EXPERIENCES DE VULPIAN ETC
le bout périphérique ; d’ailleurs, on a reconnu que chez les animaux intoxiqués par la digitaline les nerfs vagues sont plus irritables qu’à l’état normal; on a vu alors des courants électriques ralentir le cœur et même l’arrêter un moment en diastole, tandis qu’auparavant ils n’avaient pas eu d’influence.
Mais afin de reconnaître l’action de la digitale sur les ganglions intracardiaques, on a eu recours au curare et à l’atropine ; on sait que le curare a pour propriété de paralyser les fibres terminales des nerfs; si donc sur une grenouille préalablement curarisée on n’obtient pas de ralentissement du cœur par la digitale, c'est que cette substance a parmi ses intermédiaires le système nerveux intracardiaque.
Selon Ackermann (1872), le ralentissement n'est pas obtenu chez les grenouilles curarisées. Gourvat, au contraire, arrête le cœur des mammifères soumis à l’influence du curare. Vulpian a obtenu les mêmes résultats : il intoxique des chiens avec cette substance, leur sectionne les deux pneumo-gastriques, les soumet à la respiration artificielle, puis injecte une solution de digitaline, A obtient la suspension des battements du cœur. Les résultats sont donc contradictoires.
L’atropine n’a pas permis d’arriver à des conclusions plus rigoureuses ; cet alcaloïde, d’après Bezold et les physiologistes modernes, paralyse les ganglions intracardiaques auxquels se rend le nerf vague et respecte plus ou moins complètement les ganglions sur lesquels agissent les fibres accélératrices contenues dans ces mêmes nerfs.
Quoi qu’il en soit, l’action de la digitale sur le pneumo-