PRIVILÈGE
J'adresse au panthéisme Un second reproche, c'est d'ôter à la religion son caractère d'universalité, pour en faire le privilège de quelques-uns aux dépens de tous. Justifier ce reproche est malheureusement chose' trop facile, et il suffit de dire dans ce but que cette doctrine a un double défaut qui l'empêche de devenir jamais populaire; elle est obscure et incertaine.
Obscure constamment, inintelligible souvent, elle
revêt habituellement tes formes d'une discussion abstraite et subtile; elle aborde les mystères, non pour en dicter la solution en peu de mots, comme a droit de le faire une religion qui vient de Dieu, mais pour en soulever timidement les voiles ; elle y répand, non cette clarté éclatante qu'uni révélation divine peut seule produire, mais une djmi-lumière qui ne fournit que des aperçus incomplets ou faux. Dès lors il est irapossible qu'elle entraîne les convictions; elle peut bien, nous ne l'avons que trop démontré, elle peut bien dessécher les âmes, en faisan t tarir dans sa source le fleuve des eaux jaillissantes en vie éternelle; elle peut répandre ainsi une influence de mort; mais donner par ellemême de la vie au corps social, mais se faire accepter partout comme une doctrine simple, claire, précise, mais satisfaire ainsi jusqu'à ces enfants et à ces petits pour qui Jésus est venu révéler les choses de son Père, ah! cela lui est impossible. Où pourrait-elle d'ailleurs puiser son autorité et cette puissance de persuasion nécessaire pour conquérir l'assentiment des masses? Serait-ce dans l'unité de ses vues et dans l'accord de ses partisans?' mais, c'est en ceci surtout qu'elle se montre irrésolue et impuissante. Autant, en effet,. elle compte de chefs, autant de formes différentes qui se combattent avec acharnement; d'accord sur un seul point, la négation de Dieu comme être personnel, distinct des choses créées, n'osant même, pour la plupart, confesser ouvertement ce dogme, ils se divisent sur tout le reste; habiles à démontrer la faiblesse des systèmes de leurs rivaux, ils n'ont aucun moyen de faire prévaloir le leur propre, et se voient contraints à le réserver comme un précieux privilège pour un petit nombre d'adeptes.
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Quel a été , je vous le demande , le succès des sages et des philosophes de la Grèce, Socrate, Platon, Aristote, génies puissants, qui s'essayèrent à sonder les mystères de Dieu , et qui voulurent proposer au monde leurs profondes spéculations? Autant a été grande leur influence au point de vue littéraire, autant elle a été nulle au point de vue religieux. A la première apparition de leurs doctrines, les nations idolâtres s'insurgèrent et crièrent à l'impiété; bien loin de se laisser persuader, les nations menacèrent, persécutèrent môme , et bientôt les philosophes prirent le parti de dissimuler. A côté . de leur enseignement public, ils en eurent un autre réservé à un petit nombre d'initiés. Cet .enseignement mystérieux, c'était leur doctrine sur Dieu et l'univers, c'était le panthéisme. Si plus tard , à l'époque de l'établissement du christianisme , les disciples de la philosophie grecque , serrant leurs rangs , parurent se multiplier et parler haut pour faire face à la religion du Christ, ils n'obtinrent une courte faveur qu'à la condition d'exalter l'imagination , en tombant dans le mysticisme.
C'est aussi là le parti auquel se sont arrêtés les prêtres de l'Inde. Abandonnant les populations à la plus absurde idolâtrie, et présidant à un culte matériel dont les cérémonies ne sont pour eux qu'un moyen d'influence, ils se sont réservé la connaissance des idées mystérieuses dont le culte est le symbole extérieur. A la faveur de ce privilège d'être seuls dépositaires et interprètes de la vérité religieuse , que leurs livres sacrés aujourd'hui bien connus ont démontré n'être qu'une forme du panthéisme, ils ont réussi à s'attirer le monopole du développement intellectuel et
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moral ; ils ont condamné les autres classes de la société à rester éternellement dans un état d'infériorité, et dès lors, la civilisation de ce peuple si favorisé par les dons de la nature, est demeurée entièrement immobile, L'Inde est aujourd'hui , sous le rapport religieux, intellectuel et social, exactement ce qu'elle était, lorsque, vingt-deux siècles avant notre époque, les Grecs y pénétrèrent, exemple remarquable de ce que peut sur l'histoire d'un peuple l'absence d'une pensée religieuse à la fois simple et profonde.
Les panthéistes modernes ont été plus hardis peutêtre que ceux de l'antiquité; ils n'ont point évité le grand jour de la publicité ; mais cela même a fourni une preuve sans réplique de leur impuissance à répandre autour d'eux la*vie religieuse; ils n'ont pu , échapper ni à l'obscurité , ni à la fluctuation des doctrines; et n'offrant au peuple rien de clair ni rien de fixe, il ne leur est resté que la déplorable gloire d'avoir semé le doute sans avoir pu créer la foi.
Voilà donc, 6 sagesse humaine, quels sont tes produits ! Le Christ bénissait son Père de ce qu'il avait révélé aux petits des choses cachées aux savants et aux sages; pour toi, renversant cet ordre sublime, tu offres quelques paroles douteuses à ceux-ci , mais ne donnes rien à ceux-là. — Ne venez pas à la parole de l'homme, vous tous qui êtes affligés et chargés; elle n'a, pour vous consoler, aucune espérance, pour vous soulager elle ne vous offre aucun soutien. — Ne venez pas à elle, petits et faibles de ce monde, qui vous croyez grands devant Dieu, parce qu'il vous a donné une âme dont le prix est immense ; elle vous refuse le droit de prétendre tous aux bienfaits de la religion , et de puiser aux sources d'eaux vives. — Ne venez pas à
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elle, vous qui trouvez dans la prière tant et de si douces bénédictions; elle met à une distance inabordable le Dieu que vous invoquez , elle lui refuse des oreilles pour entendre vos supplications , et du pouvoir pour exaucer vos vœux. — Ne venez pas à elle , pécheurs inquiets qui gémissez sur vos misères, et qui vous sentez pressés de crier à l'Éternel : Seigneur, délivre-nota dumalt Elle s'épuise en vains systèmes pour expliquer le mal , mais elle ne vous apporte pas la délivrance. — Ne venez pas à elle, âmes simples et débonnaires, qui pensez être accueillies , prévenues même parla religion, qui vous réjouissez de vous approcher de votre Dieu, parce que vous espérez le voir s'approcher de vous , qui vous sentez heureuses d'être avec tous les frères sous les yeux de celui qui ne -fait point acception de personnes. — Hautaine et dédaigneuse, elle vous refuse la participation à ses mystères; ses sacrements ne vous Bont pas offerts ; elle vous laissera peut-être vous égarer et porter des hommages aux pieds de vaines idoles, pensant ainsi satisfaire vos inquiétudes; mais elle ne vous donnera rien de plus , peu soucieuse que des yeux clairvoyants viennent mettre à nu son impuissance. — Allez donc, allez à l'Évangile, qui met en vos mains avec abondance tout ce que refuse la sagesse humaine; et vous, chrétiens, qui, réunis en paix dans le sanctuaire , jouissez de tous les bieus spirituels sans entraves et sans qu'il vous en soit rien dérobé, bénissez le Christ qui vous a apporté un si grand salut , et prenez garde , ah ! prenez garde de le négliger ou de le perdre !
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§ 111. Le panthéisme sapant les bases de la aeligion.
Je reproche, enfin , au panthéisme d'enlever à la religion toute base positive, et de ne lui laisser ainsi aucun moyen de persuasion, aucun moyen d'action sur les peuples.
Les bases d'une religion, ce sont d'abord ses dogmes; ce sont ensuite les faits historiques qui ont amené son établissement, faits qui doivent être miraculeux, s'il s'agit d'une religion véritablement divine. Or, le panthéisme efface les uns et nie les autres.
Que le panthéisme soit incompatible avec des solutions précises des hautes questions religieuses, c'est ce qui résulte suffisamment de ce que j'ai établi dans tout le cours de cette conférence. Dieu, l'âme, la création, la Providence, le salut cessent pour lui d'être des vérités nettes, mais se fondent et s'évaporent en stériles abstractions, ne laissant dans l'esprit qu'obscurité et doute. Je ne reviendrais pas en conséquence sur ce sujet, si, par une bizarre anomalie, le panthéisme n'avait pas essayé de se donner les apparences d'une doctrine forte et profonde. Les panthéistes de nos jours prétendent par exemple, non seulement retrouver dans leurs spéculations les dogmes principaux du christianisme, mais ils affectent d'y puiser les doctrines qu'enseigne l'orthodoxie la plus prononcée; ils trouvent en Dieu la Trinité ; en l'homme, la chute, la corruption et le péché originel ; ils ont un Christ et une rédemption. A les entendre, vous les supposeriez ardents disciples de Jésus; il n'en est rien. Ils n'empruntent à la théologie chrétienne que ses mots, mais en eu dénaturant complètement le sens; ils définissent à leur gré, ils
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ajoutent et ils retranchent; ils se font ainsi une religion qui affecte un air de parenté avec l'Évangile, quoiqu'elle le falsifie sur tous les points. Lime serait facile de justifier mes allégations par de nombreuses citations; je pourrais ouvrir au hasard les écrivains panthéistes de l'Allemagne ou de la France, et par leurs propres paroles, condamner l'abus immoral qu'ils savent faire de termes empruntés au vocabulaire chrétien. Le temps presse, et je m'en abstiens; mais je conjure les vrais amis de l'Évangile de -repousser avec défiance d'aussi dangereuses avances ; qu'ils ne se laissent point éblouir par une ressemblance . purement verbale; qu'allant au fond des choses, ils reconnaissent l'abîme ouvert entre les doctrines chrétiennes et les doctrines rationalistes; que les partisans de certains dogmes controversés n'acceptent à aucun prix le perfide' secours qui semble leur être offert; les premiers, ils auraient plus tard à déplorer leur imprudence.
Il suffit d'ailleurs, pour détourner de cette voie, de voir ce que deviennent les faits évangéliques sous l'action dissolvante de'ces docteurs nouveaux; c'est là une pierre de touche à laquelle on peut éprouver leur or. Si pour eux le christianisme est divin, s'ils désirent surtout sincèrement en assurer l'influence auprès des nations, ils rendront hommage à ces œuvres miraculeuses auxquelles le Sauveur en appelait lui-même pourquel'on crût en lui. Si, au contraire, ils aspirent à substituer une doctrine à cette doctrine, s'ils croient la raison humaine capable de faire plus et de faire mieux, ils se hâlerontde repousser ces preuves irrésistibles de l'intervention divine, ils en nieront la réalité, ou hasarderont de les expliquer par des écarts de l'imagination. Or, c'est à ce dernier parti qu'Us se sont tous
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rangés, les uns faisant de Jésus un simple homme, à qui toutefois ils accordent le premier- rang parmi les sages, reléguant au rang des légendes fabuleuses les récits qui nous ont été transmis, sur les miracles opérés à sa naissance, pendant sa vie, à la fin de sa vie; les autres vont jusqu'à contester l'existence historique du Christ , ils font de son histoire entière une allégorie, un mythe, un poème où d'ingénieux auteurs ont tenté de personnifier quelques idées abstraites afin deles mettre à la portée du peuple. Vous savez comment les habitants d'un canton de la Suisse renommé par ses lumières, se sont émus à l'apparition au milieu d'eux de ces bizarres systèmes, et se sont ouvertement refusés à voir l'enseignement du christianisme confié à celui-là même qui en reniait le fondateur; c'était l'instinct d'une nation éclairée qui comprend parfaitement qu'elle n'a rien à attendre d'une doctrine reposant sur. le sable mouvant des opinions humaines, mais qui veut une religion appuyée sur le fondement seul solide de l'intervention divine.
Vous aussi vous repousserez l'importation de ces théories vaines et creuses, vous comprendrez que la religion,, ce puissant moyen de civilisation et de moralité, quand elle unît les hommes entre eux, et quand elle les unit tous à leur Dieu, n'en est plus une, si on lui enlève ses dogmes, ses miracles et ses cérémonies ; vous consentirez encore moins avoir se renouveler au milieu de vous les scandales de la Grèce et de l'Inde, où les sages et les prêtres laissaient au peuple une religion superstitieuse, se réservant de n'en rien croire pour ee plonger à loisir dans d'orgueilleuses spéculations. Disciples heureux d'uue religion qui est la même pour tous, d'une religion nette et positive dans ses enseigrte-
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ments, d'une religion claire dans' ses exigences, d'une religion enfin qui a su allier parfaitement l'adoration en esprit et en vérité avec les formes d'un culte visible, vous vous garderez de tout ce qui pourrait compromettre de si précieux avantages. Honorés de porter le nom du Christ, devant ce nom, vous n'hésiterez pas à fléchir le genou avec tout ce qui est au ciel et sur la terre. N'est-il pas vrai, en effet, que ce nom est le seul qui ait été donné aux hommes par lequel ils puissent être sauvés? Où est l'homme, où est le prophète, où est la religion qui ne doive s'humilier devant ce nom, et reconnaître en Christ l'auteur du salut pour les individus et pour les peuples? L'homme veut connaître son Dieu, et Christ lui annonce que ce Dieu est le même qui au commencement créa l'univers par sa parole, qui toujours lé conserve, qui déjà s'est révélé au monde par Moïse et les prophètes. — L'homme veut connaître sa destinée future, et Christ la lui dévoile, mettant en évidence la vie et l'immortalité, déclarant que sur cette terre rien n'est accompli; mais que, dans la nouvelle terre seulement, le but de l'existence peut être atteint. — L'homme veut être délivré du joug du péché, des tourments du remords, des terreurs d'une justice vengeresse d'autant plus effrayante qu'elle est plus mystérieuse; Christ veut être lui-même son libérateur, il s'offre en sacrifice, lui innocent, pour les coupables, lui qui n'a point connu le péché, pour ceux qui en sont tout couverts, et il pardonne les péchés sous la condition de larepentance et de la sanctification.
Ainsi, le Christ a publié dans l'univers la doctrine de Dieu, la doctrine de l'âme, la doctrine de la rédemption; il n'a laissé sur aucun de ces points rien qui puisse fournir prétexte au doute; les choses, il ne les
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a cachées à personne, mais il a ordonné que toutes les nations, toutes sans exception, fussent instruites dans sa parole; les esprits qu'il a éclairés, les âmes qu'il a rachetées s'élèvent et s'élèveront toujours en témoignage du salut qu'il leur a procuré.
A des religions, à des cérémonies impures, il a fait succéder une doctrine sublime, un culte spirituel ; le sacrifice de l'Agneau sans tache a remplacé pour toujours les sacrifices sanglants, les expiations illusoires par lesquels le pécheur s'efforçait d'apaiser la justice du ciel ; de simples et saintes cérémonies ont fait cesser les démonstrations superstitieuses et souvent immorales que de pauvres humains multipliaient sur les autels de leurs prétendues divinités. A des cœurs abattus par l'erreur et par le doute Christ a rendu le courage nécessaire pour accomplir l'œuvre de la vie, qui est celle de la sanctification et du devoir. Le découragement peut naître à la vue des difficultés dont cette œuvre est semée; mais il se change en désespoir si l'on ignore quel doit être le résultat final de son travail. Si l'on ne sait à qui l'on doit rendre compte, si Ton tremble de rencontrer un juge impitoyable ; que faut-il donc pour pouvoir avancer avec courage dans la carrière? Il faut être assuré qu'au terme de cette carrière on trouvera le repos de l'âme et un juge apaisé; il faut être assuré que pendant le trajet ou sera aidé, soutenu, accompagné par ce juge lui-même; il faut être convaincu que l'on est aimé de lui, et qu'il veut avant tout la conversion et la vie du pécheur. Or, cette certitude, Jésus nous l'a donnée à tous par ses enseignements et par sa mort; désormais, à personne il n'est permis d'ignorer que son travail ne restera pas sans récompense auprès du Seigneur. N'est-ce pas là
le salut^ et ne comprenei-vous pas quels fruits il doit porter, dès le séjour de cette terre ?
Enfin, à des vues essentiellement bornées et mondaines Christ a substitué des vues élevées et célestes, en tournant l'attention de chacun vers la vie à venir, comme étant le vrai but de l'existence; ce monde de l'intelligence, ce monde de l'esprit que tant de sages ont cherché à comprendre et qu'ils n'ont point vu, Christ nous l'a révélé à tous, et nous l'a proposé comme renfermant le prix de la conquête; dès à présent, nous devons donc nous y préparer en purifiant notre cœur, en dépouillant le vieil homme, en nous nettoyant de toute souillure. Préparons-nous, non par une vaine et mystique contemplation, non par d'inutiles macérations, mais par une pensée sainte et une vie active ; ce sera là le témoignage le plus certain que nous sommes pleins de gratitude pour le bienfait d'une religion rraie et pure qui nous a été donnée par Jésus, pleins de courage pour accepter son joug et faire sa volonté.
/ Que les philosophes et les sages s'efforcent d'épuiser les ressources de la raison humaine, et de mettre en lumière tout ce qu'elle peut produire; ces tentatives sont nobles; nous y applaudissons et les suivons avec un vif intérêt; mais nous tenons à ce qu'on sache quelles limites elles n'ont jamais pu dépasser; nous tenons à ce qu'on n'attende d'elles rien qui soit absolument certain dans les questions religieuses, rien qui soit acceptable par tous sans exception, rien qui offre la conciliation tant et tant désirée d'une vie spirituelle et d'une vie active. Ce sont deB biens que Jésus a procurés au monde, ne les lui laissons pas dérober; efforçons-nous au contraire d'avancer son règne en prouvant, par
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notre propre exempte, qae ce règne est seul capable de procurer aux hommes la paix que tous réclament, ta paix du cœur pour les individus, et aussi la paix des nations et des états.
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