PEINE PRE TEN
+ rpm PES
sance qui disparait sur un signe ; c’est un mort enseveli déjà depuis quatre jours, commençant à se corrompre et à sentir mauvais, et «4’un seul mot ressuseite ; c’est un fleuve qui, lorsaril roulait avec orgueil ses flots grossis vers la mer, à peine touché du pied des prêtres, s’arrête, recule, amoncelle ses eaux écumantes et les élève comme une montagne. Que nous en ‘at la raison? que nous en découvre le raisoiinement? que nous impose sur ce point la philosoph:e? Et la raison, et le raisonnement, et la “hilosophie, exigent que l’on n'attribue de tels faits qu’à celui-là seul qui dicta ses lois à la nature, qui en est le maitre, et la dirige et la gouverne à son gré. Et comme dans toute société il ne peut y avoir pour dispenser des lois que le législateur et le souverain seul, ainsi, dans ce vaste ensemble de l'univers et du monde, il est impossible de penser qu’aucun autre ait le pouvoir d'en suspendre les lois, sinon le Dieu très-haut qui l’a créé et dont la Providence veille à sa conservation. On ne saurait done mieux défin: le miracle qu’en l’appelant « la voix extraordinaire de Dieu, qui, en sa qualité de maitre sou-
1 mort ençant
| au un satril vers la $, S’arantes rt nous en sAÏSOu {a philont, et la e de tels s à la na- { la gousociété il ue le lés ce vaste l est ime pouvoir très-haut ille à Sa ux définii extraordiaitre SOU-
verain et de roi de la nature, parle à l'homme, le dirige et l'instruit. »
Il n’est pas moins clair ni moins évident que la prophétie n’est pas le langage de la terre, mais le langage du ciel; car, je vous le demande, qu'entendons-nous, qu’a entendu à toutes les époques le genre humain par ces paroles : prédiction, prophétie? Une sentence équivoque.et un obscur jargon? un pressentiment de ce qui est compris dans le développement nécessaire des causes naturelles”? des conjectures probables sur ce que seront, en des circonstances données, les conseils, les projets et les actes d’un peuple, d’un royaume, d’une cité ? Non, il ne faut songer à rien de tout cela quand nous parlons de prédictions, de prophéties.
Et quelle est donc la véritable signification de ces mots? Ils indiquent la connaissance certaine, la révélation nette et précise de ce qui n'existe pas alors, et n’est pas déterminé dans ses causes el dans la série des effets naturels, mais dépend entièrement du libre choix que fera dans l'avenir la volonté de l'homme.
Une vraie prophétie, c'est annoncer qu'après
GS GORE IUT
nm ane TT ET
——— Sid
nr PP M PANNE PETER
soixante-dix semaines d'années Jérusalem sera détruite, et la postérité de Jacob cessera d’être un peuple indépendant et maitre de lui-même, Une vraie prophétie, c’est annoncer vingt siècles à l’avance qu’à la fin s’élèvera un fils d’Abraham qui rappellera toutes les nations du culte profane des idoles à la véritable adoration d’un seul Dieu. Une vraie prophétie, c’est annoncer que le nom de Marie-Madeleine, d’une femme juive née dans une pauvre bourgade, obscure et in:snane, sera célébré dans toutes les langues, «it hunoré chez tous les peuples.
Mais, pour cela, que faut-il? Il faut une intelligence pour laquelle nul événement ne soit à venir, à laquelle tout événement soit présent. Il faut, en conséquence, une intelligence dont la connaissance ne soit pas successive, mais qui, dans l’acte par lequel elle l’acquiert, soit libre et affranchie des lois et des relations du temps. Or, une semblable intelligence réclame et exige une existence el une opération qui ne soient point successives, mais simultanées; qu'elle ne possède point par parties, mais tout
em sera a d’être même.
gt sièils d’Aions du loration ’est ane, d’une ourgade, ans toules peu-
| une innt ne soit t présent.
nce dont ive, Mais uiert, soit ations du » réclame on qui ne iultanées ; mais tout
à la fois ; qui ne soient pas du temps, mais de l'éternité.
Donc, la prédiction et la prophétie ne peut être le langage que de celui qui est au-dessus du temps, et qui possède par nature l'éternité de l'existence, l'éternité de l’action. Mais exister au-dessus du temps, mais posséder par nature l'éternité, n’est le propre que de l'infini, de l'être sans bornes, du Très-Haut, de Dieu ! La prédiction, la prophétie est donc le langage du ciel qui n'appartient qu'a Dieu; et, en conséquence, non moins que le miracle, elle est une preuve rigoureuse que le christianisme, si toutefois il a pour lui des miracles et des prophéties, n’est pas l’œuvre de la terre, mais du ciel; n’est pas l’œuvre de l’homme, mai: de Dieu.
Il ne nous reste plus qu’à examiner l’autre point, et à vous montrer, par des raisons claires et évidentes, que c’est à bon droit que l’on allègue en faveur du christianisme des miracles et des prophéties. Nous atteindrons facilement ce but, si vous voulez observer que nous n’avons besoin pour cela que d’une seule chose : d’un ensemble de faits et de circonstances qui ren-
ner. non ens —
A rm,
STE SSP SEE
dé CS Senna RE me ÿ gi
: men omber-mie de Pt
dént tout à fait incroyables l'erreur et le mensonge, qui rendent tout à fait dignes de foi la science ct la véracité.
S'il se rencontre un tel ensemble de faits et de circonstances, si la seience et la véracité s'imposent absolument à la croyance, si l’ignorance et le mensonge sont assolument incroyables, ni la prudence, ni la raison, ni la philosophie ne peuvent rien exiger ou réclamer de plus.
Eh bien! cet ensemble de faits et de circonstances, loin de nous faire défaut, s’offre à nous avec une surabondance infinie. Et, en effet, jetons un coup d’œil d’abord sur les témoins, et puis sur tous ceux qui ont ajouté foi à leur témoignage; jetons, en dernier lieu, un coup d'œil sur les adversaires, les ennemis.
Considérons d’abord les témoins ; arrétons un instant notre pensée sur Jésus et sur les apôtres, qui, les premiers, en appelèrent aux miracles et s'appuyèrent sur les prophéties. Comment nous les dépeint l’histoire? Étaient-ce des hommes pleins de ruse, de malice, ou trop faciles à croire? Le n de là, l’histoire nous pré-
» men« foi la
faits et jéracité | l'ignoncroyaphilosomer de
circone à nous ffet, jeoins, et leur té- In coup
arrétons les apiaux mis. Com- 1t-ce des trop faous pré-
sente en Jésus un inimitable modèle d'innocence, de sagesse et de l’amour le plus sincère pour tous les hommes ; elle nous présente les apôtres comme des hommes simples, il est vrai, mais en même temps droits, et bien souvent lents à croire même ce qui était évident et certain. Et contre qui Jésus et ses apôtres ont-ils employé la force des miracles et l’arme des prophéties ? Contre les Juifs, ennemis acharnés du christianisme, et contre les gentils, qui n’avaient pour lui qu’un superbe dédain.
Et Jésus et les apôtres devaient donc être bien sûrs qu’on ne pourrait les accuser ni d’ignurance ni de fourberie! Et cela était d'autant plus nécessaire que Jésus et les apôtres, pour défendre la vérité de leur témoignage, eurent à subir toute sorte d’injures et de persécutions, et une mort violente et cruelle. Donc, nous trouvons dans les témoins un ensemble de qualités humaines et morales qui les rend évidemment supérieurs à toute exception, et parfaitement dignes d'être écoutés et crus par quelque tribunal que ce soit.
Leur autorité s'accroît encore, pour peu que
— APOES FRERE STE