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pour la rait un jour désert et renversé sur le sol, nt que, ruiné jusque dans ses fondements, et qu’il n’en au culte resterail pas pierre sur pierre. La prophétie du immole- maitre fut rapportée dans leurs évangiles par Mathieu, Marc et Luc; Paul la répéta dans rsécution son Épître aux Thessaloniciens, les chrétiens ffrayante la redirent d’âge en âge : de sorte que, parmi sien? Et les prophéties de Jésus, aucune n’eut plus d’é- Il dirigea clat, aucune ne fut l’objet d’une foi plus prop tel, que, fonde. Et ses titres à la foi et à la confiance isme était des fidèles sont encore bientôt singulièrement ment? Le confirmés par les armes de Tite, par les lois
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», était une ntrer cette Jerie que Va nière et par joins sujet à efticace, par
Ils sont confirmés par les armes de Tite, car ce sont elles, qui, Jérusalem prise, le temple, dernier rempart de ses défenseurs désespérés, soutenant un dernier assaut, ont fait surgir ces flammes destructives qui l’enveloppèrent tout entier dans leurs tourbillons, et le réduisirent en cendres et en poussière.
Ils sont confirmés par les lois d’Adrien, qui interdisaient aux Juifs non-seulement de tenter de rebâtir leur temple, mais encore de s’approcher de Jérusalem, et de venir verser des
anière la plus le temple de , Juda, le moe d’Aaron, S$€-
larmes amères sur la patrie qui n’était plus.
Ils sont confirmés par la juste rigueur de Constantin, qui, non content de renouveler les lois d’Adrien, châtia par l’infamie, en leur faisant couper l'extrémité des oreilles, les Juifs rebelles obstinés à vouloir reconstruire leur temple antique.
Que pensa donc Julien ? Il crut qu’un Auguste couronné pouvait détruire l’œuvre de ses prédécesseurs, reconstruire ce qu'ils avaient renversé et empêché de reconstruire avec tant de sollicitude. Il ne s’en tint pas à la pensée, il en vint à l’œuvre : et tout d’abord il dégréva les Juifs des charges communes et des tributs spéciaux. La pensée leur vint aussitôt que le moment était arrivé, et qu’il fallait sans retard relever le temple et rendre à la religion mosaïque sa splendeur et sa gloire. Pour prévenir toute hésitation de leur part, Julien confie à un des comtes de l’Empire, à Alypius d’Antioche, son dessein et le but de l’entreprise, et ordonne que le trésor public fournisse abondamment à toutes les dérenses jugées nécessaires.
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r — 193 — On ne saurait dire le zèle qui amena, de tous les points de l’Empire, les Juifs à Jérusalem: le nombre infini des ouvriers, les trésors d’or et d'argent et les ins:ruments et les matériaux de toute sorte recueillis et préparés sur-lechamp. Le comte présidait au travail et enflammait les ouvriers, et les Juifs de toute condition, de tout âge, de tout sexe, n'épargnaient aucun soin, ne ménageaient aucune fatigue qui pôt aider à l’achèvement de leur grande œuvre. Tous n'avaient qu’une pensée, une voix, un dessein : relever le temple immense, effacer la tache plus que séculaire du culte lévitique, convaincre de mensonge et d’imposture la prophétie du Nazaréen, et renverser d'un coup mortel la religion chrétienne.
Et les fidèles, de quel œil regardèrent-ils cette conspiration si audacieuse et si décidée des gentils et des Juifs, de la synagogue et du paganisme ? Se laissèrent-ils aller à l'inquiétude, à la crainte, au doute? ou, nombreux comme ils l’étaient, dans la campagne, dans les villes et dans l’armée, en appelèrent-ils aux armes et levèrent-ils l’étendard de la révolte? Loin de là :
ayant la conscience de leurs devoirs et forts de leur foi, ils demeurèrent tranquilles, persuadés que Dieu et son Christ, comme disait le saint évêque de Jérusalem Cyrille, saurait bien dissiper les conseils des impies et rendre vains leurs efforts.
Cependant les Juifs et les gentils se livrent à un mouvement et à un travail sans repos; ils s’empressent de remuer les ruines antiques, de rechercher les fondements, et ils ouvrent dans ce but de larges et profondes tranchées. Mais en vain : ce qu'ils avaient gagné par tant d’efforts pendant le jour, ils le perdaient pendant la nuit
suivante ; les tranchées se comblaient, et il fallait recommencer.
Ces alternatives de tranchées ouvertes et comblées se renouvelèrent plusieurs fois, et plusieurs fois aussi il advint qu’un tourbillon violent et inattendu dispersa les monceaux immenses de chaux et de plâtre préparés pour l’édifice. Ni les Juifs cependant n’abandonnèrent l’entreprise, ni les gentils ne perdirent courage ; mais, obstinés dans leur dessein, ils parvinrent à découvrir les anciens fondements. Déjà ils
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