Oa nomme houyô
[huyou) ou sihô
{sihou) les daimyô vassaux d’un kokouchou ou d’un lozama.
d’autre moyen de se soustraire à Texécution d’un ordre contraire à sa conscience; il devient alors un
rônin 'âA [7'aunin]^ comme le devient aussi le
samourahi chassé du clan^ ou celui qui a quitté le fief pour tout autre motif. Rien n’empêche qu’un seigneur renonce à son fief ; mais la renonciation a été fréquente de la part des simples samourahi. Le fief enfin retourne au suzerain par la mort du titu* laire sans héritier.
Juridiquement, le fief est institué par le suzerain pour récompenser les services rendus ou à rendre par le vassal; en fait l’origine d’un grand nombre de seigneuries est conforme à la théorie. D’autres fiefs, peut-être aussi nombreux, sont sortis de l’usurpation sur les droits d’un possesseur ou d’un propriétaire légitime; mais dès que l’usurpateur a obtenu l’investiture, son domaine est devenu fief. Il n’est pas un daimyô qui ne se considère comme vassal de l’Empereur. Les devoirs du vassal envers le suzerain sontsemblables en tous cas, sans distinction de degré hiérarchique ; toutefois le chôgoun étant à la fois vassal de l’Empereur et lieutenantgénéral de l’Empereur dans tout TEmpire, il en résulte pour lui et pour les plus grands daimyô une situation particulière.
CONFÉRENCES AU MUSÉE GUIMET
Les devoirs des vassaux sont les suivants :
lo Service à la guerre. Le chef de famille sert en personne et avec ses fils ; il amène ses serviteurs, comme porteurs d’armure, de lance, d’arc, palefreniers, archers, porte-fanions, etc. ; il fournit les chevaux et l’armement. Les vassaux des Tokougawa doivent, à l’époque deIhéyasouS cinq cavaliers par mille kokou de revenu. Une loi de 1649 donne une formule nouvelle et plus précise : le vassal de deux cents kokou doit cinq hommes (1 combattant, 1 porte - armure, 1 porte-lance, 1 valet de cheval, 1 conducteur pour le cheval de charge); une liste est dressée, portant jusqu’au vassal de cent mille kokou, qui doit 2.155 hommes. Une loi de 1861 exige seulement un combattant par cinq cents kokou, trois par mille kokou, dix par chaque trois mille kokou dépassant le premier millier;
2® Service d’escorte, fait par le chef de famille avec ses fils et ses serviteurs; le nombre d’hommes requis est beaucoup moindre que pour le service de guerre. Les vassaux des Tokougawa doivent ce service principalement à l’occasion des voyages du chôgoim à Nikkwô pour visiter les tombes de ses