‹ Conférences familières sur l'Église et les sacrements [microforme]Chapitre 13 sur 53 · LE IL · texte numérisé non relu

LE IL

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voyez donc que ce n'est point dans ces doctrines différentes que se trouve la vérité, Ah! mes Frèrès, il n’y a qu’une seule vraie Eglise de Dieu fondée par Jésus- Christ et ses Apôtres, et continuée par leurs légitimes Successeurs, Elle se trouve dans l'Eglise catholique, apostolique et romaine, Tous ceux qui sont séparés de cette Eglise ressemblent à autaut de branches sèches séparées de l'arbre qui leur à donné la vie.

Restez attachés à notre foi, instruisez-vous à fond de ces vérités et de ses enseignements, et plus vous serez instruits, plus vous l'aimerez cette Eglise de Dieu, plus Vous comprendrez qu’elle n’a jamais enseigné l'erreur et qu’elle ne peut! l'enseigner, La connaissance approfondie de ges dogmes, l’observance parfaite de ses lois, l’accomplissement entier de vos devoirs de bons chrétiens, d'excellents catholiques, d’honnêtes citoyens, feront votre bonheur ici-bas et votre félicité dans l'éternité bienheureuo, :

La présence réelle. —Le saint sacrifice de la messe.—La commu. nion sous ‘es deux espèces. —La messe en latin.

Allez donc, enseignez tous les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et da Saint-Esprit : leur enseignant à garder toutes et chacune des choses que je vous ai confiées,

(Sr Marre. xxvurr 19 gr 12.)

Je vous ai prouvé dans ma dernière conférence que les minisires protestants n'avaient reçu aucune mis- ‘sion divine d’instruire, c’est-à-dire de prêcher la parole de Dieu ; car pour enseigner les nations, pour les baptiser et leur ordonner de garder chacune des choses que notre divin Sauveur a commandées, il faut une mission spéciale des Apôtres ou de leurs légitimes successeurs, mission procédant de la même autorité divine,

Les ministres protestants ne tiennent leur mission que des fondateurs du protestantisme qui sont Luther, Calvin et Henri VIII. Ce n’est pas à ces pères du protestantisme, ni à leurs successeurs, que Notre-Seigneur a dit: « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint- Esprit : leur enseignant à garder toutes et chacune des choses que je vous ai confiées” « Et voilà que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la Consommation des siècles,” ‘

Notre-Seigneur ordonne donc par ces paroles à ses Apôtres de conserver £es dogmes, d'observer ses préceptes, de recevoir ses sacréments et de maintenir sa hiérarchie,

94 CONFÉKENCES SUR L'ÉGLISE

Il leur donne l’ordre de garder toutes et chacune des choses qu’il leur à enseignées sans exceptions, ni dimipution; l'œuvre est parfaite, la main de lhorame n’a pas le droit de la dénaturer. C’est la condamnation de quiconque prétend s’attribuer la liberté de faire un choix dans la doctrine, dans les commandements ‘ou les institutions de notre divin Sauveur,

C’est à ses Apôtres seuls et à leurs légitimes successeurs que Notre-Seigrour donne l’ordre de prêcher sa doctrine, de la répandre, d'en Ctablir la croyance et la pratique par toute la terre, leur confie le riche patrimoine qu'il est venu apporter au monde,

Je vous parlerai aujourd’hui, Mes Frères, de certains dogmes de notre foi catholique et de quelques pratiques religieuses, que nos frères séparés dans la foi nient et ridiculisent :

Nos frères séparés dans la foi nient la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie,

Je vais vous prouver qu’ils sont dans l'erreur,

La veille de sa mort, dans le cénacle, entouré de ses Apôtres, après le repas du soir, Notre-Seigneur Jésus- Carist prit du pain dans ses mains saintes et vénérables et, levant les yeux vers le ciel, rendit grâces à Dieu son Père Tout-Puissant, bénit ce pain, le partagez et le donna ‘à ses apôtres en leur disant “ Prenez et mangez, ceci est mon corps, ” Puis, prenant le calice, il rendit grâce, et il le leur donna, en disant: « Buvezen tous, car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliauce, qui sera répandu pour plusieurs pour la rémission des péchés.” (SAINT MATTE., XxXVI, 26, 27 et 28).

“ Toutes les fois que vous ferez ceci, faites-le en mémoire de moi, ” (SAINT Luc, XXII, 19).

Voilà l'institution divine du plus grand des sacrements, du sacrement d'amour, du sacrement de l’Eucharistie,

Nous catholiques, nous croyons fermement que ce sacrement contient réellement et en vérité le corps, le sang, l’âme et la divinité de Notre-Seigneur Jésus- Christ sous les apparences du pain et du vin; c’est-àdire qu'après les raroles de la consécration qui se disent à la sainte messe, le pain et le vin sont changés réellement au corps, au sang, À l'âme et À la divinité de Notre- Seigneur Jésus-Christ, et qu'anrès ces paroles, il ne reste plus que les apparences du pain et du vin,

Nous catholiques, nous croyons cette vérité plus fermement que si nous voyions de nos yeux ce grand mystère, parce que les yeux du corps peuvent nous tromper, mais la parole d’un Dieu ne peut nous tromper,

Notre foi est-elle raisonnable ? Oui, certainement,

L'opinion de nos frères séparés touchant ce sacrement est-elle admissible ? Non.

Voyons plutôt,

Dans la dernière scène, Jésus-Christ prit du pain, le bénit, le rompit et le donna à ses apôtres, en disant : “ Prenez et mangez ; ceci rst mon corps” IL prit ensuite une coupe remplie de vin, le bénit et dit à ses mêmes apôtres : “ Prenez et buvez ; ceci ext mon sang.” Notre-Seigneur pouvait-il s’exprimer plus clairement, je vous le demande ?

Les protestants, en niant la présence réelle de J. ésus- Christ dans le acrement de l’Eucharistie, prétendent

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que ces paroles de Notre-Seigueur veulent dire : ceci ect la figure ou l’image de mon corps, ceci est la figure de mon sang,

J'en appelle à votre raison, au “imple bon sens, Je prends un livre et je le donne à un ami. Je dis à cet ami: Prenez-le, ceci est mon livre, Viendra-t-il à l’idée de cet ami de me dire : non ; ceci n’est pas votre livre, mais la figure ou l'image de votre livre ? Evidemment non, à moins qu’il n'ait perdu complètement l’usage de la raison,

Je passe dans la rue avec un autre ami et je lui dis : voilà une belle maison. Mais cet ami de me répondre : non; ce n’est que l’image ou la figure d’une belle maison. Celui qui tiendrait un tel langage serait certainement accusé d’un dérangement complet du cerveau; cependant c’est à peu près le langage de beaucoup de nc3 frères séparés dans la foi.

iVotre-Feigneur dit clairement: ceci est mon corps, ceci est mon sang. Voilà des paroles précises et bien claires. Les protestents disent, eux: ceci est la figure ou l’image de mon Corps, ceci est la figure ou l'image de mon sang!

À-t-on jamais vu une pareille audace ?. I] n’y a certainement pas de vérité plus clairement exprimée dans les saintes. Ecritures que celle-ci, et éependant on compte parmi les protestants plus de deux cents interprétations différentes sur ce seul texte de nos Livres Saints, ,

Pourquoi ces deux cents interprétations différentes sur ce même texte de nos livres inspirés ?

C’est parce que chaque protestant a droit d’inter-

préter la Bible comme il le veut, ou plutôt comme il le peut, :

L'Eucharistie est un vrai sacrement, parce qu’elle réunit toutes les qualités nécessaires à un sacrement : le signe sensible, qui consiste dans les apparences du pain et du vin; l'institution de Jésus-Christ, dans la dernière cène ; la promesse de la grâce, renfermée dans plusieurs textes de l’Ecriture et spécialement dans ces paroles de saint Jeen, chap. VI, vers. 52: « Gi quelqu'un mange de ce paic, il vivra éternellement.”

Voici en quels termes cette grande promesse est rapportée au sixième chapitre de l'évangile selon saint Jean: “ Je suis le pain de vie. Vos pères ont mangé “la manne dans le désert, et ils sont morts, Mais voici “ le pain qui est descendu du ciel, afin que celui qui en “ mange ne meure point, Je suis le pain vivant qui est “ descendu du ciel, Si quelqu'un mange de ce pain, il “vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c’est “ ma chair, que je dois donner pour la vie du monde”

Plusieurs de ceux qui entendirent ce discours du Sauveur en furent scandalisés, absolument comme le sont nos frères séparés dans la foi ; ils sont scandalisés et nous traitent d'idolâtres, parce que nous adorons Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la sainte Eucharistie,

“ Les Juifs disputaient donc entre eux, et disaient : “ Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair À “manger ?”

“ Sur quoi, Jésus ajouta : En vérité, en vérité, je “vous le dis: Si vous ne mangez la chair du Fils “ de l’homme et ne buvez son Sang, Vous n'aurez point “la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit

“ mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressuscite. “rai au dernier jour, Car ma chair est vraiment nour. “ riture, et mon Sang est vraiment breuvage, Celui qui “ mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et “ moi en lui, Comme le Père, qui m'a envoyé, est “ vivant, et comme moi je vis par le Père ; de même, “ celui qui me mangé vivra aussi par moi” Il dit ces “ choses dans la SYnagogue, enseignant à Capharnaüm, “ Plusieurs de ces disciples, les ayant entendues, dirent : “ Cette parole est dure, et qui la peut écouter? Mais “ Jésus, sachant en soi-même que ses disciples mur- “ muraient, leur dit: Cela vous scandalise? Et si vous

“ vous voyez le Fils de l’homme montant où il était “auparavant? C’est lesprit qui vivifie, la chair ne sert “ de rien : les paroles que je vous ai dites sont esprit

“et vie. Maisilyena quelques-uns parmi vous qui

“ne croient point, Car Jésus savait, dès le commence.

“ ment, quels étaient les non croyants, De ce moment- “là, plusieurs de ses disciples s'éloignèrent et n’allè-

“rent plus aveclui”

Par ces paroles de N otre-Seigneur, les Juifs compri. rent donc que le Sauveur parlait de sa chair Véritable et non de sa chair en figure ; non d’une manducation per la foi, mais d’une manducation réelle, N otre- Seigneur, loin de les détromper, insiste en employant des expressions claires et énergiques, afin qu'aucun doute ne puisse demeurer sur le vrai sens de ses paroles. Est-il rien de plus clair que ces expressions ? Rien de plus éloigné de toute ambiguité? Tout ne doit-il pas nous porter à les entendre dans la plus exacte simplicité ? C’est un père qui parle à ses enfants,

un Dien dont la puissance est infinie et qui ne peut être arrêté par aucun obstacle,

Ceci est mon corps, dit-il, ceci est le calice de mon sang. C’est le Verbe éternel qui, par uu acte de sa volonté, a tiré l'univers du néant ; c'est la vérité môme dans laquelle il ne peut se trouver aucun mélange de fausseté ni de mensonge ; c'est un père mourant qui, sur le point C'être immolé sur la croix pour ses propres enfants, épanche son cœur par les expressions de l'amour le plus tendre,

On nous dira : Mais la raison de l’homme n’est pas capable de comprendre ce mystère,

Parce que l’homme n’est pas capable de comprendre .une vérité, s’ensuit-il qu’il doive la rejeter ? N'y a-t-il pas dans la nature mille et mille my-tères que l’homme ne comprend pas, et que cependant il est forcé, malgré lui, admettre ? Ainsi comment expliquer la lumière du soleil qui nous éclaire ?

Comment expliquer cette multitude d'astres qui roulent au-dessus de nos têtes avec tant d'harmonie ?

Comment expliquer que cette planète qui nous porte, qu'on appelle terre, se tient dans l'espace, tournant autour du soleil qui nous éclaire, et en même temps, tournant sur elle-même ?

Comment comprendre que le grain de blé confié à la terre servira de nourriture à l’homme ; que cette nourriture se changera en son sang et lui donnera les forces nécessaires pour vaquer à ses occupations ?

Ce sont autant de vérités que l’homme ne comprend pas, et que, cependant, il est obligé d'admettre,

Nos frères séparés dans la foi nous disent que cette

vérité de la présence réelle est trop difficile à croire, Mais quoi ! ils croient bien, n’est-ce pas, qu'il yaen Dieu trois personnes, que ces trois personnes sont égales entre elles, que le Fils a été engendré du Père de toute éternité, que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, de toute éternité aussi ?

Voilà une vérité qui est plus difficile à comprendre que la présence réelle de Jésus-Christ dans l’'Eucharistie, Cependant, la plupart de nos frères séparés croient à cette vérité-là.

Vous dites que la présence réelle est trop difficile à croire, ;

Mais vous croyez bien qu'un Dieu s’est fait homme que ce Dieu-homme est mort sur la croix pour le salut du genre humain,

Est-il donc plus difficile à un Dieu de demeurer caché sous les espèces sacramentelles, et cela par amour pour l’homme, que de se faire homme et de mourir par amour pour lui sur une croix ?

Ces deux vérités ne sont pas plus difficiles à croire, l’une que l’autre,

Nos frères séparés dans la foi s'appuient souvent sur les Epîtres de saint Paul. Eh bien! voyons ce que dit l’Apôtre des nations à ce sujet, dans sa première Epître aux Coritithiens, chapitre XI, v. 27, 28 et 29: « Or,

‘quiconque mangera ce pain et boira la coupe du “ Seigneur indignement, sera coupable du corps et du “sang du Seigneur. Que l'homme donc s’éprouve “soi-même, et qu'après cela il mange de ce pain et “ boive de cette coupe. Car celui qui en mange et en “ boit indignement, mange et boit sa propre condamna-

“tion, ne faisant pas le discernement du corps du “ Seigneur.”

Saint Paul ne dit point : “ Quiconque mange ou boit i-lignement le pain et le vin consacrés, mange et boit indignement l’image ou la figure du corps de Jésus- Christ ; mais il dit clairement qu'il se rend coupable du corps et du sang de Notre-Seigneur.

Pour nous catholiques, nous croyons avec toute l'Eglise universelle, avec plus de deux cent vingt-cinq millions d'hommes, à la présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie, Cette vérité nous est assez clairement démontrée dans les Saintes Ecritures pour que notre foi soit inébranlable.

Ou voit les prédicants protestants faire publiquement une hideuse peinture des païens qui étaient assez stupides pour adorer du bois, de la pierre et des animaux, Puis, avec un air de grande compassion, ils ajoutent : Vous savez tous qu'il est bien démontré dans la Bible que dans la sainte Cène on ne reçoit que du pain, Eh bien ! le croiriez-vous ? Non, c’est incroyable, nous avons encore de ces païens stupides et aveugles, insensés et idolâtres qui adorent du pain : ce soni les catholiques romains.

Voilà le langage que quelques-uns de nos frères séparés tiennent sur notre compte,

Il y avait quinze cents ans que l'Eglise catholique croyait ce qu’elle croit encore aujourd’hui : ja présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, —Jorsque les protestants sont venus nier cette vérité fondamentale de notre foi,

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CONFÉPENCES SUR L'ÉGLISE

Il y avait quinze cents ans que la messe se disait, comme elle se dit aujourd'hui dans l'Eglise catholique, lorsque le protestantisme a rejeté ce dogme de notre foi,

La messe est l'offrande du corps et du sang de Jésus- Christ faite à Dieu par le prêtre,

Voilà ce que notre foi nous enseigne,

Nos frères séparés prétendent que le sacrifice de la messe est inutile, parce que N otre-Seigneur par sa mort sur la croix & satisfait Pour tous nos péchés, Sans doute que Notre-Seigneur par sa mort a racheté l’homme de l'enfer auquel il avait été condamné par la désobéis. sance de nos premiers parents, Mais on ne peut pas conclure de ]à que le sacrifice de la messe nous serait appliqué inutilement, ni que l’homme n'a plus rien à faire pour sa propre sanctification, Car alors il faudrait rejeter le baptême et tous les autres sacrements, ne jemais dire un seul mot de prière, et pourquoi lire la Bible ? Si Notre.Seigneur a tout fait pour nous, nous n'avons donc plus rien à faire ?

Jésus-Christ lui-même est l’auteur de la messe pour ce qu’il y a d’essentiel, et l'Eglise y a mis les acces-: soires, qui consistent dans les cérémonies qui accompagnent le sacrifice du Corps et du sang de Notre- Seigneur, Le prêtre, en offrant le saint sacrifice de la messe, ne fait que continuer le sacrifice de la croix, parce qu’il en a reçu l’ordre formel de J ésus-Christ la veille de sa mort, lorsque notre divin Sauveur donna, dans la Cène, son corps et son sang à ses Apôtres, en leur disant: “ Faites ceci en mémoire de moi,”

Le roi David donne à J ésus-Christ, au psaume 109,

CONYÉRENCES SUR L'ÉGLISE 10"

le titre de * Prêtre éternel selon l'ordre de Melchisé. dech,” parce que notre divin Sauveur devait employer le pain et le vin daus le sacrifice, comme avait fait autrefois Melchisédech,

Le roi prophète l'appelle Prêtre éternel, parce que prêtre, il le sera toujours, et que le sacrifice qu'il a institué, continuera À exister jusqu’à la fin des temps — grâce au sacerdoce catholique !

Le prophète Malachie ne dit-il pas au chapitre premier que “ depuis le lever du soleil jusqu’à son coucher, il sera offert un sacrifi*e pur et sans tache à la majesté du Très-Haut ? ”

Le prophète Jérémie au chapitre Xxx1I1, v, 18, prédit “qu'on ne verra jamais manquer les prêtres, ni les sacrifices.”

Où trouve-t-on l'accomplissement de ces prophéties ? Est-ce chez nos frères : sarés? Non car chez eux il n'y à point de sacerdoce, p. :t de sacrifice !

Sous la loi de Moïse, il y avait quatre sacrifices, l'holocauste, le sacrifice eucharistique, le sacrifice : impé. tratoire, le sacrifice propitiatoire,

Ou offrait des victimes en holocauste, pour recon. naître le suprême domaine de Dieu sur toute créature,

On offrait des sacrifices eucharisiiques, pour remercier Dieu de quelques faveurs considérables qu’on avait reçues,

On faisait le sacrifice impétratoire, pour demander à Dieu quelque grâce importante,

Le sacrifice Propitiatoire était établi pour expier quelque péché et se rendre Dieu propice,

Saint Augustin, en Parlant du sacrifice de la messe,

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dans son dix-septième Livre de la Cité de Dieu, dit : “ Ce sacrifice à été établi pour tenir lieu de tous les sacrifices de l’Ancien Testament.” ’

Saint Irénée dit encore : « Les Apôtres ont reçu ce sacrifice de Jésus-Christ et l'Eglise l’a reçu des Apôtres, et elle l'offre aujourd’hui dans tout le monde, selon la prophétie de Malachie.”

On disait la messe il Y à six cents ans, il y a douze cents ans, il y a dix-neuf cents ans, comme on Ja dit aujourd’hui dans l'Eglise catholique, parce que l'Eglise a reçu la mission d'offrir ce divin sacrifice, de la bouche même de Jésus-Christ, Quand un usage est universellement établi dans l'Eglise et qu’on ne trouve aucun Pape, aucun évêque. aucun concile qui en soit l’auteur, c’est une marque évidente que ce sont les Apôtres qui nous ont enseigné à le pratiquer.

Le sacrifice de la messe est propitiatoire pour les vivants et pour les morts.

Pour les vivants, parce qu’il est offert à Dieu pour leur obtenir le pardon des péchés et la rémission des peines dues au péché,

Pour les morts, en ce qu’il contribue à la rémission des peines temporelles dont ils sont encore redevables à la justice divine,

On prouve ce dogme de notre foi catholique par les paroles de nos Livres Saints : à Ceci est mon sang, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission de leurs péchés.” (Sr Mar. XXIV.) 4

“ Tout grand prêtre est établi de Dieu, afin d'offrir des présents et des victimes pour les péchés des hommes.” (Sr PAUL, v, Epître aux Hébreux),

Le sacrifice de la messe est aussi propitiatoire pour les morts. Les Livres Saints nous disent : “ C’est une pensée sainte et salutaire de prier pour les morts, afin qu'ils soient déliés de leurs péchés.” Et—pour nous servir d’une analogie —ne Voit-on pas dans le douzième chapitre du second livre des Machabées, que Judas Machabée, général d'armée, après une brillante victoire remportée sur les ennemis de sa nation, envoya douze milles dragmes d’argent au temple de Jérusalem, pour faire offrir des’ sacrifices, pour les âmes de ses soldats qui avaient succombé dans le combat ?

Comme nous avons des pontifes et des prêtres, il faut nécessairement qu’ils offrent une victime pour nos péchés, et le sacrifice de la croix et celui de l’autel ne sont qu’un même sacrifice,

Bien que la vertu du sacrifice de la croix ait été infinie en soi, il faut Cependant que cette vertu soit appliquée par certains Moyens, et ces moyens sont les sacrements, la prière, les bonnes œuvres, et surtout le saint sacrifice de la messe, par lequel la vertu du sacrifice de la croix nous est appliquée d’une manière toute parti. culière,

Le saint sacrifice de la messe a été offert pour les morts, comme il est aisé de le Constater par le témoignage des Saints Peres, dès les premiers temps du christianisme,

Tertullien nous dit : “Qu’une femme qui ne fait pas offrir le saint sacrifice de la messe tous les ans pour son mari, le jour de son décès, doit Passer pour avoir fait divorce avec lui,”

Saint Augustin nous dit encore dans son 22ième

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livre de la Cité.de Dieu, chap. 8: ‘“ Qu'un de ses prétres ayant dit la messe dans une maison qui se trouvait . infestée par les esprits malins, on n’y ressentic plus rien de ce moment-là,” ;

Ces citations nous prouvent donc que dès l’origine du christianisme, on offrait le sai nt sacrifice de la messe, comme on l'a toujours fait depuis, et comme on le fait encore de nos jours dans l'Eglise de Jésus-Christ.

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