C. DE Lai, secrétaire
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DU SIGNE DE LA CROIX La plupart de nos frères séparés dans la foi préten-
dent que nous, catholiques, avons tort de faire le signe de la croix,
Pourtant, le signe de la croix est la marque du chrétien ; aussi de tout temps les chrétiens en ont-ils fait usage pour se distinguer des infidèles,
En effet, le signe de Ja croix est de la plus haute chrétiens le faisaient en toutes distinguer des Païens et se recon-
antiquité, Les premiers circonstances, pour se naître atre eux,
Ils faisaient aussi 1 Pour montrer qu'ils n'avaient pas honte de Jésus-Christ crucifié, pour éloigner les tentatio 8 démons et attirer les bénédictions de leurs actions, «
] saint Basile, répond à une tradition apostolique,”
Les Apôtres avaient con lui-même, ils l'avaient vu leurs mains.
trine ;
parle en ces termes: “ A toutes nos actions, lorsque nous entrons ou sortons, lorsque nous prenons nos habits, lorsque nous allons au logis et en sortant, en nous habillant et en nous chaussant, en nous lavant et en nous mettant à table, le soir en allumant la chandelle, en nous couchant et en nous asseyant, nous imprimons le signe de la croix sur notre bouche, sur nos yeux, sur notre cœur et sur notre front.”
Les chrétiens de la primitive Eglise, en faisant souvent le signe de la croix, agissaient suivant la tradition, ayant reçu cette pieuse pratique des Apôtres mêmes,
Non seulement les chrétiens de la primitive Eglise étaient bien instruits de la doctrine des Apôtres, mais encore ils étaient très fidèles à la mettre en pratique,
On voit la preuve de leur grande sainteté par ces paroles de Tertullien, jetant un défi solennel aux juges, aux prêteurs, aux proconsuls de l'empire romain : “J'en appelle à vos procédures, magistrats. Parmi cette multitude d’accusés qui, chaque jour, paraissent à la barre de vos tribunaux, quel est l’empoisonneur, l'assassin, le sacrilège, le corrupteur, le voleur qui soit chrétien ? C’est des vôtres que regorgent les prisons ; c’est des vôtres que sont peuplées les mines ; c'est des vôtres que s’engraissent les bêtes de lamphithéâtre ; c'est des vôtres que sont formés les troupeaux de gladiateurs. Parmi eux, pas un seul shtrétien, à moins qu'il n’y soit pour le seul crime d’être chrétien.”
Quand des hommes de ce caractère se montrent invariablement fidèles à un usage, il faut en conclure que cet usage est plus important que ne le croient les protestants,
Il se forma, de très bonne heure, en Orient et en
lorsque on8S nos tant, en avant et a chant, nous che, sur
nt souadition, mes, Eglise 8, ais ique, par ces juges, omuin :
Parmi ssent à >JDueur, jui soit risons ; est des héâtre ; de glamoins
ent innclure ent les
et en
CONFÉRENCE SUR LE SIGNE DE LA CROix
Ocvident, des co femmes,
Mmunautés religieuses d'hommes et de
“ Nos pères, les anciens moines historiens, Pratiquaient très fré
en se mettant à table, sur le Pain, sur le vin, sur chaque
mets,”
Saint Basile ne dit-il pas aux chrétiens de son temps : “Faire le signe de la croix sur ceux qui mettent leurs espérances en Jésus-Christ est la première chose qui a lieu parmi nous et la plus connue ” ?
Saint Ambroise dit encore : « Nous devons faire le signe de la croix à chaque action du jour.”
Le signe de la Croix & touj l'Eglise Catholique et elle l'em dans les cérémonies religieuses,
Les siècles passent et avec les siècles les hommes
passent aussi et changent, Lois, modes, langages, habitudes, manières de voir et j
avec le temps, L’'E
ours été en usage dans ploie très fréquemment
glise seule ne change pas, Im-
e possède dans son sein, ce qu'elle enseignait il y a dix-huit cents ans, ello l'en.
seignait pareil]. ment hier, elle l'enseigne aujourd’hui, elle l’enseignera demain et tou jours, jusqu’à la fin des
croix pour guérir les différentes maladies, Saint Cyrille, patriarche de Jérusalem, et saint Jean Chrysostôme, patriarche de Constantinople, nous assurent positivement que le signe de la croix continuait à leur époque, comme au temps de leurs ancêtres, de guérir les maladies et la morsure des bêtes féroces.
Le savant Théodoret raconte de sa mère ce qui suit : “ Ma mère avait à l'œil un mal qui défiait toutes les ressources de la médecine, On avait feuilleté tous les volumes, interrogé tous les vieux auteurs, aucun ne donnait le remède applicable au mal présent. Nous en étions là, lorsqu'une amie de ma mère vint la voir. Elle lui parla d’un homme de Dieu, appelé Pierre, lui racontant un miracle opéré par lui, “La femme du gouverneur d'Orient, lui disait-elle, a eu le même mal que vous. Elle s’est adressée à Pierre, qui est de Pergame, et il l’a guérie en priant pour elle et en faisant sur elle le signe de la croix.
“Ma mère ne perd pas un instant, Elle va trouver l’homme de Dieu, se jette à ses pieds et le conjure de la gaérir. “Je ne suis, lui répond-il, qu'un pauvre pécheur, et je suis loin d’avoir auprès de Dieu le pouvoir que vous me supposez.”— “ Ma mère redouble ses prières et ses larmes, protestant qu'elle ne le quitterait pas qu'il ne l'ait guérie,.”
“ Dieu, lui dit-il, est le médecin de ces maux, Il exauce toujours ceux qui croient, Il vous exaucera vous-même, non en vue de mes mérites, mais à cause de votre foi. Si donc vous l'avez sincère, vraie, pure et sans hésitation, laissant de côté les médecins et les médicaments, acceptez le remède que Dieu vous donne. À ces mots, il met la main sur l’œil, fait le signe de
la croix et le mal est gu de nous nous montrent âges, le signe de la croi
en Allemagne qu'en Italie,
furent guéris au moyen du signe de Ja croix par le thaumaturge de Clairvaux.
Seigneur, nous cite
blime : “ Une vertu
les maladies.” L’his.
signe de la croix : elle re-
Couvre aussitôt l'usage de la parole et des jambes, Trois
jours après, elle vient remercier elle-même son bienfaiteur,
Saint Vincent Ferrier, étant dans la ville de Nantes,
que lui est présenté, « Je n'ai ni
t au malade, Mais je prie Notre-
corder la santé du Corps et de
le signe de la croix sur ses mem..
bres. Aussitôt le pauvre homme fut guéri, se leva, ren dit grâce à Dieu et ne ressentit plus rien de son ancien mal. Je pourrais vous citer encore un grand nombre d’autres exemples qui nous prouvent la vertu du signe de la croix.
Si nous avons conservé la foi de nos pères, nous devons faire souvent le signe de la croix, avec respect et dévotion, d'autant plus que les paroles que nous prononçons en le faisant, nous rappellent les trois grands mystères de notre foi : les mystères de la Sainte Trinité, de l’Incarnation et de la Rédemption.
Le mystère de la Sainte Trinité, comme vous le savez, nous rappelle un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. L'Incarnation est le mystère du Fils de Dieu fait homme pour nous, La Rédemption est le mystère du Fils de Dieu mort pour nous. Ces trois grands mystères sont le fondement et la base du christianisme.
Le signe de la croix est donc un acte de religion des plus saints et des plus parfaits, c’est un abrégé com-
plet de la doctrine de J ésus-Christ, attendu que la religion chrétienne n’enseigne rien qui ne soit contenu dans ces trois mystères ou qui ne s’y rapporte,
Le signe de la croix, quand il est fait avec foi, chasse les démons et attire sur nous et nos actions les bénédictions de Dieu.
C’est, disent les théologiens, une prière courte mais très efficace que nous adre sons à Dieu par lès mérites de la passion de Jésus-Christ ; et plus cette prière est faite avec foi, avec piété, plus sont abondantes les grâces et les bénédictions qu’elle nous obtient,
Pourquoi y a-t-il tant de personnes qui en retirent si
peu de fruit? C’est que la plupart le font sans foi et sans dévotion, Un grand nombre le font comme s'ils voulaient chasser les mouches, tant ils le font avec précipitation, ou encore ils font des mouvements de mains qui ne signifient aucun acte de foi, de piété, de religion, Les bons chrétiens ne se contentent pas de faire le signe de la croix, mais encore ils mettent dans leurs maisons l’image de Jésus-Christ crucifié. Autrefois, un catholique se serait fait Un scrupule de ne pas avoir dans sa chambre un crucifix devant lequel il pouvait faire ses prières, Ce pieux usage est encore conservé heureusement dans toutes nos familles chrétiennes,
Le pape Pie IX, par un Bref du 28 juillet 1863, a accordé cinquante jours d’indulgence à tous les fidèles, chaque fois qu'avec un cœur contrit, ils feront sur eux-mêmes le signe de Ja croix, en Prononçant en même temps, en l'honneur de la Très Sainte Trinité, les paroles : “ Au nom du Père, et du Fils et du Saint- Esprit” Le même pape Pie IX, par un Bref du 23 mars 1866, accorde à tous les fidèles qui font sur euxmêmes le signe de la croix a
nonÇçant les paroles du sign d'indulgence pour chaque fois,