TEST TARGET (MT
a SP PRE RENE S E R
. Ro OU Ge Le 77. 2 A D DE AS 0 RS EEE PI NE ES
quelle hypothèse mettra4-on en avant? Sera-ce l'imposture et l'ignorance ? Mais comment est-il possible que l'ignorance ait produit tant de lumière et tant de splendeur? que l’imposture ait détruit, dissipé tant d'erreurs, inspiré tant d'amour pour la vérité? Sera-ce l'erreur et l'illusion? Mais comment attribuer à l’erreur, comment faire honneur à l'illusion d’avoir dissipé tant et de si épaisses ténèbres, d’avoir purgé les esprits de préjugés aussi universels que profonds, d’avoir éclairé les âmes d’une lumière toute nouvelle et toute pure? Eh! quoi donc! La raison peut-elle souffrir, l'expérience permet-elle que l’on admette des causes contraires à leurs effets? que l’on reconnaisse dans l’amertume la source de la douceur, dans le tumulte et le bruit le principe de l'harmonie et des accords? Il ne nous reste donc que la vérité, el une vérité certaine et inattaquable, que l'on puisse regarder comme une hypothèse suflisante et pour expliquer la série des faits que nous avons rappelés, et pour démontrer qu’elle ne renferme rien d’absurde.
Mais si la vérité est l’unique hypothèse suf-
sera-ce test-il ant de imposinspiré reur et erreur, oir disd’avoir iversels s d’une h! quoi Jérience ses COnse dans ns le tunonie et a vérité, que l'on se sufliaits que r qu’elle
nhèse suf-
fisante, nous avons cause gagnée ; le procès est jugé, la sentence prononcée, et les miracles et les prophéties sont une hypothèse nécessairement mêlée et liée avec les événements dont se compose l’histoire du christianisme. Comment cela? Écoutez. Ni les prédicateurs du christianisme n’ont jamais eu de meilleur argument pour persuader sa divinité que les miracles et les prophéties ; ni le nombre infini de ceux qui l'ont embrassé, qui ont vécu selon ses lois, qui ont pris sa défense, n'ont jamais eu de plus ferme appui que les miracles et les prophéties, C'était la force de leur foi, le soutien de leur espérance, les armes qui leur donnaient la victoire. Si donc le christianisme n’est pas une imposture, si, pour expliquer les faits historiques, ni le mensonge, ni l'ignorance, ni l'erreur, ne sont des hypothèses suffisantes; si la vérité seule peut en rendre raison et montrer qu'ils ne sont pas impossibles, on ne saurait se dérober à cette conclusion que les miracles et les prophéties sont une hypothèse qui se rattache par des liens nécessaires à l’histoire du christianisme ; on ne saurait se dérober à cette conclusion qu’il
est moins difficile d’expliquer l'histoire des mouvements célestes sans la loi de l'attraction ; d'expliquer les faits de la botanique sans tenir compte des organes sexuels des plantes ; d’expliquer les faits de la cristallographie sans la loi des formes primitives ; d'expliquer les faits de l’ethnographie sans la loi d’une origine commune, que de donner une explication quelconque de l'histoire du christianisme sans admettre les miracles et sans accepter les prophéties. Miracles et prophéties dont je vais par un seul fait démontrer l'évidente certitude, non plus comme hypothèse, mais comme thèse.
Séduit et gagné par les artifices de Maxime, philosophe païen dont il avait suivi les leçons à Nicomédie, Julien prit en haine le christianisme, et conçut une vive affection pour les superstitions de Rome er d'Athènes. Au témoi-
‘gnage d’Eunape et de Libanius, s’il ambition-
nait la pourpre et s’il convoitait l’Empire, il était poussé surtout par le violent désir de faire la guerre à Jésus, d’abattre sa religion, et de rendre leur lustre antique aux temples déserts, aux autels négligés, aux victimes maudites.
des Lion ; tenir d’exns la faits com- ]connettre es.
ar un , non je.
xime, leçons ristiaur les témoibitionire, il le faire , et de éserts, ites.
Il obtint ce qu'il ambitionnait ; et il l’obtint l'an 360 de notre ère, en payant de sa rébellion la bienveillance et la libéralité de Constance. Mais il ne fut pas plutôt salué Auguste par l’armée des Gaules, il ne se vit pas plutôt seul sur le trône des Césars, que, suivant Ammien Marcellin, Rufin, Socrate, Théodoret et Prosper, il découvrit ses dispositions à l’égard des chrétiens, et ce qu’il avait délibéré et décidé en luimême sur le sort des chrétiens et du christianisme.
C'est pourquoi tout d’abord, pour alimenter et accroître les divisions déjà trop nombreuses entre les chrétiens; pour détruire, s’il Jui était possible, cette secte odieuse par la guerre civile, il rappela de l'exil les bannis de Constance et de Constant, fit remonter sur leurs siéges les évêques et les chefs des ariens, des eunomiens, des novatiens, des donatistes; ordonna, par des lois que l’on voit encore dans le Code théodosien, que les basiliques fussent rendues aux novatiens, aux donatistes, aux photiniens ; défendit d’inspirer le goût du beau dans les écoles chrétiennes, et de former les jeunes
esprits à l’éloquence par l’interprétation des ouvrages d'Homère , d’Hésiode, de Démosthènes, d'Hérodote, de Thucydide, d’Isocrate, de Lysias et de tous les poëtes, les historiens, les orateurs, les philosophes célèbres des paiens. Nous possédons encore l'édit si amèrement critiqué, et si hautement condamné par Grégoire de Nazianze, Rufin, Socrate, Sozomène, Théodoret, Augustin, Prosper, et par Ammien Marcellinlui-même, tout païen qu’il était. Voici en quels termes il était conçu : « L'empereur trouve absurde que «les chrétiens étudient ce qu'ils regardent «comme mauvais; si, au contraire, ils pensent «qu'il y a beaucoup à apprendre dans les écri- « vains païens, et désirent en conséquence les « interpréter dans leurs écoles, avant tout qu'ils «imitent leur piété envers les dieux. S'ils tien- « nent une conduite opposée, qu’ils aillent dans «es églises des galiléens, et se contentent d’y «expliquer Luc et Mathieu. »
Il défendit d'accorder le ceinturon militaire, sinon à ceux qui auraient sacrifié aux dieux de l'Empire, et il voulut que nul ne participât aux gratifications impériales sans avoir brälé de
les ouhènes,
Lysias ateurs,
| POSSÉé, et si azianze;
Augusi-même, lermes il urde que regardent s pensent s les écriuence les out qu'ils S'ils tienillent dans entent d'y
a militaire, x dieux de rticipat aux r brülé de
l'encens sur les autels profanes. Il fit disparaitre le labarum, enseigne militaire de Constantin, et avec le labarum il abolit la croix. Il voulut exclure les chrétiens de toute magistrature et de tout gouvernement; bien plus, il voulut les dépouiller de leur propre nom, etil fitune loi pour établir qu'ils ne s’appelleraient pas chrétiens, mais galiléens. Il abrogea les priviléges du clergé et soumit les causes ecclésiastiques aux tribunaux ordinaires ; il vola les ornements des églises et des monastères, refusa aux vierges et aux veuves les secours que leur avait accordés, par décret, Constantin ; il partagea les biens de l’Église aux soldats, détruisit la célèbre statue du Christ, à Panéade, et fit ériger la sienne à sa place ; enfin il se servit également de la plume et du glaive pour en finir avec le christianisme.
Il y consacra sa plume, et, dans sept livres, il travailla à démontrer que le christianisme n'est qu’une imposture humaine inventée par la malice et répandue par la ruse et l'adresse. Il y employa le glaive et en vint aux exils, aux confiscations, aux cachots, aux coups, au sang,
— 490 — aux büchers, à la mort. Et, à son départ pour la
guerre de Perse, il fitle vœu et le serment que,
s'il revenait vainqueur’ 1 amènerait au culte
des dieux tout le peuple chrétien, où l'immole-
rait tout entier à ces mêmes dieux.
Est-il possible d'imaginer une persécution cousse plus effrayante
plus sauvage etune se abattre et ruiner l'édifice chrétien? Et
pourtant Julien ne s'en contenta pas. Îl dirigea tre lui un nouveau.coup, et un coup tel, que, ine du christianisme était
inévitable et nécessaire. Mais comment? Le
voici : ruiner le christianisme ou convaincre le
Christ de mensonge et de fourberie; était une même chose. Eh bien ! c’est à démontrer cette accusation de mensonge et de fourberie que Va S’attacher Julien. Mais de quelle manière et par quels moyens? Par le moyen le moins sujet à controverse, le plus clair et le plus efticace, par
le moyen d'un fait.
Jésus, parlant aux J solennelle, leur avait pré
pour
con s’il avait porté, la ru
Jérusalem, la gloir nument le plus spl
yifs de la manière la plus dit que le temple de e d'Israël et de Juda, le moendide du culte d'Aaron, S€-