UG IM ASIE OPTIQUE
pirer, et appartenait conséquemment à un sujet encore non viable (1).
Je n’ai pas à insister davantage sur cette intéressante découverte; M. le professeur Renaut a fait ressortir, avec plus d’autorité que je n’aurais pu le
(1) En lisant dernièrement les observations publiées par M. Budin (In Bulletin de la Société de méd. lég., t. n), j'ai trouvé mentionné un fait qui confirme les vues de M. Renaut.
11 s’agit d’un fœtus humain de 6 mois 1 /2 à 7 mois, mort au bout de 3 heures 1/2, chez lequel la respiration fut tellement incomplète, que la docimasie pulmonaire donna des résultats négatifs. L’examen des poumons fut pratiqué par M. Gornil. « Les petites bronches ôtaient « libres, leur lumière était vide et elles contenaient probablement un « peu d’air pendant la vie. Un certain nombre d’espaces qui conti- « nuent la petite bronche terminale et qui se trouvent au centre du « lobule (infundibula) n’étaient pas non plus obstrués. Mais tous les « alvéoles proprement dits étaient effacés ou remplis. — Les parois des alvéoles, en effet, sont très-épaisses relativement à la cavité. Cette, épaisseur est due, comme cela existe à l’état normal à cet âge, à du tissu conjonctif embryonnaire et aux vaisseaux capillaires. Ces derniers, remplis de sang, comme tout le système vasculaire dans ce cas, font saillie à la surface des travées alvéolaires et dans l’intérieur des alvéoles.
« Dans ces mêmes alvéoles on trouve des cellules épithéliales plus ou moins desquainées, qui sont, les unes normales, les autres infiltrées de la matière colorante du sang et présentent alors une coloration jaune. En outre, on trouve, remplissant plus ou moins la cavité alvéolaire et adhérant à la paroi une masse jaunâtre, granuleuse r ou des corpuscules bien conservés, qui indiquent qu'un épanchement sanguin s’était fait dans les alvéoles. »
Lorsqu’un observateur aussi habile que M. Cornil met sur le compte d’un épanchement sanguin l’effacement des alvéoles, il est téméraire de dire qu’il n’en était peut-être pas ainsi dans le cas qu’il a examiné. D’autre part, si l’on se reporte à la description donnée par M. Renaut, on voit combien la confusion était facile pour un esprit non prévenu. Aussi est-il permis de supposer que l’exsudât considéré comme un épanchement sanguin devait être semblable à celui qu'a signalé le professeur de Lyon sur les animaux. Le cas de M. Corail serait alors le premier confirmant pour le fœtus humain de 6 mois 1 / 2 le fait d’anatomie générale découvert par M. Renaut. E. G.
faire, les applications diverses qu’elle est susceptible d’avoir en médecine légale. Mais je ne veux pas laisser passer ce fait sans vous dire qu’il montre que la médecine légale, aussi bien que les autres branches de la science médicale, a beaucoup à emprunter aux études histologiques, et que jusqu’à présent cette voie féconde de recherches a été à peine explorée.
Depuis un moment j’ai laissé de côté le fait particulier sur lequel repose cette conférence, pour mettre plus de clarté dans l’exposition des généralités; il est temps d’y revenir et de tirer des conclusions de l’examen que nous en avons fait, examen dont je reprends les traits importants.
A l’ouverture du thorax, les poumons, remplissant incomplètement la cavité thoracique, nous sont apparus avec des caractères différents sur divers points de leur surface. La moitié supérieure du poumon droit et une faible partie du gauche avaient seules les apparences des poumons aérés; l’épreuve de la docimasic, pratiquée suivant les règles, a démontré, qu’en effet, ces portions seules avaient respiré, tandis que tout le reste de l’appareil respiratoire était resté à l’état fœtal. Pas la moindre ecchymose sous-pleurale, souspéricardique, ou péricrânienne, pas la moindre trace de violence, ni à la superficie ni dans la profondeur du corps.
Nous avons donc constaté que la fonction respiratoire s’était très-incomplètement établie chez cet enfant ; d’autre part nous Savons que son degré de développement était bien au-dessous dp la normale. Si nous rapprochons ces trois faits : absence totale de