‹ Conférences pratiques de médecine légaleChapitre 23 sur 99 · DOC IM ASIE OPTIQUE · texte numérisé non relu

DOC IM ASIE OPTIQUE

d’ailleurs j’ai abordée dans les leçons du cours, m’entraînerait beaucoup trop loin. J’ai tenu a insister spécialement sur la pratique môme de la docimasie, par le procédé de Galien, parce que c’est là une question capitale de la médecine légale, et qui domine de toute son importance l’ histoire de l’infanticide. La plus grande partie de la tâche que je m’étais imposée est maintenant accomplie ; il me reste cependant à vous dire un mot de l’emploi des instruments grossissants, pour distinguer les poumons à l’état fœtal de ceux qui ont respiré.

Je vous ai déjà indiqué un procédé optique trèssimple, pour l’examen des bulles d’air qui s’échappent des poumons (voyez N. B., page 127) à la pression. Il me paraît appelé à résoudre certains cas difficiles, comme ceux que M. Budin, interne des hôpitaux de Paris, a présentés à la Société de médecine légale, en 1872. Ces faits, qui ne sont pas absolument rares, et dont le nôtre se rapproche beaucoup, concernent des enfants qui ont vécu un certain nombre d’heures, et chez lesquels l’épreuve de la docimasie n’a donné que des résultats négatifs, bien qu’elle eût été pratiquée avec le plus grand soin sur tous les points des poumons.

M. Bouchut a fait connaître un autre emploi des verres grossissants pour l’exploration des poumons. Lorsque l’on examine à la loupe ces poumons, qui proviennent d’un mort-né, on ne voit se dessiner aucune vésicule pulmonaire, et on distingue seulement avec plus de netteté les lignes celluleuses interlobulaires. Si au contraire vous examinez ces portions

qui ont respiré, vous reconnaissez des amas de vésicules arrondies, très-serrées les unes contre les autres et qui représentent les vésicules pulmonaires distendues pas l’air. En somme par cette méthode, qui 11e peut être qu’un moyen auxiliaire de la docimasie, on rend plus apparents les caractères extérieurs des poumons que nous avons décrits précédemment.

Bien des fois j’ai examiné au microscope des coupes de poumons atélectasiés ou dilatés par l’air, dans le but d’y trouver un signe différenciel de ces deux états. Toutes mes tentatives ont été infructueuses. M. le professeur Renaut, auquel j’exposai ce desideratum de la médecine légale, me fit part alors d’un fait extrêmement intéressant, plein de promesses pour l’avenir, et qu’il avait découvert depuis plusieurs mois déjà en étudiant des poumons de cobaye, à l’état fœtal. M. Renaut a eu l’extrême obligeance de me confier ses préparations représentées dans la pl. II, fig. 1, et de 111e remettre à leur sujet une note que je suis heureux de vous communiquer.

NOTE INÉDITE SUR l’ÉTAT FŒTAL DU POUMON Par M. le professeur Renaut.

Le mode général de développement du poumon des mammifères, et de l’homme en particulier, est aujourd’hui suffisamment connu. L’on sait aussi quels sont les caractères des alvéoles embryonnaires d’un poumon qui, dans un enfant ou un animal à terme, n’a pas encore respiré. La paroi des alvéoles est alors recouverte d’un revêtement de cellules qui n’ont

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