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reconnaissance des droits de Dieu. Pourquoi? Parce que le roi qui commande au nom de Dieu est un homme qui obéit, et parce que le peuple obéit alors, non pas à un homme, mais à Dieu.
Lorsque les rois de France commençaient leurs ordonnances par ces mots: ‘Louis par la grâce de Dieu ” (et non par la volonté du suffrage universel), ‘roi des Français...” et continuaient en ces termes : ‘‘Souhaiïitant avec ardeur servir Celui de qui nous tenons et le royaume et l’existence, nous désirons pour l’honneur de Celui qui a donné le comble de l'honneur, etc., etc., etc., ”...ils n’invoquaient ni leur souveraineté propre ni leurs propres intérêts, mais la souveraineté et les intérêts de Dieu. Avant de commander ils protestaient de leur désir de servir, et c'est pourquoi quelques-uns d’eux s’appelaient les lieutenants de Jésus-Christ.
Rois et peuples se confondaient ainsi dans la sujétion commune à un pouvoir supérieur. Devant la suprême royauté de Jésus-Christ, ils étaient également sujets, avec cette seule différence que les rois avaient plus de devoirs et une responsabilité infiniment plus grande.
Et si nous appliquons cette théorie de l’autorité royale à toutes les autres autorités, la paix et l’harmonie régneront à tous les degrés de l’échelle sociale, Si Dieu couronne toutes les hiérarchies qui compo: sent la société, si l’organisation sociale est telle que la religion soit la base de tous les pouvoirs, et si les
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ordres du roi au sujet, du père à l’enfant, du maître au serviteur, du patron à l’ouvrier, sont revêtus du prestige divin, l’obéissance sera facile, et l’antago. nisme social disparaîtra.
Il deviendrait fastidieux de développer longuement cette démonstration qui n’est pas seulement évidente aux yeux de la raison, mais qui est enseignée par l'Eglise et confirmée par les enseignements de J’histoire universelle.
On ne pourrait peut-être pas citer un seul peuple qui ne se soit pas, au moins dans la plus grande partie de son existence, placé sous la protection de la divinité, et qui ne se soit pas réfugié dans les bras de la religion au jour des grands périls.
Toujours les temples ont été les vraies forteresses de l'Etat, et les pontifes, les sentinelles avancées de la nation. Le foyer sans autel, la cité sans église, l'Etat sans Dieu ne sauraient constituer une patrie, pas plus que le corps sans âme ne peut être un homme! Aussi, les plus glorieuses nations de l'antiquité païenne n’ont-elles jamais séparé ces deux grandes choses : religion et patrie. Ce double amour seul pouvait nourrir leur patriotisme, et les faire parvenir à leurs hautes destinées. Et quand on demandait aux citoyens romains pourquoi ils se sacrifiaient sur le champ de bataille, ils répondaient : pro aris et focis, pour l’autel et le foyer. Le foyer et l’autel, telle était la formule de leur patriotisme, et les rois et les consuls de Rome
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auraient cédé une partie de leur ville plutôt qu’un temple de Jupiter.
Dans cette conduite des païens, quelle leçon n’y a-t-il pas pour les nations chrétiennes qui ont reçu le dépôt sacré de la vérité, auxquelles Jésus-Christ prêche sans cesse l’union indissoluble du spirituel et du temporel, de l'Eglise et de l'Etat, qui cependant s’efforcent constamment d'effectuer entre les deux pouvoirs, une séparation qui serait fatale à l’une et à l’autre!
Messieurs, c’est la grande erreur dis temps modernes de vouloir séparer l’humanité de Dieu. Il se fait aujourd’hui dans le monde une lutte à mort entre le verbe humain et le Verbe divin, et si l’impiété moderne pouvait soudainement, par un violent coup d'Etat, supprimer l’élément divin, elle le ferait, Ne le pouvant pas, elle morcelle pour ainsi dire l’existence humaine et travaille à la soustraire en détail au joug de Dieu. Elle fait à l'individu une vie privée et une vie publique, et elle lui dit: ta vie privée peut être soumise à certaines croyances religieuses, mais ta vie publique ne l’est pas. Or, comme les sociétés n’ont pas de vie privée, elle les déclare par là même absolument indépendantes de Dieu. Et par une suite de raisonnements de ce genre elle affranchit de toute sujétion religieuse la politique, la morale publique, la loi, la science et l’art.
Er ‘in mot, les peuples modernes n’ont pas l’ambition de construire une tour de Babel pour escalader le ciel comme les descendants de Caïn ; non, ils n’ont
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