‹ Conférences prononcées dans l'église du Gesù à Rome pendant le Carème de 1851 [microforme]Chapitre 20 sur 49 · RE · texte numérisé non relu

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quant aux lieux, car il est commun à toutes les races, à la race noire aussi bien qu'à la race blanche et à toutes les familles intermédiaires. Il me semble qu’un tel consentement équivaut à une démonstration, et voici les raisons du jugement que j'en porte.

Le consentement universel de tous les hommes tire nécessairement son origine d’une cause commune ; Car un accord unanime ne peut sortir que de ce qui est commun à tous” jamais il ne sera le produit de principes divers et opposés. Si la vérité peut être commune et universelle, il n’est pas non plus absolument impossible que le mensonge et l’erreur n’aient ce caractère. Il peui done y avoir une double source du consciement humain : ou une vérité commune, où une commune erreur.

Mais, dira-t-on, si le consentement humain peut prendre sa source dans une illusion générale, s’il peut dériver d’une erreur commune, qu’il propage à son tour dans le monde, comment pourrons-nous nous appuyer sur lui?

Comment pourrons-nous lui donner notre confiance? Comment pourrons-nous nous en ser-

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que qua con sort dou ficu le c l'on du c port peu vent peu

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vir ainsi que d’une arme finement trempée?

Je sens la difficulté; je ne m’abuse point, et je ne me dissimule pas que de sa solution nette et claire dépend toute la force de la preuve empruntée au consentement. Mais est-1!

possible de la résoudre? Est-il possible de dissiper? Oui, certes, cela est possible. | quelle manière? Je vais vous l'expliquer.

S'il y a des indices, s’il y a des signes auxquels on puisse, avec certitude, reconnaitre quand le consentement est le fruit d’une erreur commune, ou quand, au contraire, il nait et sort d'une vérité universelle, on ne saurait douter qu'il ne soit possible de résoudre la difliculté et de distinguer, sans péril de méprise, le consentement légitime du consentement erroné, le consentement qui prouve une doctrine du consentement inutile.

Il en est ainsi dans toutes ces causes si importantes pour la société humaine : les témoins peuvent être véridiques ou trompeurs ; ils peuvent connaitre la chose dont il est question, ils peuvent l’ignorer. Irons-nous done en conclure que l’on ne peut jamais, par le moyen des té-

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