Cent Lois, loi
4. L’usage de remettre des otages à un suzerain ou à un allié était fréquent au xvi® siècle; il a été rendu obligatoire en
LES CLANS JAPONAIS SOUS LES TOKOüGAWA 43
pouvoir, mais son autorité n’est obéie strictement que près de ses garnisons ; plus on s’éloigne de Edo, plus l’esprit d'’indépendance et de particularisme apparaît. Le bakou-hou ne peut supprimer la féodalité des tozama, il n’en a même pas kidée. L’Empereur a renoncé à exercer l’autorité, mais il reste le maître suprême du chôgoun comme des tozama. Ihéyasou a demandé sa sanction pour la nouvelle distribution des territoires (1600). Si le chôgoun nomme aux fonctions sur ses domaines,
seul l’Empereur décerne le titre de kami 'vJ" {kami) et les charges impériales La suprématie impériale est explicitement reconnue dans les Dix-huit Lois et dans les Cent Lois^; elle résulte des missions impériales envoyées à Edo, des titres décernés et de la cérémonie d’investitu-
re, sengé P (senge) renouvelée pour chaque
chôgoun. L’Empereur est le suzerain suprême, « tout le pays appartient à l’Empereur ® » . De là, l’égalité fondamentale de tous les vassaux directs, du chôgoun et des tozama.