‹ Conférences prononcées dans l'église du Gesù à Rome pendant le Carème de 1851 [microforme]Chapitre 10 sur 49 · DSP RAT M RE CA · texte numérisé non relu

DSP RAT M RE CA

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"Ni exiger l’assentiment de l'intelligence, le respect et l'obéissance de la volonté. Mais comment en douter ? où prendre des raisons pour le nier?

Considérons d’abord le droit de Dieu, rappelons-nous la source d’où il émane, les propriétés dont il est revêtu. On ne saurait imaginer de droit plus évident, d’origine plus certaine, de qualités plus éclatantes. Le père a-t-il un droit, et un droit légitime et évident, sur son fils? La voix de la nature entière s’élève pour l’affirmer. Mais d'où vient ce droit ? De ce que le père est la cause de la vie de son fils : voilà l’origine vraie, naturelle et indubitable de l'auiorité paternelle. Mais Dieu n'est-il pas la cause, et la cause plus haute et plus universelle, de notre vie? N'est-ce pas à Dieu, surtout, que nous devons et l’être, et la vie, et notre intelligence, et notre volonté? Il jouit donc sur nous d’une autorité semblable à l'autorité paternelle, et qui n’en diffère qu’en ce qu’elle est plus grande.

Suivons cette pensée.

Est-il injuste que le maître commande à son serviteur, et qu'avec sagesse et prudence il lui

= 0 — impose sa volonté, le gouverne et l’oblige?

Nullement. Mais d’où vient cela, sinon de ce que le maître a acquis la propriété du travail de son serviteur en échange de son salaire ou des aliments dont il le nourrit, des vêtements dont il le couvre, du toit sous lequel il l’abrite ? Et les hommes, et nous, de quelles mains recevonsnous la lumière qui nous éclaire, l'air que nous respirons, la nourriture qui nous soutient, et celte abondance de biens dont regorge la terre et qui, tous, concourent à la joie et au bonheur de notre vie?

La main qui verse sur nous ces bienfaits avec une telle profusion n’est autre que la main de Dieu, et il les répand à la condition que toutes nos œuvres seront perpétuellement dirigées vers sa gloire. Done, nous sommes liés envers lui par les rapports de serviteur à maitre; et il a sur nous le droit légitime du maitre sur son serviteur.

Je vous demanderai encore s’il est permis aux princes et à tous les gouvernements légitimes d'exiger des sujets, pour des motifs d’or-

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