‹ Conférences faites au Musée Guimet en 1903-1904Chapitre 2 sur 27 · Souvent désigné d’un surnonci : Éi-ô · texte numérisé non relu

Souvent désigné d’un surnonci : Éi-ô

(Eiou).

CONFÉRENCES AU MUSÉE GUIMET

rées de prix; tous les ans, il consacre environ trois mois à se rendre en personne à Osaka

(Ohosaka) et à Édo pour conclure des marchés et régler les questions commerciales de la seigneurie. 11 peut ainsi non seulement constituer une

réserve importante gardée dans le hôzô R ^ {hauzau) sous le sceau du seigneur; il fait face aussi à des dépenses pour les travaux publics (creusement des fleuves et des ports, construction de routes et de ponts), pour l’armement (substitution de compagnies de fusiliers aux anciennes unités, fabrication de fusils et de canons, établissement d’arsenaux et de forteresses, nouveaux règlements pour le recrutement, pour le transport des vivres et munitions), pour les transports mari- I times (construction de jonques, établissement de voyages réguliers entre les différents ports de la

seigneurie, les îles Ryoukyou 5^ ^ (Riitkiu) et les centres commerciaux du Japon).

àinsi, sans aucune intervention extérieure, le seigneur avec ses ministres règle sa politique, mo- j difie le système financier, militaire, crée une marine, entre en rapports commerciaux avec d’autres seigneuries.

Quelques années plus tard, Nariaki ^ ^ , {Nariaki) l’un des successeurs de Sigétaka (1851- 1858) procède aussi librement à ses réformes qui complètent les précédentes. Ses bateaux à vapeur sont les premiers construits au Japon; ses côtes sont garnies de torpilles, ses frontières défendues par la cavalerie qu’il crée. 11 donne une attention soutenue à Tinstruction publique, fonde des écoles dans les districts, renouvelle les règles du Zôsi-

kwan [Zaïisikiiwan)^ la principale école

de sa capitale : il en bannit les amplifications littéraires, y prescrit l’étude intelligente de la morale et de l’histoire chinoises, de l’histoire et des lois nationales, des sciences européennes.

Fréquemment sous les Tokougawa, les seigneurs fondent des écoles, remanient leurs finances, réforment le système économique de leurs domaines; les émissions de papier-monnaie, les emprunts aux grands marchands de Édo et d’Osaka sont innombrables.

Le bakou-hou mu [bakii-hu)y gouvernement du chôgoim, n’intervient dans les seigneuries qu’en cas de dissensions : il agit alors comme autorité supérieure, donne des ordres et est obéi. Nariaki

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^ flS (Nariakï) \ seigneur de Mito ^ ^

en 1842, fait fondre en canons les cloches des temples, exerce les troupes, change le mode de location des terres domaniales, modifie les lois sur les prêts d’argent; le bakou-hou le laisse agir. Mais un parti s’organise à Mito, accuse le seigneur :

le bakou-hou met celui-ci aux arrêts, kinsin . [kinün\ et lui donne son fils Yosiatsou

(Yosiatu) pour successeur (1844). A la fin de 1849, une question de succession éventuelle trouble le Satsouma, cause des harakiri, des bannissements : le bakou-hou prescrit au seigneur Narioki

pouvoir à son fils ainé Nariaki, héritier désigné (début de 1851). Le bakou-hou apparaît ainsi comme pouvoir régulateur^ ; mais jusqu’à désap-

promulgués en août-septembre 1615, art. 6 : « En toute province, si un château doit être réparé, avis en doit être donné à l’autorité supérieure. En outre la construction d’un château neuf est sévèrement interdite ». La défense, répétée dans les

jR- [Nariwoki) de se retirer et de remettre le

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