DÉBUT DU RALENTISSEMENT
Piédagnel et Horteloux en auraient trouvé 17, d’après Bouillaud. C’estlàle maximum de l’abaissement qu’on ait observé.
Le mode de ralentissement a été bien étudié par Gubler et Gourvat ; ces deux observateurs ont vu qu’une pulsation sur deux s’atténuait progressivement, puis se supprimait ; mais un ralentissement aussi prononcé s’obtient assez rarement avec des doses moyennes ; le plus souvent on a une diminution d'une pulsation sur trois ou quatre, de 86 à 56 (obs. i), de 88 à 68 (obs. vi), de 92 à 60 (obs. vii), de 76 à 60 (obs. vin), de 88 à 54 (obs. xi), de 100 à 88 (obs. ii), de 72 à 60 (obs. i), de 68 à 52 (obs.xm), de 88 à 72 (obs. iv), de 86 à 56 (obs. x). Dans l’observation m je trouve cependant une diminution de moitié au bout de 5 jours ; dans l’observation xii après 10 jours. D’ailleurs il ne saurait y avoir de règle absolue, le degré de ralentissement dépendant de la dose employée, de la préparation, de l’état de l’appareil circulatoire.
A quelle époque de l’administration de la digitale ce ralentissement commence-t-il à se montrer? Hirtz1 affirme qu’il survient 15 à 30 heures après les premières doses; Hervieux2 a vu le nombre des pulsations diminuer 5à 6 heures après l’usage des granules de digitaline ; pour Oulmont, il faudrait arriver au 3e ou au 4e jour. D’après les faits que j’ai pu observer, dès le lendemain on constate un très léger ralentissement. Fagart admet que dans les premiers jours on n’obtient qu’un ralentissement momentané ; or, chez les malades que j’ai suivis,
1 Iürtz, Article digitale (Diction. Jaccoud , t. ND.
2 Ilervieux, Archives de medecine, 1848.