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DU FONDEMENT DE LA SOCIETE DOM33TIQUE

Q w 1 orgj I) • i- coajunxit uomo non sej an t.

Ce <]iie Dieu a uni. que l'homme ne le s.'' >;uv pas. Matth XIX. 6.

Mes frères,

Il y a une espèce de proverbe qui dit que les hommes possédant la vérité sont moins bous que leurs doctrines, et que les hommes qui sont dans l'erreur sont souvent moins mauvais que les erreurs qu'ils professent : ainsi en est-il de la franc-maçonnerie. I/3S principes de cette société sont horribles ; mais parmi ses membres il se trouve des hommes qui sont meilleurs ou moins méchants que la société dont ils font partie. Est-ce qu'il faut, à cause de cela, ne rien dire contre la franc-maçonnerie, la laisser tranquillement faire son œuvre ? Ce serait là un grand malheur, mes frères ; aussi, pour notre part, ne cesserons-nous jamais de la dénoncer.

Léon XIII pose comme vérité fondamentale que la doctrine des francs-maçons repose sur le Rationalisme et le Naturalisme. Le Rationalisme met la raison humaine audessus de toute autorité, et refuse d'admettre la Révélation.

En toute chose il ne veut se lier qu'aux lumières de la raison, et rejette tout Tordre surnaturel. Le Catholicisme admet i o

bien les lumières de la raison : c'est ainsi que je vous ai prouvé qu'on pouvait arriver par la raison humaine à la connaissance de Dieu ; mais en même temps il admet que la Révélation est venue au secours de la raison, pour dévoiler à l'homme les choses qui sont au-dessus de notre nature.

Le Naturalisme est une erreur touchant la fin de la société : il met tout le bonheur auquel l'homme aspire dans les choses d'ici-bas, dans la nature ; tandisque le Catholicisme place le vrai et souverain bonheur dans les choses surnaturelles.

C'est une chose remarquable que Notre Seigneur, dans l'admirable sermon de la montagne, parle presque continuellement du bonheur. Huit fois de suite il commence ses phrases par le mot bienheureux. Ceci nous fait toucher du doigt cette vérité sur laquelle j'ai appuyé tant de fois dans le cours de mes instructions, savoir que l'homme cherche continuellement le bonheur, et qu'il n'a réellement rien autre chose à faire ici-bas.

Il est de la dernière importance de bien savoir où se trouve ce bonheur, et comment nous pouvons y arriver ; et nous devons plaindre sincèrement ceux qui se laissent tromper dans cette recherche.

Notre divin Sauveur pose la base du vrai bonheur, en disant : Bienheureux les pauvres desprit, parce ju'il verront Dieu. Bienheureux les pauvres d'esprit, c'est-à-dire ceux qui sont détachés des choses de la terre. Il dira plus tard : Que sert à l'homme de gagner tout l'univers, s'il vient à perdre son âme ? Et sous l'Ancien Testament, le sage Salomon avait senti la même vérité ; il était roi puissant, il était comblé de richesses, il n'avait refusé aucune jouissance ni à ses yeux, ni à ses oreilles ; or, après tout cela, il écrivit un livre qui commence par ces mots : Vanitas vanitalum et omnia sanitas ; vanité des vanités, tout n'est que vanité. Il reconnaît que la nature, les richesses, les plaisirs, les honneurs ne peuvent nous rendre heureux. Le Naturalisme s'appuie

doue sur un principe faux, en mettant le biiihmr u » iqueuaent dans tes choses de la vie.

En quoi consiste le bonheur pour l'homme '{ II consiste à établir le règne de Dieu en nous. C'est ainsi que ],•.>saints ont fait, et ils ont trouvé tout le bonheur dont o:i peut jouir sur la terre ; mais surtout ils se sont assuré !•' bonheur éternel pour l'autre vie. Les méchants ont fait un < expérience en sens contraire : ont-ils trouvé le bonheur dans le crime ? Non, mes frères ; le bonheur n'est pas pour les impies. Au moment où ils s'abandonnaient le plus librement à toutes leurs inclinations mauvaises, ils ont senti un chagrin intérieur, ce que nous appelons le remords ; ils ont éprouvé un dégoût insurmontable, parce que leur prétendu bonheur n'est en rien proportionné aux aspirations de l'âme humaine.

Continuant à mettre en regard l'Eglise et la Franc -Maçonnerie, nous allons commencer aujourd'hui à comparer leurs doctrines sociales, en commençant par les doetriue-a sur la société domestique.

La société domestique repose sur le mariage ; par conséquent, il faut nous demander ce qu'est le mariage pour ! ■' Caiholiqneet ce qu'il est pour le Franc-Maçon. Xous serons obligés de faire des citations un peu longues, mais vous ne vous en plaindrez pas, mes frères, parce qu'il est bien important que vous ayiez le texte môme des documents. Cela est d'autant plus nécessaire, qu'il y a, sur ces questions, un plus grand nombre d'idé.'S fausses répandues même parmi les Catholiques. " A peine avions-Nous mis la main au gouvernail de l'Eglise, " dit le Souverain Pontife, " que " Nous avons clairement senti la nécessité de résister à un " si grand mal et de dresser contre lui, autant qu'il serait " possible, Notre autorité apostolique. — Aussi, profitant de '• toutes les occasions favorables, Nous avons traité les '• principales thèses doctrinales sur lesquelles les opinions " perverses de la secte maçonnique semblent avoir exercé '• la plus grande influen ■••. "

" Relativement à la société domestique, voici à quoi se " résume l'enseignement des naturalistes. Le mariage n'est " qu'une variété de l'espèce des contracts ; il peut donc être " légitimement dissous à la volonté des contractants.

" Les chefs du gouvernement ont puissance sur le lien u conjugal. Dans l'éducation des enfants, il n'y a rien à " leur enseigner méthodiquement ni à leur prescrire en fait " de religion. C'est affaire à chacun d'eux, lorsqu'ils seront " en âge, de choisir la religion qui leur plaira. Or, non seu- " lement les francs-maçons adhèrent entièrement à ces prinil cipes, mais ils s'appliquent à les faire passer dans les " mœurs et dans les institutions. Déjà, dans beaucoup de ." pays, même catholiques, il est établi qu'en dehors du '• mariage civil il n'y a pas d'union légitime. Ailleurs, la M loi autorise le divorce que d'autres peuples s'apprêtent à " introduire dans leur législation le plus tôt possible. ' Toutes ces mesures hâtent la réalisation prochaine du kt projet de changer l'essence du mariage et le réduire à " n'être plus qu'une union instable, éphémère, née du ca- •' price d'un instant, et pouvant être dissoute quand ce " caprice changera. "

Pour les francs-maçons, le mariage n'est donc qu'un contrat civil semblable à tous les autres contrats ; sur lequel, par conséquent, on peut revenir pour n'importe quelle raison. Comment n'arriveraient-ils pas à cette conclusion, eux pour qui la plus haute autorité est la raison humaine ?

Chaque fois que les francs-maçons se sont vus en force dans un pays, ils se sont hâtés d'y établir le mariage civil, le mariage en dehors de toute participation religieuse. Un homme qui prend une femme est pour eux tout simplement comme un homme qui engage une servante : il peut la renvoyer quand il lui plait ; il peut en engager deux, trois, six même, s'il le veut. Or. cette doctrine est directement condamnée dans le saint Evangile. Voici en effet ce que nous lisons dans saint Mathieu : " Des phari- " siens vinrent aussi à Jésus pour le tenter, et ils lui dirent:

" Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour " quelque cause que ce soit ? Il leur répondit : X'avez-vous " point lu que celui qui créa l'homme au commencement " créa un seul homme et 'une seule femme, et qu'il dit : " Pour cette raison, l'homme quittera son père et sa mère, " et il demeurera attaché à sa femme ; et ils seront deux en " une seule chair. " Maltk. XIX, 3-5. Voilà comment Notre Seigneur nous apprend à considérer le mariage, voilà comment il nous en donne l'origine.

En effet, si nous consultons la Révélation primitive, nous voyons que Dieu créa d'abord un homme seul. Ce premier homme n'avait d'autre roi que le Dieu qui venait de le créer; il n'y avait pas encore de société domestique ni de société civile, mais il y avait déjà la société religieuse. Adam, le premier homme, s'entretenait avec Dieu ; il parlait non seulement dans son cœur, mais en émettant des sons par sa bouche, ainsi que nous faisons aujourd'hui.

Comment prouver qu'Adam parlait, même avant la formation d'Eve, la première femme? Nous le prouvons par l'Ecriture Sainte. " Le Seigneur Dieu, " dit la G-enèse, " ayant donc formé de terre tous les animaux terrestres, et " tous les oiseaux du ciel, il les amena devant Adam, afin " qu'il vît comment il les appellerait ; et le nom qu'Adam li donna à chacun des animaux est le nom même qu'il a "' porté. " Gen. II, 19. Adam parlait donc, puisqu'il a donné à chaque animal le nom sous lequel on a continué à le désigner.

Dieu, de plus, avait donné à Adam des connaissances profondes sur l'histoire naturelle, car " il appela (L'un /tout t/ttt leur convenait, tant les animaux que les oiseaux du ciel et les be'te& de la terre. "

Vous allez maintenant voir clairement le plan divin, mes frères: Dieu avait institué la société religieuse, il va instituer la société domestique, mais pour montrer l'union qui devra exister dans cette société, il vent que les deus personnes qui la composent d'abord procèdent d'an m èm a

principe. '• Et le Seigneur Dieu envoya donc à Acîivmi un " profond sommeil ; et lorsqu'il était endormi, il tira une ~ de ses côtes, et mit de la chair à sa pla :e. Et le Seigneur "" Dieu, de la côte qu'il avait tirée d'Adam forma la femme,. ' et 1 amena à Adam " Gen. II, 21, 22. L'homme et la nou- ".'11e épous i que Dieu lui aformé-J n î sont donc, en quelque fevçon, qu'un même être. Et Adam apercevant Eve, dit :. Voilà l'os île mes os, In chair de ma chiir ; cet/e-ri s'appellera d'un nom qui marque l'homme, parce quelle a été prise de l'homme. D'après tout ce que nous venons de voir, le principe fondamental an mariage, c'est Vanité. Dieu n'a pas fait deux femmes pour un homme, mais Une seule femme pour un seul homme: c'est là le principe.

Quand deux personnes se présentent pour contracter mariage, on demande leur consentement libre, carie mariage est l'acte de deux êtres libres; mais une fois que leur consentement est donné, c'est Dieu qui les unit: leur contrat est alors indissoluble parce qu'il est divin. Ce n'est pas «n contrat humain, c'est un contrat qui repose sur la volonfcé divine et que Dieu seul pourrait briser.

Le mariage chrétien, on le voit, repose sur deux principes : l'unité et l'indissolubilité; la polygamie est opposée à l'unité, et le divorce à l'indissolubilité.

Le pape, dans l'encyclique Hamanum genus, nous montre comment les hommes, pour avoir méconnu ces deux principes, sont tombés dans des désordres épouvantables. Chez les païens, le débordement des mœurs en était venu à un tel point, que les hommes sérieux en étaient consternés. Au milieu de tout cela, le père exerçait dans sa famille un despotisme atroce ; ainsi, chez les Romains qui se considéraient pourtant comme le peuple le plus civilisé de la terre, le père avait droit de vie ret de mort sur sa femme et aussi sur ses p.nfants. Quand on ne fait plus reposer sur Dieu le contrat matrimonial, on tombe dans des égarements et des excès qui font frémir. Le chef de l'Eglise élève donc la voix : il expose les devoirs que les Catholiques ont à

remplir ; il expose les conséquences auxquelles nous mène l'oubli des principes catholiques, sur un sujet aussi important. Il rappelle que, quand Jésus est venu sur la terre, l'humanité paraissait plutôt un vil troupeau qu'une réunion d'hommes créés à l'image de Dieu.

Voilà qu'on renouvelle les erreurs dont le Christianisme avait purgé la terre : le mariage n'est plus qu'un contrat humain, les gouvernements établissent le divorce ; les mêmes principes amènent les mêmes conséquences, les mêmes causes produisent les mêmes effets : la femme retournera à l'esclavage d'où l'Eglise l'avait miséricordieusement retirée, et l'enfant ne sera plus qu'une victime du despotisme paternel.

Mais qui doit déterminer les lois auxquelles seront soumis ceux qui contractent mariage ? Mes frères, Jésus- Christ a laissé ce soin à son église et à elle seule. Le mariage est une chose sainte, un sacrement, il n'est pas sous la juridiction civile. L'Eglise seule a le pouvoir d'établir des empêchements qui diriment le mariage, et de dispenser de ces empêchements au besoin. L'Eglise seule peut juger des causes matrimoniales, déterminer, par exemple, s'il y a eu mariage ou non dans telle circonstance donnée. Les gouvernements auront beau faire des lois sur le mariage, établir certains empêchements et en retrancher certains autres leurs législations sont nulles devant Dieu et n'obligeront jamais en conscience.

" Le mal s'augmente, " dit Léon XIII, ;' de tous les " périls qui menacent la société domestique et la société " civile. Ainsi que Nous l'avons exposé ailleurs, tous les " peuples, tous les siècles s'accordent à reconnaître dans le " mariage quelque chose de sacré et de religieux, et la loi " divine a pourvu à ce que les unions conjugales ne pussent " pas être dissoutes. Mais si elles deviennent purement " profanes, s'il est permis de les rompre au gré des contrac- " tants, aussitôt la constitution de la famille sera en proie " au trouble et à la confusion ; les femmes seront déeouron-

" nées do leur dignité ; toute protection et toute sécurité " disparaîtront pour les enfants et pour leurs intérêts. " Oui, pour comprendre toute la perfidie de la secte maçonnique, souvenez-vous que partout et toujours, même chez les infidèles, le mariage a été considéré comme une chose sacrée, qui attirait les bénédictions du ciel. Les francsmaçons violent donc d'une manière étrange la loi divine, avec leur mariage civil où ne se mêle pas une pensée religieuse

La fin du mariage n'est pas seulement de propager le genre humain, mais c'est encore de donner des saints au ciel : c'est ici la fin élevée dn mariage. Parents chrétiens, vous ne devez pas penser seulement à conserver la vie corporelle de vos enfants et à leur donner des richesses, vous devez avoir un but plus noble et plus sublime : leur donner en héritage des principes chrétiens qui leur feront acquérir le bonheur du ciel. Voilà le but, il est noble, il est sublime ; et l'un des moyens d'y parvenir est de garder l'unité dans la famille ; alors la famille sera compacte, et l'on trouvera le bonheur à son foyer. Il faut resserrer les liens de la famille, afin que les enfants soient attachés à leurs parents, et qu'ils trouvent ainsi une sauvegarde au milieu des dangers de la vie.

Saint Paul établit l'ordre de subordination qui doit exister dans la famille : le chef naturel de la famille, c'est l'homme. Epoux, vous êtes maître dans votre maison, mais votre femme n'est pas votre esclave ; Dieu a fait la première femme d'une des côtes de l'homme, pour faire comprendre qu'elle doit être sa compagne.

Epouse, vous devez la soumission à votre mari ; il a reçu en partage la force, l'intelligence pour les affaires importantes ; il doit vous protéger et subvenir à vos besoins ; vous, votre rôle est dans l'intérieur de la famille, un rôle de paix et d'affection. Les âmes des enfants vous sont spécialement confiées, c'est vous qui les formerez à la vertu, ne croyez pas que votre œuvre soit sans importance.

Que les femmes aiment leurs maris comme l'Eglise aime Jésus-Christ ; que les maris aiment leurs femmes comme Jésus-Christ aime son église.

Résumons en quelques mots la doctrine que nous venons d'exposer :

1° Le mariage est une chose sacrée, qui tombe sous la puissance de l'Eglise seule; et tout gouvernement qui veut créer des empêchements de mariage empiète sur les droits de l'Eglise.

2o Le mariage est un et indissoluble, et la famille est une société stable et permanente, sous le contrôle de l'Eglise ; tout gouvernement qui établit des lois de divorce empiète sur les droits de l'Eglise et se fait l'ennemi de la famille. Un représentant du peuple ne peut donner un vote en faveur de l'établissement de semblables lois, et il ne peut contribuer à les appliquer, une fois qu'elles sont établies, pour la dissolution d'un mariage.

3o Dans les procès sur des questions matrimoniales, s'il s'agit uniquement des effets civils du mariage, on s'adressera aux tribunaux civils ; mais s'il s'agit de ^e prononcer sur la validité ou la nullité du mariage, les catholiques ne peuvent s'adreser qu'aux tribunaux ecclésiastiques.

Examinons maintenant quelles sont les doctrines maçonnique sur ces questions importantes.

La franc-maçonnerie n'a pas de doctrine religieuse, sa doctrine est de n'avoir pas de religion, c'est le rationalisme. Le mariage, d'après elle, n'est donc qu'une opération humaine, une affaire où les époux ont leurs coudées franches, et où l'Eglise n'a rien à voir. Si les époux ne sont pas contents l'un de l'autre, ils se sépareront et tout sera dit. Le mariage alors est une institution d'une instabilité déplorable, et l'éducation des enfants est abandonnée a tous les hasards.

La doctrine maçonnique repose sur le sable : quand les pluies des contrariétés et des épreuves inséparables du

ménage tomberont sur les époux, quaud les fleures des mauvaises passions se déborderont, quand les tempêtes soulevées par les démons et leurs affidés dans le monde souffleront avec violence, les familles tomberont et la ruine en sera grande.

Sachez-le, mes frères, la franc-maçonnerie travaille sourdement à la destruction de la fumille ; car la famille, comme tout ce qui est bon, comme tout ce qui est dans l'ordre, lui est nuisible.

Cette société, quand elle veut s'introduire dans une population, use d'abord d'une grande prudence, elle prétend ne pas s'occuper de religion et n'être qu'une société de bienfaisance. Elle donne ensuite des ordres secrets à ses affidés: Travaillez, leur dit-elle, à faire entrer des nôtres dans les clubs, dans les sociétés littéraires, et même dans les confréries religieuses. Dans l'Amérique du Sud, les francs-maçons étaient parvenus à prendre la direction de la plupart des confréries, et, dans une lettre, le pape reproche aux évêques de ces pays de n'avoir pas veillé suffisamment à la garde de leurs troupeaux.

Mes frères, gardez [l'esprit de famille. Vos occupations vous appellent au dehors pendant la journée, mais quand vous avez des moments libres, quand vient avec le soir la cessation des travaux, soyez heureux de rester auprès de votre femme, au milieu de vos enfants

La franc-maçonnerie conseille tout le contraire : pour faire des prosélytes, dit-elle encore à ses affidés, commencez par éloigner les hommes de la vie de famille ; donnez leur divers moyens d'amusement et conduisez-les peu à peu a la porte des mœurs ; bientôt ils abandonneront la pratique de leurs devoirs religieux, et seront prêts a entrer dans nos loges. Peut-on être plus cynique? peut-on être plus méchant ? Oui, cette société se prépare les sujets les plus fidèles, en les introduisant dans les maisons de désordre.

A vous donc, mes frères, de vous tenir sur vos gardes, et de fuir la secte comme vous fuiriez Satan lui-même.

Tenez-vous dans vos familles, cherchez-y le bonheur ; la société domestique est sainte, elle est d'institution divine. Je dirai plus : la famille chrétienne est l'image de la Sainte Trinité elle-même : le père représente notre Père des cieux, qui donne à tous les êtres ce qui leur est nécessaire et les conserve par un acte de sa puissance ; la mère de famille remplit des fonctions analogues à celles du Fils de Dieu ; enfin l'enfant qui vient du père et de la mère, figure le saint Esprit qui procède du Père et du Fils.

La famille étant l'image de la sainte Trinité, il n'est pas surprenant que la franc-maçonnerie, qui est l'église de Satan, s'acharne contre elle et cherche à la détruire

Attachez-vous donc fortement à la doctrine de l'Eglise, et de ces chers enfants que Dieu vous a donnés formez des citoyens pour le royaume du ciel.

Ainsi soit-il.

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