‹ Conferences prononcees a l'Union catholique de MontrealChapitre 14 sur 22 · SEPTIÈME CONFERENCE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME CONFERENCE

NOS FAIBLESSES ET NOS FORCES A L ECARD DE LA VERITE

Nous devons nous occuper, aujourd'hui, des sciences naturel les et mathématiques. C'est une rude tâche pour moi qui ai dû, depuis deux ou trois ans surtout, abandonner presque entièrement l'étude de ces sciences pour d'autres non moins sérieuses et non moins utiles. Cependant, je dirai ce que j'en sais et laisserai, de préférence, parler des hommes qui feront plus que suppléer à mon ignorance.

Les sciences dites naturelles et mathématiques appartiennent aux sciences physiques qui ont pour objet l'étude de- êtres perceptibles aux sens. En elfet. nous voyons dans les corps deux propriétés principales d'où dérivent toutes les autres ; ces deux- propriétés sont la qualité et la quantité A la qualité se rapportent, la nature, les formes, les fonctions, etc. ; à la quantité se l'apportent toutes les idées de relation numérique. Les sciences qui s'occupent de la qualité des corps sont appelées naturelles et celles qui s'occupent de la quantité ont reçu le nom de mathématiques.

C'est donc un vaste champ pour l'intelligence humaine que celui des sciences pbysiques. puisqu'elles embrassent tout l'ordre visible et ses mille et une lois, ses milles et un secrets, et sous peine de ne rien comprendre à ce magnifique univers que Dieu à soumis à l'admiration et aux investigations de notre intelligence, nous devons, bon gré, mal gré, nous initier à ces sciences.

Et d'abord les sciences naturelles. La simple division suivante de ces sciences, division que j'emprunte en entier fera comprendre, mieux que tous les raisonnements qu'elle est leur véritable importance.

« Les sciences naturelles, dit Rattier, prennent le nom de physique générale, quand pénétrant dans l'intérieur de la

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