RÉTRÉCISSEMENT MITRAL
Cœur déplacé; pointe à trois ou quatre travers de doigt en dedans du mamelon ; pouls plein et large.
Œdème péri-malléolaire ; urines abondantes; albuminurie p'g’ère ; cylindres granuleux.
Les jours suivants, la fièvre cesse; l’épanchement pleurétique diminue; le cœur reprend sa position normale ; on peut alors l’ausculter facilement, et on entend un roulement présystolique, suivi d’un dédoublement du deuxième temps.
Le 27 février, symptômes d’asystolie ; pouls irrégulier, inégal (88 puisât.); œdème très marqué des membres inférieurs; urines rares. — Prescript. : Infus. 0,40 feuilles digitale.
Dans ce tracé, toutes les deux pulsations, la ligne de descente est interrompue par une systole après laquelle les vaisseaux ont le temps de se vider ; l’irrégularité est soumise à un rythme bien évident; les contractions du coeur se suivent deux à deux, bien qu’il n’y ait pas là une véritable bigémination, la systole qui vient arrêter la ligne descendante ayant la même énergie que la première.
Le 28, amélioration ; pouls 72 ; moins irrégulier.
Les pulsations tendent à devenir égales.
RÉTHÉGISSEMENT^MITRAL 53
Le 3 mars, pouls très régulier (60) ; l’asystolie a complètement cessé.
Le 10 mars, pouls 54.
Le 11 mars, pouls 58.
Le 13, on supprime la digitale, qui avait été continuée jusque-là et très bien supportée.
L’œdème a beaucoup diminué ;les urines sont plus abondantes.
Le 15, l’action de la digitale se fait toujours sentir (pouls 60),
(Tracé identique au précédent).
Le 19, asystolie nouvelle; pouls irrégulier, inégal.
Le malade meurt le 22 mars.
A l’autopsie, faite par M. le professeur Pierret, on constate un rétrécissement de l’orifice auriculo - ventriculaire gauche très évident.
Dans cette observation le tracé offrait les caractères intermédiaires entre ceux de l'insuffisance aortique et ceux de l’insuffisance mitrale ; sous l’influence de la digitale il a été régularisé et s’est rapproché du type que nous avons déjà obtenu.
L'action du médicament semble un peu différente sui vant qu'on a affaire à une insuffisance aortique, à une affection s’accompagnant d’une tension constante, faille, et au contraire d’une tension variable exagérée, ou bien