‹ Conferences prononcees a l'Union catholique de MontrealChapitre 6 sur 22 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

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En permettant la publication de ces Conférences, j'éprouve des craintes que je n'ai pas ressenties, au même degré, devant l' Union Catholique. La sympathique indulgence qui accueillait ma parole dans cette société, me donnait une hardiesse particulière que je n'ai plus en face de l'opinion générale.

Cependant cette oeuvre de mes laborieuses veilles renferme des conseils inspirés aux plus pures sources de la science et de la foi ; car, comme je l'ai déclaré tout d'abord, j'ai moins laissé parler mon expérience que celle des autres. Et si on n'accorde que peu ou point d'attention à tout ce qui est le fond et la forme de ma pensée, j'ose espérer qu'on attachera du moins quelque prix aux témoignages des hommes éclairés que j'ai interrogés dans ces pages.

Autant que possible les citations sont entre guillemets ; et si, en deux ou trois endroits, des passages entiers d'auteurs, d'ailleurs nommés, se trouvent mêler à mes propres réflexions, il faut en accuser mes notes où ce désordre existait, sans qu'il m'ait été possible d'y remédier. Ce nouvel aveu suffira, je l'espère, pour me mettre à l'abri du reproche d'avoir voulu dépouiller les autres pour m'enrichir.

Je dois encore avouer, qu'ayant, sur d'honorables réclamations, relu dernièrement les œuvres de Monseigneur Gaume, je n'ai plus trouvé ces défauts que, encore impressionné d'une première lecture faite avec des préventions défavorables, j'ai reprochés à cet illustre écrivain.

Aussi, l'accusation de gallicanisme portée contre Monseigneur Affre exige une restriction. Ce pieux et savant archevêque de Paris était de cette école de Montalembert, laquelle tout en maudissant le gallicanisme, le continuait, sans le savoir, dans le libéralisme catholique.

De plus, de peur que dans le cours de ce travail, il ne me soit échappé quelque proposition contraire aux principes catholiques, j'affirme me soumettre entièrement à l'enseignement de l'Eglise, l'organe infaillible de la vérité.

En lin, comme il m'importe de connaître les vices et les lacunes de ce travail, je prie respectueusement ceux qui le liront, de me communiquer leurs observations sur les défauts qu'ils y rencontreront. Ce

n'est, ne l'oublions pas, qu'au prix d'une critique loyale, mais judicieuse, mais sévère, qu'on parviendra à élever les Lettres à la hauteur de leur noble mission.

Et maintenant que, par ces déclarations, j'ai répondu à un besoin impérieux de mon cœur d'homme honnête et chrétien, je demande à Dieu de bénir ces pages, afin qu'elles servent, dans la mesure de leur humble mérite, la grande cause de la Science et de la Patrie, de la Vérité et de la Religion.

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