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AYANT RESPIRÉ

INSUFFLÉS

Poumons profondément situés dans la cavité thoracique, affaissés, appliqués contre la gouttière costovertébrale.

Poumons dilatés, remplissant la cavité thoracique.

Portions restées à l’état fœtal.

Masqués par le thymus et le cœur.

Couvrant en partie le cœur et le thymus.

Id.

Surface lisse; lobules à peine dessinés.

Structure lobulaire distincte.

Id.

Coloration d’un rouge foncé, lie de vin, uniforme.

Coloration d’un rose pâle, avec marbrures plus foncées.

Coloration d’un blanc mat.

A la coupe :

Tissu compact, homogène.

A la coupe :

Structure vésiculeuse apparente.

Id.

Pas de crépitation.

Crépitation très-manifeste.

Crépitation faible.

Issue d’un liquide rosé à une pression forte, mais sans bulles de gaz.

A une pression faible : issue d’un liquide abondant mousseux.

Presque pas de liquide à la pression. — Toujours de l’emphysème sous-pleural.

DOCIMASIE PULMONAIRE. 117

Nous sommes suffisamment fixés sur les caractères extérieurs que présentent les poumons clans les différents cas, pour passer à l’étude des autres moyens d’expertise, qui aident à établir si la respiration a eu lieu ou non. En effet, Messieurs, il ne faut jamais s’en tenir à l’aspect extérieur de ces organes pour décider de la question. Quelque grande que devienne votre habitude de ces expertises, quelque forte que soit votre conviction basée sur ce simple examen, vous seriez coupables de négligence, de faute lourde, si vous ne mettiez pas en œuvre les autres ressources de la science médico-légale pour éclaircir un point si important des débats. Votre rapport serait inévitablement discuté, et pour ainsi dire annulé par la défense. D’ailleurs, ces caractères ne se présentent pas toujours avec les allures aussi tranchées que nous leur avons données; souvent même ils sont masqués ou détruits en partie par les altérations que le cadavre a subies dans le milieu où il a séjourné.

Il était donc indispensable de trouver des preuves d’une valeur plus précise et plus générale, pouvant s’appliquer à tous les cas, aux plus simples comme aux plus complexes ; pouvant se tirer avec la même exactitude des poumons presque détruits aussi bien que des poumons presque sains. Le problème a été merveilleusement résolu, car il est bien peu de faits qui ne puissent être rigoureusement tranchés à l’aide des procédés employés en médecine légale et qui sont connus sous le nom de docimasie pulmonaire.

Ils sont fondés, comme je vous l’ai dit, sur les modifications apportées dans l’appareil respiratoire, par l’établissement de la nouvelle fonction.

La pénétration du s an y dans lo parenchyme pulmonaire augmente le poids absolu de l’organe.

La pénétration de l'air, augmentant le volume des poumons, en diminue proportionnellement le poids spécifique .

L’augmentation du poids absolu des poumons sous l’influence de la respiration tient au changement qui s’opère au moment de la naissance, dans la circulation de ces organes. Le sang pénètre alors pour la première fois dans les branches de l’artère pulmonaire et dans le système capillaire qui les réunit aux veines pulmonaires ; il en résulte qu’une assez grande quantité de liquide imbibe les poumons et leur donne un poids plus considérable. Ploucquet a basé sur ce fait une méthode de docimasie qui a gardé son nom. Comparant le poids des poumons au poids total du corps de l’enfant, il a reconnu que chez ceux qui n’ont pas respiré le poids des poumons, est au poids du corps : : I : 70, c’est-à-dire que le corps pèse 70 fois plus que les poumons. Chez les enfants qui ont respiré, le rapport n’est que de 1 à 35, c’est-à-dire que le corps pèse 35 fois plus que les poumons. Il en résulte que les organes respiratoires auraient acquis par l’établissement de là respiration un poids double de leur poids primitif. Les proportions indiquées par Ploucquet ont été établies sur un trop petit nombre de faits et ne sont pas aussi fixes qu’il le croyait. Des recherches de Marc, de Devergie, de. Casper, etc., ont démontré qu’il n’v avait pas toujours des différences aussi considérables entre les poids absolus des poumons dans les deux cas. On a même obtenu quelquefois des

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