EXPÉRIENCES DE M. CHAUVEAU
ratoire de l’Ecole vétérinaire et rapportées dans la thèse de Dubourg1. Celles-ci ont une grande importance, car elles ont été faites à l’aide des appareils enregistreurs. M. Chauveau place un hémodromographe dans la carotide d’un cheval, afin de calculer la vitesse du courant; il apprécie la pression au niveau de cette même artère avec un sphygmoscope ; puis il injecte dans une veine 13centig. de digitaline en solution ; deux minutes après, il note une augmentation de vitesse et de pression dans l’artère ; le coeur ne commence à se ralentir qu’au bout de 4 minutes. Tout récemment le D>- Gavazzini , expérimentant avec une solution de digitale sur des grenouilles, a obtenu une accélération des contractions cardiaques et de la circulation périphérique. Dubourg conclut que dans toutes les expérimentations sur les animaux, on a constaté au début une augmentation parallèle de la vitesse et de la pression avec l’accélération notable des battements du coeur .
Telles sont les deux opinions qui ont cours relativement aux modifications subies par le pouls ; certains auteurs cependant sont moins affirmatifs; pour eux on note tantôt l’accélération, tantôt le ralentissement au début. Homolle2 a pris lui -même differentes préparations de digitale(extrait hydro -alcoolique, matière amère retirée de lan plante) ; il les a données à des malades et a noté l’accélération initiale trois fois sur dix-huit cas. Selon Brunton, à petites doses on observe tantôt l’une, tantôt l’autre de ces modifications. Sandras avait émis à peu près la même idée ; suivant lui,
Duhjurg, Recherchas physiologiques sur les i ntermittencej du cœur Thèse pour le doctorat. Paris, 1876).
2 llomoll0, Archives de médecine, juillet 1861.