MAXIMUM DU RALENTISSEMENT
le ralentissement constaté dès le lendemain, dans les mêmes conditions que la veille avant la digitale, ne coïncidait nullement avec le moment de l’administration du médicament.
A l’état physiologique , contrairement à l’opinion de Galan, je crois, comme Barbier cité par Homolle, que le pouls est influencé encore plus tardivement, à moins de doses très fortes, car la digitale est efficace seulement dans les troubles circulatoires ou dans les maladies fébri-
les. Germain1, Mégevand, ont néanmoins obtenu avec des doses moyennes un ralentissement dès le deuxième jour ; mais avaient-ils le soin de compter leurs pulsations plusieurs fois par jour et surtout dans les mêmes conditions, la moindre influence accélérant la circulation ? lien est de même chez les malades atteints d’ affections du cœur : Hirtz, Beddoes, disent qu’un simple mouvement, une secousse de toux, augmente le nombre des pulsations; Crawford, Macdonald, signalent un changement de rythme par la position assise ou la station verticale.
Le maximum de ce ralentissement n’a pas lieu immédiatement ; avec des doses moyennes on l’obtient rare ment le troisième ou le quatrième jour ; il apparaît vers le septième et même-le neuvième, le treizième jour (obs. m) ; suivant quelques cliniciens, c’est après la suppression du médicament qu’il se montre le plus souvent; M. le professeur Lépine a observé ce faitdans près de la moitié des- cas ; je ne l’ai pas noté pour ma part.
Le ralentissement, une fois produit, persiste plusieurs jours après la cessation du médicament , une semaine,
1 Germain de Château-Thierry, Nouv. considérât, sur l'action et les propriétés de la digitale (Gaz. hebd., nov. 18G0).