DO GLU ASIE OPTIQUE
traces de violence quelconque, faiblesse congénitale marquée, respiration pulmonaire incomplète, nous pouvons en conclure:
1° Que cet enfant a vécu ;
2° Qu'il n’a pu vivre que quelques heures à cause de la faible dilatation des poumons, l’absence de réaction autour du cordon, etc.;
3° Que sa mort a été naturelle; .
4° Que la mort a eu lieu par asphyxie. (Cyanose, plénitude des veines et des cavités droites du cœur, pas de vice de conformation dè cet organe);
5° Que l’asphyxie a été le fait de la dilatation insuffisante des poumons, résultant sans doute de la faiblesse native du sujet.
Ces conclusions s’accordent avec les renseignements que j’ai recueillis, sauf sur un point. Cet enfant est né à terme ; il a crié, faiblement il est vrai ; il n’a pas pu prendre le sein ; il a toujours été bleuâtre, mais la cyanose n’a fait qu’augmenter jusqu’à la mort. Là où nos appréciations sont légèrement en défaut, c’est sur l’évaluation de la durée de la vie. Il a vécu 36 heures; c’est beaucoup plus longtemps que nous ne l’aurions supposé à voir la faible étendue des poumons pénétrée par l’air. Je ne veux pas m’arrêter aujourd’hui sur cette particularité, et je me contente de vous dire que les faits de ce genre ne sont pas absolument rares ; on a vu des enfants vivre un ou deux jours et plus, avec des poumons encore moins dilatés que ceux de notre sujet.
Nous n’avons pas trouvé d’ecchymoses sous-pleurales, ce qui nous a permis d’être encore plus affirma-
tifs pour écarter la mort par suffocation. Mais je dois vous dire, qu’eussions-nous trouvé ce signe, que nous n1 aurions "pas été en droit d’en conclure à une mort violente. Ce point mériterait sans doute de nous arrêter ; je préfère cependant en renvoyer l’étude à une conférence prochaine, que je me propose de vous faire sur la valeur des ecchymoses sous-pleurales.