SERMON PRÈCHÉ A L'IMMACULÉE CONCEPTION, NEW-YORK
Afin qüe vous sachiez que le fils de
l’homme a sur Ia terre le pouvoit … 4 de remettre les péchés, Jésus dit F alors au paralytique : levez-vous, "A emportez votre lit et allez dans votre maison.
(Saint-Marnieu, ch, IX, V, 6.)
La confession est probablement l’article de nos croyances le plus faussement représenté et celui pour lequel nous sommes le plus Combien de fois
n'avez-Vous pas entendu affirmer, par les minis- a tres de l'Evangile, quelquefois dans les Sabbath
Schools, quelquefois dans les livres, où nous som- 59 ds
mes indignement calomniés et diffamés, que Æ une pour obtenir le »ardon de leurs péchés, les Æ calo catholiques n'ont pas autre chose à faire que Æ gne d'aller les dire à un prêtre, et qu'ensuite ils Æ rap peuvent recommencer à pécher comme de plus juge bel ; d’autres ont été jusqu'à- dire que nous, Æ et
catholiques, nous avons à payer pour obtenir le Æ Estpardon de nos péchés ; et un certain ministre ou Æ de c prédicant anglais s’est aventuré à donner la liste Æ ren des différents prix pour lesquels les péchés sont M faus pardonnés dans l'Uglise catholique. Il dit qu’un à que catholique qui s’est rendu coupable du meurtre Æ Pou de son père ou de sa mère, et qui veut obtenir Æ mé le pardon de son péché, doit payer un louis à trin sterling, c’est-à-dire, cinq piastres ; s’il . s'est ranC rendu coupable d’adultère, la moitié de cette Æ pécl
somme ; quand il est coupable de fornication, Æ les c'est le même prix, soit deux piastres et demie ; Æ un : et quand il a levé le coude jusqu’au point de se Æ com soûler comme une grive, vingt-cinq centins Æ alla: suffisent. gi péel
Maintenant, mes chers catholiques, vous qui ce
allez à confesse depuis votre enfance, et qui Æ °?% n'avez jamais payé un sou pour obtenir le pardon a * de vos péchés, dites-moi ce qu’il faut penser. dég
de ces hommes qui prêchent ainsi l'Evangile. | Q Que dire d’une religion qui cherche à renverser :
, que s, les e que te ils > plus
nous, nir le tre ou a liste s sont qu’un surtre tenir louis . s'est cette tion, mie ; de se ntins
rrsire.
s qui qui
rdon !
nser. |
igile. | erser |
une autre religion par la diffamation et la calomnie ? Est-ce là ce que Dieu nous enseigne ? Est là la doctrine chrétienne ? Je m’en
“rapporte à votre bon sens, au bon sens et”au
jugement de ceux qui ne sont pas catholiques et qui ont entendu répéter ces calomnies.
Est-ce là l'esprit de Dieu, l'esprit de charité, que de chercher, par toutes les calomnies po :ibles, à renverser une société de chrétiens, en représentant faussement !l.urs doctrines ? Pourquoi n'attaquent-ils pas les doctrines réelles de l'Eglise ? Pourquoi les trouvons-nous toujours dans le même sentier de la calomnie, attaquant des doctrines dont ils ne connaissent rjen ? Leur ignorance le montre assez clairément. Croire que les péchés peuvent être pardonnés pour de l'argent! les catholiques abhorrent cette idée. Ce serait … un des plus grands sacrilèges qui puissent se commettre au jugement de l'Eglise. Si un prêtre allait accepter de l'argent pour pardonner les péchés, suivant les lois de l'Eglise catholique, ce prêtre ne pourrait plus exercer les fonctions sacerdotales. D'ailleurs, je défie qui que ce soit
de citer un exemple dace fait. Ce prêtre serait
dégradé pour la vie. ù Quelle est donc
La doctrine catholique au sujet de la confession ?
L'Eglise catholique enseigne qu'aucun péché ne peut être pardonné sans un vrai et sincère repentir de la part du pécheur, pour tous les péchés par lesquels il a offensé Dieu, et sans la ferme résolution d'éviter tous ces péchés à l'avenir.
Demandez à n'importe quel catholique si le prêtre peut lui pardonner ses péchés sans le regret et le repentir de ses fautes ?
Le plus ignorant même des catholiques vous répondra : Non, monsieur, aucun péché ne peut être pardonné sans un vrai et sincère repentir de la part du pécheur.
—Croyez-vous cela, mon cher ami protestant?
——Sans doute, je le crois, répond-il.
—ÆEh bien, c’est là la doctrine catholique:
> L'Eglise catholique enseigne, de plus, que les péchés ne peuvent être pardonnés, même si nous avons un sincère regret de les avoir commis, à moins que nous soyons en même temps pleinement déterminés à commencer une nouvelle vie
et bien résolus de faire notre possible pour évi-
ter ces péchés à l’avenir.- —Mon cher ami protestant, avez-vous quelque - objection contre cette doctrine ?
—Non, monsieur, c'est là pcinen mon opinion.
ion ?
péché ncère is les ans la hés à
si le ns le
vous
peut entir
tant?
iquee les nous ais, à einee vie
évi-
Ique
mon
| a beaucoup de vos prédicants qui vous tiennent
D pas un homme ?
—Très bien, alors vous voyez qu’en cela vous êtes catholique, sans le savoir. Vous le voyez, si vous connaissiez la-religion catholique, vous | renonceriez en grand nombre à vos erreurs et vous "A embrasseriez la vérité. Mais le malheur est qu’il y
dans l'erreur ; et ils ne veulent pas vous laisser. connaître la doctrine de l'Eglise catholique, par- 0N ce qu’ils savent que si vous connaissiez les doc. MN trines de l'Eglise catholique, vous deviendriez catholiques, à moins que par quelques considérations humaines, vous ne fussiez empêchés d'embrasser la vérité.
Ainsi la doctrine catholique est celle-ci: lorsqu'un homme a un regret sincère et véritable de ses péchés, avec la ferme résolution de faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter ces péchés à l’avenir ; et quand, avec ces dispositions, il confesse ses péchés à un prêtre de Dieu, alors le prêtre a le pouvoir de lui pardonner ses péchés au nom de Dieu et par l’autorité de Dieu. ;
— Ainsi, dit mon ami protestant, vous croyez : que les prêtres ont le pouvoir de pardonner les péchés ! Eh bien, je ne croirai jamais cela. … Je ne croirai jamais qu’un homme puisse pardonner les péchés. Est-ce que le prêtre n’est
Sans douté, c’est un homme.
—Eh bien, je ne croirai jamais que le prêtre peut pardonner les péchés.
Mes chers amis protestants, êtes-vous raisonnables dans l’objection que vous faites ? Voyons un peu : Dieu ne peut-il pas donner à un homme le pouvoir de pardonner les péchés en son nom
* et par son autorité, s’il le veut ? Qu avez-vous
à dire à cela ?
—Sans doute, dit mon ami protestant, Dieu peut tout faire ; Dieu est tout puissant. Si Dieu veut donner un tel pouvoir à l’homme, il peut le faire ; car qui péut l’en empêcher ?
—Eh bien, je vais vous prouver maintenant que Dieu a donné ce pouvoir à l’homme.
—Non, monsieur, vous ne pouvez jamais prouver cela, me répond mon ami protestant.
—Oui, je vais vous prouver que Dieu a donné à l’homme un tel pouvoir, et je vais vous le
prouver par la Bible. C’est le livre que vous}
aimez, n'est-ce pas, mes chers amis protestants. C’est le livre de Dieu pour lequel, nous catho: liques, nous avons un très grand respect, et c’est par ce même livre que je vais vous prouver que
* Dieu a donné à l’homme le pouvoir de remettre les péchés,
+ Nous lisons au chapitre IX de saint Mathieu,
| q'ie
Seig en
et i son dan par prêt peul
leu ains péch
mar le fi mai Ch:
est Sal cer dai sac la au all au
que, dans une ‘rconstance, on apporta à Notre- > prêtre Seigneur un. paralytique. Notre bon Sauveur, en voyant le malade, fut ému de compassion raison- et il dit: Mon fils, ayez confiance, vos péthés vous Voyons sont remis. Et les scribes et les pharisiens enten: homme dant le Sauveur dire: “ vos péchés vous sont on nom pardonnés,” murmura:ent-entre eux, et disaient ez-vous] précisément comme nos amis protestants : “ qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu ! ” LA , .
Dieu Maïs le Christ, lisant les secrètes pensées de … a Dieu Lur esprit, leur dit : ‘“ Pourquoi murmurez-vous il peut ainsi ? Car, lequel est le plus aisé de dire ‘“ vos péchés vous sont pardonnés, ou, prenez vatre lit et tenant chez ? ” Or ajouta-t-il, afin que vous sachiez que ii le fils de l'homme ”’—(il ne dit pas le fils de Dieu, JR2SS mais le fils de l'homme—vous savez que le ant, Christ est Dieu et Homme tout ensemble—il LR est Dieu de toute éternité, égal au Père et au ous le
Saint-Esprit, et il se fit homme il y a dix-huit … cent soixante et dix-neuf ans, quand il na ait dans une étable à Bethléem)—afin que vous sachiez que le fils de l’homme “ a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés,” s'adressant alors au paralytique : “ prenez, lui dit-il, votre lit et allez à votre maison,” et le paralytique fut guéri;
aussitôt et il prit son lit et s’en alla à sa maison.
> vous Stants.
cathot c’est, er que
ttre
thicu,
jou ve e pre Delgn
Ici, notre divin Sauveur fit un —-iracle pou prouver que, même comme homme, il avait le pouvoir de remettre les péchés:
ecevr Qu C’ét le la Dieu,
Au chapitre xx, de l'Evangile de saint Jean, Notre Seigneur dit : “ {out pouvoir m'a été donné au ciel et sur la lerre, c’est pourquoi comme mon Père m'a envoyé je vous envoie de méme.” Comme mon Père m'a revêtu de tout pouvoir, moi aussi, je vous revêts de tout pouvoir, et alors - soufllant sr:r eux (les Apôtres), il dit : “ Recevez le Saint-Esprit. Les péchés Seront pardonnés à ‘ceux à qui vous les pardonnerez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez.”
eur explic orsq
‘Les
Maintenant, mes chers amis bibliques, vous qui dites que la Bible est votre guide et votre REst-ce . maître, je vous demande, au nom de Dieu, de Mlertai vous dépouiller de tous vos préjugés, de toutes pas d vos idées préconçues et d'étudier la Bible avec pas sincérité ei bonne foi, en présence de Dieu, MQuan
d'étudier les paroles de Jésus-Christ. par do Qu'est-ce que le Christ voulait dire quand il { il 1
. dit à ses Apôtres, en soufllant sur eux, “ Recevez péch le Saint-Esprit.” Qu'est-ce que le Saint-Esprit? # - Le Saint-Esprit est la troisième personne de d'égli l'adorable Trinité. ‘“ Recevez le Saint-Esprit,” fus
c'est-à-dire, “ Recevez le pouvoir de Dieu,” car le am
Saint-Esprit, dans les Saintes Ecritures, se met
le pou ivait le
t Jean, 6 donné me mon Jomme r, moi t alors ecevez inés à retenus
, Vous Votre
>u, de 1
outes !
avec !
Dieu,
nd il cevez | Drit ?
e de !
rit,” ar le met
jouvent pour le pouvoir de Dieu, com.ue dans e premier chapitre des Actes des Apôtres où Notre
Peigneur dit : “ Encore quelques jours et vous
ecevrez le pouvoir dz Dieu.”
Quel était ce pouvoir de Dieu ?
C'était la réception du Saint-Esprit au jour le la Pentecôte. ‘“ Recevez donc le pouvoir de Dieu, et ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ,ils eur seront pardonnés”” N'est-ce pas clair et explicite ? Que voulait dire Notre Seigneur orsqu'’il disait :
‘Les péchés seront pardonnés à coux à qui vous les pardonnerez ”
Est-ce qu'il voulait dire ce qu'il disait? très kertainement.
Pas de duplicité en Jésus-Christ.
Il n’y a pas de détour, il n’y a Il ne disait pas une chose, voulant dire une autre chose.
Quand il a dit à ses Apôtres : “ Les péchés seront
pardonnés à ceux à qui vous les pardonnerez,” illeur a donné le pouvoir de pardonner les péchés.
| Il y a quelques années, j'étais pasteur de … Bléglise St François-Xavier, à Saint-Louis, je
fus un jour appelé auprès d’une dame malade.
Quand j'arrivai à la maison, je" trouvai, avec la dame, un docteur protestant, Je priai le docteur
de me laisser seul quelques instants avec lteuc malade, ce qu'il fit Pendant ce temps-là j'enfeont tendis la confession de la dame et lui administraiBvoula les sacrements de l'Eglise, dernières consolations N J du chrétien mourant. Ayant terminé, je dis ail docteur qu'il pouvait entrer ; mais le docteu était yankee et 7ous savez que les yankees sontk curieux, ils aiment à savoir le court et le long de tout. Aussi le docteur me dit:
peu d d'y ré —J
main —Qu'est-ce que voue venez de faire là ?
—Bien, docteur, lui dis-je, votre question est impertinente, mais comme je sais ce à quoi vous Le tendez, je vais vous répondre: je viens d’entenqtan
dre la confession de cette dame. prom UE, k ; de se —/Ainsi, : : dit le docteur, vous prétendez | ; parlei pardonner !es péchés, n'est-ce pas ?
liques —Oui, docteur, je le prétends. 11 lui L de . D u —Bien, monsivur, continua-t-il, c'est un pou: FR . vainc voir très extraordinaire.
. ñ : : BR Prena —Oui, monsieur, c’est comme vous le dites ; L ivre mais est-ce que vous ne croyez pas à ce on Vol: docteur ? EE de D
__ —Non, oh! non, monsieur, je ne crois pas à
ces absurdités ? Tr —Alors, docteur, qu'est-ce que notre di çin ii Port Sauveur voulait dire, lorsque soufflant sur ses Res .. Apôtres, il leur dit : “ Recevez le Saint-Esprit ©
avec lCeuc à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur là J'enfeont pardonnés' Qu'est-ce que Jésus-Christ inistrayoulait dire alors ?
lationg —J'avouerai, dit-il 1 ti t un EL : , , que la question es ke “beu dure! | KL @ h —Oui, docteur, voulez-vous avoir la bonté le long d'y répondre ? | R —Je ne suis pas préparé, dit-il, à répondre è maintenant. Mais je vous reverrai.
cd —$'il vous plaît docteur. venez me voir.
oivousM Le docteur était un homme sincère et honnête; ’enten quand il fut arrivé chez lui, il.se rapnela la promesse qu'il m'avait faite de me revoir. Afin tend 5° familiariser avec le sujet dont il devait parler avec moi, il se procura des livres catholiques pour étudier la question de la confession. . x bon Il lut les livres avec soin et il finit par se convaincre que la confession est d’origine divine. de Prenant goût à ces études, il se procura d'autres ir livres catholiques et finalement il comprit que . BlEglise catholique est la seule véritable Eglise pes À | de Dieu. ù ___ Æ Trois semaines après on venait frapper à ma divin D porte.
ur ses —Entrez !
Esprit:
C'était le docteur.
us
£ “ ER A Sn gs ner a 2 M dé 5, ©
« 2 arte 2 Bd de
Te