‹ Conférences pratiques de médecine légaleChapitre 48 sur 99 · MAXIMUM DU RALENTISSEMENT · texte numérisé non relu

MAXIMUM DU RALENTISSEMENT

le ralentissement constaté dès le lendemain, dans les mêmes conditions que la veille avant la digitale, ne coïncidait nullement avec le moment de l’administration du médicament.

A l’état physiologique , contrairement à l’opinion de Galan, je crois, comme Barbier cité par Homolle, que le pouls est influencé encore plus tardivement, à moins de doses très fortes, car la digitale est efficace seulement dans les troubles circulatoires ou dans les maladies fébri-

les. Germain1, Mégevand, ont néanmoins obtenu avec des doses moyennes un ralentissement dès le deuxième jour ; mais avaient-ils le soin de compter leurs pulsations plusieurs fois par jour et surtout dans les mêmes conditions, la moindre influence accélérant la circulation ? lien est de même chez les malades atteints d’ affections du cœur : Hirtz, Beddoes, disent qu’un simple mouvement, une secousse de toux, augmente le nombre des pulsations; Crawford, Macdonald, signalent un changement de rythme par la position assise ou la station verticale.

Le maximum de ce ralentissement n’a pas lieu immédiatement ; avec des doses moyennes on l’obtient rare ment le troisième ou le quatrième jour ; il apparaît vers le septième et même-le neuvième, le treizième jour (obs. m) ; suivant quelques cliniciens, c’est après la suppression du médicament qu’il se montre le plus souvent; M. le professeur Lépine a observé ce faitdans près de la moitié des- cas ; je ne l’ai pas noté pour ma part.

Le ralentissement, une fois produit, persiste plusieurs jours après la cessation du médicament , une semaine,

1 Germain de Château-Thierry, Nouv. considérât, sur l'action et les propriétés de la digitale (Gaz. hebd., nov. 18G0).

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