l’est pes. Sont-elles toutes dans le vrai ? C’est impossible.

Qui donc a raison ?

—Ceux-là, dira-t-on, qui ont le vrai sens de la Bible. Maïs la Bible ne dit pas quels sont

«ceux-là : la Bible r,° tranche pas la difficulté | La Bible n’explique rien là-dessus. La Bible | | est un bon livre. Les catholiques savent que | la Bible est la parole de Dieu, c'est le langage

com

n'est

mais

tituti shing tut1o!

pas d

Btituti

supré donn à tou exCeT Tout SIons seul, qui « mom

t vous vous rrrem-

>s dif- Bible quels

luelle.

es 202

guide à

comme de la constitution d’un pays.

in'est pas laissé libre de l’entendre à sa manière, mais il y a des tribunaux qui sont établis pour à l'expliquer.

de l'inspiration ; mais l’explication que vous

donnez de la Bible n’est pas le langage de l’ins-

piration ; votre manière de comprendre la Bible n’est pas inspirée, car assurément vous ne prétendez pas être inspiré ?

L'Eglise catholique enseigne que la Bible

est le Livre de Dieu, et que Dieu a établi une autorit argée d’en donner la véritable explication,

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