‹ Conférences familières sur l'Église et les sacrements [microforme]Chapitre 16 sur 53 · UNE · texte numérisé non relu

UNE

ce qui se fait extérieurement, se fait aussi intérieurement sur l'âme, au même instant.

Un sacrement doit être institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ,

“ Allez et enseignez toutes les @ations, et baptisezles au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit ; ” dit Notre-Seigneur à ses Apôtres,

Voici l'institution divine du sacrement de baptême,

L'eau versée sur la tête de la personne baptisve ne purificrait pas son ârñe du péché, si Notre-Seigneur ne l'avait pas ainsi ordonné,

Les anges ne sont pas capables d’instituer un sacrement, pas même la Reine du Ciel, la Sainte- Vierge Marie,

Un sacrement doit produire la grâce dans nos âmes.

Notre-Seigneur nous a mérité ces grâces par ses souffrances, Il en est le msître absolu, et à lui seul appartient de nous imposer les conditions par lesquelles il veut nous conférer ses grâces.

La grâce est un trésor qui appartient à Jésus-Christ, et il nous enseigné qu’il n'y aura de sauvé que celui qui aura été baptisé, “ En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu'un ne renaît de l’eau et de lEsprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.” (SAINT JEAN. ui, 5). En nous purifiant du péché et nous remplissant du Saint-Esprit, le baptême opère en nous une vraie régénération, :

Nous entendrons dire par nos impies modernes :

“ Comment un signe extérieur peut-il produire un effet spirituel ? Nous ne pouvons comprendre comment il se fait qu’en versant de l’eau sur la tête d’une personne, son Âme se trouve purifiée ?

Sans doute que c’est merveilleux, mais ne voyons. nous pas des merveilles correspondantes dans l’ordre , des choses naturelles ? Voici un millionnaire qui prend une feuille de Papier, qui par elle-même ne vaut rien ; il y écrit quelques mots, et Y met sa signature, A l'instant, cette simple feuille de Papier vaut dix mille piastres, parce que celui qui l'a signée a promis de

Payer cette somme à demande.

Maintenant, n'est-il pas plus raisonnable que Notre- Seigneur, qui est le Maître de toutes grâces puisse conci reçoit un sacrement

Eucharistie, la le Mariage.

per Notre-Seigneur Jésusregardé comme un hérétique.

Saint Irénée, évêque de Lyon, qui vivait au second siècle de l’ère chrétienne, a écrit un livre pour défendre la doctrine enseignée par l'Eglise catholique, savoir : qu'il y a sept sacrements, .

Les hérétiques d'alors, comme les Protestants d'aujourd’hui, en admettaient un certain nombre, et rejetaient les autres.

S. S. Pie X Par un récent décret du Saint-Ofice vient de condamner les propositions suivantes comme

.—Les sacrements sont nés de ce que les Apôtres ot leurs successeurs ont in‘erprété une idée, une

Rs HS

intention du Christ, sous l'inspiration et la poussée des circonstances et des événements,

Page 1