‹ Conférences prononcées dans l'église du Gesù à Rome pendant le Carème de 1851 [microforme]Chapitre 14 sur 49 · ÉTÉ IRES THF RE RS · texte numérisé non relu

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tante du témoignage divin. Penser autrement, c'est forger des impossibilités et non les démontrer; c'est une audace qui tient de l’incroyable.

Et pourquoi donc n’en serait-il pas ainsi?

D'un côté, nous confessons tous que Dieu est tout-puissant, et nous le révérons comme tel; et, de l’autre, nous nous permettons de dire qu’il ne pourrait pas augmenter d’un iota la religion naturelle. Mais, la voyons-nous cette impossibilité ? brille-t-elle claire et sans nuage à l'œil de notre esprit? en avons-nous l’évidence? Loin de là : plus nous nous arrêtons à la discuter, et moins elle nous apparaît; plus nous travaillons à l'étudier et à la pénétrer, et moins elle est évidente. Bien plus, non-seulement elle nous apparaît moins, elle est moins évidente ; mais elle s’évanouit tout à fait et se dissipe entièrement.

D'où vient donc cette assertion si tranchante : Dieu ne le peut? Je ne puis l’attribuer qu’à l'irréflexion, cette grave infirmité du genre humain ; je ne puis l’attribuer qu'aux idées superlicielles et confuses, cause si féconde d'erreurs;

je ne puis l’attribuer qu’à l’orgueil de l’esprit, ennemi de toute soumission, source première de tous les maux de la nature humaine.

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