‹ Conférences du Révérend Père Damen, S.J. [microforme]Chapitre 3 sur 21 · en est de la Bible comme d’un code de lois, Chacun · texte numérisé non relu

en est de la Bible comme d’un code de lois, Chacun

Voyons ce qui en est pour la constitution des Etats-Unis. Lorsque George Washington et ses compagnons ont écrit la constitution et la loi suprême des Etats-Unis, ils n'ont

pas dit au peuple : que chacun explique la cons-.

titution et la loi suprême. Il a établi un tribunal suprême, un juge suprême ayant mission de donner la véritable explication de la constitution

à tous les habitants des Etats-Unis, à tous sans nn

exception depuis le Président jusqu'au mendiant.

Tout le monde est obligé de passer par les déci-

sions de ce tribunal suprême, et c'est cela, cela seul, qui entretient l'union parmile peuple et. qui conserve l’unité des Etats-Unis. Dès le moment ps le peuple serait libre d'intérprée

Maintenant donc, quel est l’enseignement de l'Eglise sur ce sujet ?

la constitution chacun à sa manière, dès ce m

ment l’unité cesserait. Il en est ainsi pour todfleme gouvernement. En Canada, en Angleterre @'enf partout ailleurs, il y a une constitution, un trie d bunal suprême, un juge suprême de cette const — tution; et ce tribunal suprême est chargé dément donner la vraie explication de la constitution en di de la loi. En tout pays bien organisé, il dollr'éco en être ainsi ; il doit se trouver un tribunal slim Pi

prème, un juge suprême, et tout le peuple elcout tenu de passer par ses décisions ; sans cellft ce] aucun gouvernement ne pourrait se soutenir. Monc,

Il en est ainsi même parmi les tribus sadft il « vages. Comment sont-elles unies ensembleS Les

C'est parce qu’elles ont un chef qui est leu —1 dictateur. 4 2h Or, notre divin Sauveur a aussi établi n Bi

Un tribunal suprême, un Juge suprême . +".

; lucem

pour nous donner la véritable explication des 4 Saintes Ecritures, pour nous faire connaître açon. Véritable révélation et nous enseigner la vérité Ain ble doctrine de Notre-Seigneur Jésus-Chrid, me Le Fils du Dieu vivant nous a assuré, il nous uent * donné sa parole que ce tribunal suprême « nage

infaillible, lorsqu'il a dit qu'il serait avec l'Egli ë tous les jours jusqu'à la fin du monde (a) ; af “t E Jours jusqu’à la fin du mon el l'Esprit de vérité demeurerait avec elle éterndl « Sai (a) Saint Matthieu, xxvrr, 20. Ë & pr

à (+) sat

ès ce m : 4e pour todiement (b) ; qu'elle ne serait jamais vainete par leterre @'enfer(c). Et, par conséquent, le vrai catholique h, un trie doute jamais, |

te const —Je crois, dit le catholique, d'après l’enseigne- hargé ment de l'Eglise, parce que Dieu me l’a ordonné tution Sn disant : écoutez l'Eglise : et gi quelqu'un 6, il doh'écoute pas l'Eglise, qu’il soit regardé comme bunal sm païen et un publicain (d). Celui qui vous ‘uple ecoute m'écoute, a dit Jésus-Christ à ses Apôtres, ans celt celui qui vous méprise me méprise (2). Ainsi atenir. Bonc, le catholique croit parce que Dieu a parlé : bus sat il croit sur l'autorité de Dieu.

semble Les protestants diront :

est letl — Nous croyons à la Bible.

| —Très bien ; mais comment comprenez-vous Ï a Bible ?

—Au meilleur de mon opinion et de mon

4e Jugement ; je pense, dira le protestant, que le

tion déens du texte doit être entendu de telle ou telle

naître açon. -

à Vérit Ainsi le protestant n’est pas sûr, mais il juge

S-ChriSu meil’eur de son opinion. Sa foi, par consé-

: DOVSuent, n’est pas divine : elle repose sur le témoime ef

nage de l’homme, ,

l'Egli

ia Et pouriant, c’est par la foi divine seule que

éternek «) Saint Jean, xiv, 16,17. Pare + pers. E (:) Saint Matthieu, xvr, 18. à

A + (4) Saint Matthieu, xyrr, 17.

. NM Saint Luc, x, 16.

M. du | ‘ nous rendons gloire à Dieu ; c’est par elle seule que nous adorons sa sagesse infini, sa véracité 1 infinie, et cette adoration et ce culte sont néces- 1] saires au salut.

| + J'ai donc prouvé que la Bible interprétée, | . jugée par la raison individuelle ne peut pas | être la règle de foi, et qu’au lieu de régler La

foi des protestants, elle les a divisés en ao cen-

| taines de sectes.

le seulx véracité t néces-

D. II rprétée, | “a

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