‹ Conférences prononcées dans l'église du Gesù à Rome pendant le Carème de 1851 [microforme]Chapitre 11 sur 49 · RUE · texte numérisé non relu

RUE

pe PS Be es Sn AR AE ah a RSS PAG RES ë RAGE x :

as ME

nière et non de telle autre, et qu'ils observent non-seulement les lois rigoureusement nécessaires, mais encore celles qui sont portées pour des raisons de simple utilité ou de convenance ? Je ne crois pas qu'il se rencontre jamais un homme sensé qui le nie. Pourquoi donc ? Parce que c'est des princes et des gouvernements que nous attendons la tranquillité, l’ordre et la sécurité publique, la protection des lois, l'équité des jugements, en un mot, tout ce que réclament les intérêts généraux de la société humaine.

Et maintenant, dites-le-moi, ne devons-nous rien à la Providence qui dirige ce monde? Ne devons-nous rien au gouvernement de Dieu ? Je vous l’avoue, rien qu’à poser cette question et à attendre la réponse, je sens le rouge me monter au front et la confusion me couvrir le visage.

Résumons done en ces termes toute notre argumentation : le père, parce qu’il a donné la vie; le maitre, parce qu’il fournit le salaire ; le prince, parce qu’il procure la paix publique, ont tous un droit incontestable d’user de leur autorité sur leurs fils, sur leurs serviteurs, sur

rl ertritiine ve

= les citoyens, et peuvent, dans les limites de la prudence et de la discrétion, leur imposer les charges nécessaires ou simplement utiles pour la fin particulière de leur gouvernement. Mais Dieu est le père des pères, le maître des maitres, le monarque des monarques, et tous, devant lui, nous sommes fils, nous sommes serviteurs, nous sommes sujets. Qu’allons-nous donc en conclure ? Que lui seul, parce qu'il est le père des pères, ne peut ce que l’on permet à tout père? Que lui seul, parce qu'il est le maitre des maîtres, ne peut ce qui s’accorde à tout maître ? Que lui seul, parce qu’il est le monarque des monarques, ne peut ce qui ne s’est jamais refusé à un prince? Mais une telle conclusion, repoussée par la nature humaine, serait la négation de la raison, serait la destruction du bon sens.

Force est donc de reconnaitre à Dieu, avec un droit infiniment supérieur, ce pouvoir que nous nous sentons obligés d'accorder au père sur son fils, au maitre sur son serviteur, au prince sur ses sujets ; de reconnaître à Dieu le pouvoir, s’il le juge à propos, de nous imposer

la les our ais aidervionc it le et à aitout nart jacluerait tion

avec que père , au u le oser

ee PR RER Er

Page 1