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n sordidef udis, pré-ll ge au mal-!
dit le F'on-f ar l'Église, s hommes
Vous la connaissez, mes frères, cette usure-là ! C’est l'usure civilisée, l'usure élégante, l’usure exercée sur une immense échelle, exploitant les sueurs de milliers de créatures humaines, dépouillant de leurs épargnes des milliers d'êtres simples et naifs | Et pourtant, malgré ces escroqueries colossales, qu’un autre âge eût sév èrement flétries, elle jouit de la considération publique ; presque toujours sûre des capitulations de la justice, elle jraye dans les cercles de la haute société, et va même siéger dans les Parlements ! C’est, en un mot, le système juif de la finance, les tripotages, les coups de Bourse, les loteries, le commerce des valeurs, les spéculations malhonné:tes, Ja fièvre de l’ agiotage :manœuvres scélérates qui aboutissent à draîner l'or des petites bourses et à condenser la fortune publique dans les mains d’un petit nombre d'hommes, dont l’opulence dépasse tout ce qu'on a vu
jusqu’à ce jour. Enfin ce sont ces monopoles du travail et
de l’industrie, du commerce, véritables ranpie qui tarissent la vie et sucent le sang des peuples. Il est tel pays, où les grains, le sel, le sucre, les huiles, les houilles, le pétrole, et d'autres articles de première nécessité, sont accaparés par de gros capitalistes, qui par des mouvements alternatifs de hausse et de baisse réalisent d'énormes bénéfices, et peuvent à leur gré plonger tout un pays dans la disette de choses nécessaires à la vie. (1)
(1) Nous parlons de système /uip C'est qu'il est avéré que la Juiverie porte une lourde part de responsabilité Gans cette iruminse exploitation de la
2 classe ouvrière, dans cette idolâtrie de l'or, cette aristocratie de l'argent, qui
imposent tant de souffrances aux prolétaires, (C'est l'entrée du Juif dans la societé moderne qui a inauguré lPadoration du Veau d'or. N'est-ce pas un fait
M intéressant à noter que la question sociale présente le plus d'acuité, Ià ou le
Juif exerce le plus d'infiucnee : Angleterre, Allesiigne et Autriche ?--C'est ce qui prouve que l'Antisémitisme n'est pas une question religieuse, comme le répètent tant de naïfs, mais une question sociale. Les Juifs ont exploité habile. ment cette méprise d'une question sociale pour une question religieuse. Ils savent que l'âme moderne est imbue jusqu'à li moïlle des idées de tolérance, et ils crient :—Coimment ! Dramont etles Antiséinite: veulent ressusciter les animosités religieuses du moyen-âge, et cela en plein X:Xè siecle !—Non, la question n'est pas à : mon Dieu, la religion d'Israël, un te inps elle fut sainte et divine,
| et aujourd” hui mê me, nous respectons ia liberté et la bonne foi des consciences.
La question est simplement de savoir, sion permettra l’établissement, en plein monde chrétien, d'une plutocratie.
Mes frères, parmi les causes de l’ordre physique, le sou-
verain Pontife place aux premiers rangs le développe- |
ment de la grande industrie. Oh ! Ia grande industrie, com-
bien de bouches en ont chanté les splendeurs !Ona dit | que c'était le plus beau titre de gloire de notre civilisa- f
tion. C’est la grande industrie qui étale ses pompes orgusilleuses dans ces expositions universelles, vrai triom-
phe du progrès matériel. Et pourtant, quand on pense A
que c’est elle qui à fait maître ia question sociale en accumulaut les misères sur les classes laborieuses, 0: sent refroidir son enthousiasme.
Nous le régime de la petite industrie, des petits
ateliers, les choses allaient paisiblement. Entre le patron fl
et l’'ouvrier, il y avait presque des relations de famille. Le patron, presque toujours, avait été un bon ouvrier, quiavait fini par s'établir à son compte. I} travaillait avec ses hommes dans le même atelier. On se connaissait, on
s’estimait, Content d’un salaire bien suMisant, l'ouvrier !
comprenait que le patron devait retirer les plus gros profits de l'entreprise, en raison de son capital engagé et des risques encourus Du reste, Jui aussi avait l'espoir de devenir patron à son tour. Sans doute, cette perspective ne se réalisait pas toujours. Mais elle jetait le charme de l'espérance sur sa vie de travail, stimulait son activité, encourageait ses épargncs. Alors, on murmurait bien peu contre le patron. Est-on disposé à critiquer une condition qu'on espère être la sienne dans l'avenir ?
Eh bien ! la grande industrie altère tous ces rapports paisibles de patron à ouvrier, et change radicalement la situntion économique. Voici qu'un capitaliste arrive dans une ségion, où florissail jusque-là l4 petite industrie. Tout de suite, il engag: de puissants capitaux dans la même ertreprise, ouvre de vastes ateliers, introduit tout l'outillage perfectionné de l'industrie. :1 produit beaucoup, et à moins de frais, vu l’économie du luminaire et de la main d'œuvre. Il inoude le marché de ses produits manu-
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facturés ; ils sont mieux élaborés, et ils sont moins chers. Dès lors c’est la lutte d'un géant contre un nain La petite industrie tombe écrasée, incapable de soutenir une telle concurrence. Sous peine de mourir de faim, les petits patrons sont réduits à fermer boutique, et à se faire les ouvriers du gros industriel. L'espoir de devenir patron un jour disparaît à jamais de l'horizon de la vie ouvrière. Tout le monde du travail subit ia loi du despote industriel ; ii gouverne le prix du marché, fixe à son gré la durée du travail et le taux des salaires. C’est l'esclavage qui commence ! |
Mais bientot l'industriel n’est plus seul. Il a des rivaux redoutabies. Car l’industrie est condamnée par sa nature même à subir la loi brutale de la concurrence. Dès lors, la nécessité de Ia lutte lentrafne fatalement : il faut qu'il produise beaucoup, mais qu'il produise à bon marché, pour amoïindrir ses frais généraux. La concurrence
! cffrénée amène donc à cette ]nt inhumaine de l’industrie
moderne : produire le plus possible à moins de frs possibles ! Et l'industriel augmente les heures de travail, dimirue
4 les salaires, travail du jour, travail de nuit, et. parmi les
de
Éx,
Mnaguère : k pee Ut A .
conséquences de l’organisation industrielle, moderne, et
moyens les moins coûteux, le travail des fernmes et des enfants. Oh ! sans doute, il y à bien des industr'2ls qui déplorent ces dures nécessités. Mais c’est la loi de fer de l’industrie : il faut lutter, parce qu'il faut vaincre, et on lut-
te par tous les moyens, même ceux qu'on réprouve le plus!
Un grand penseur et économiste de notre temps disait :— Je suis absolument convaincu qu'une des
Ace n'est pas une des moins mauvaises, c'est la destruction
Fa
progressive de la petite industrie, la ruine des petits ateliers, au profit presque exclusif des grandes compagnies.
C'est l'effet naturel d'un régime qui tend de plus en plus là concentrer les capitaux dans un petit nombre de mains, qui oblige à former des associations de capitaux de plus
en plus puissantes, et qui ainsi ne laissent plus de place aux petits industriels C’est un malheur et même un grand à mes yeux .—[A. de Mun.] (1)
Qu'on ne nous croie pas ennemi de la grande industrie, Par elie.mîme
elle est bienfaisante, elle est un principe fécond de progrès social. A ce titre
Résumons, mes frères, ces résultats de la grande industrie, qui a donné explosion à la crise ouvrière. C'est d'abord 1o l'invention des machines, qui multiplient prodigwieusement les sources de production et de richesses. 20 En second lieu, c’est la division du travail, ce grand levier de l’industrie moderne, qui morcelle et émiette entre plusieurs ouvriers la fabrication d’un même produit. Oh ! je sais bien que ce double procédé, c'est l'Eldorado de l’industrie, qui en tire les produits de toutes sortes, en meilleure qualité, en plus grande abondance, plus vite et moins cher. Muis je sais aussi que c’est le fléau du monde ouvrier. Et c’est tellement évident, qu’un économiste s’écriait dans une fougue de noble indignation :— Malgré tous les bienfaits de l’ordre social, on est parfois tenté de maudire la division du travail et l’invention des machines, quand on voit à quel état elles ont réduit des milliers d'êtres, qui pourtant furent créés nos semblables. —{“ismondi |]
Rien d'étonnant, mes frères ; tous ces engins de l'in-
dustrie détruisent et brutalisent ce qu'il y a de plus noble dans l’ouvrier. son intelligence. L'intelligence s'endort, faute d’ex reice. Et je vous demande, quel exercice d’intelligence ÿ a-t-11 dans l’ouvrier, qui depuis trente ans passe tout: sa journée à polir la tête d’une épingle ou are rondir la semelle d'un soulier ? Il devient une machine, voilà tout ! De plus, ces procédis le livrent à la merci du patron qui l'emploie : incapable de fabriquer un produit tout entier, il doit, sous peine de mourir de faim, se soumettre aux conditions qu'il plairaau chef d'atelier de lui dicter. Ainsi. à Genève, sur deux on trois mille horlogers,il n'en est pas un qui sache faire une horloge tout entière ! Enfin, outre les accidents si fréquents, l’introduction des machines diminue la main-d'œuvre et jette souvent sur le pavé des centaines d'ouvriers, en proie au désespoir et à la misère.
elle est un don de Dieu,et l'Eglise la bénit. Mais l’homme abuse de tous les dons de Dieu ;et de celui-là, il a abusé, oh ! terriblement, Bonne de $ sa nature, la haute industrie, sous l'empire des causes morales signalées plus 6 haut, devient un enzin formidable de monopole et d’asservissement dans les h classes laborieuses. C’est celie-là que nous dénonçons, comme une des sources & du mal social ! Q
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me, tié poin que au F je v sont faut et la
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orado de ortes, en 15 vite et u monde miste s’é- — Malgré tenté de s machides milnblables.
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buse de tous t,. Bonne de ignalécs plus
nent dans les e dessources !
Pouren finir, mes frères, la troisième et plus triste conséquence de la grande industrie, c’est l’exorbitance du travail requis, le salaire de famine, et enfin cette double honte de la civilisation moderne, le travail des femmes et des c:fants !
Qu'est-ce donc encore, quand la personne de l’industriel fait plae à une compagnie anonyme ? Car enfin, dans le grand industriel, 1l y a toujours un cœur d’homme, accessible aux idées de justice, aux sentiments de pitié et d'humanité. :nais dans une compagnie iln’y en a point ! Tenez, là-bas, dans les fond: reculés de l’Amérique du Sud, il y a des milliers d'ouvriers qui travaillent au profit de compagnies anglaises de Londres. Qu'importe, je vous le demande, à ces compagnies, comment vont et sont les travailleurs qui suent pour elles ? ce qu'ils leur faut, ce dont elles ont souci, c’est de tirer de là de beaux et larges dividendes !
C’est alors, mes frères, que la condition de l’ouvrier devient bien dure. Il n’est plus qu'une chose qu'on exploite sans pitié, il diffère à peine de l'engin qu'il manœuvre, tous deux sont des machines, l’une qu’on alimente de houille et d’eau, l’autre de pain et de viande, machine qu'on met au rancart sans plus de souci, quand elie est avariée par la maladie et la vieillesse.
Venez, maintenant, mes frères, venez contempler, dans les grands centres manufacturiers, ce sorf de l’industrie, tel que le progrès et la civilisation nous l'ont fait. Allong bien loin pour le voir, car c'est heureusement un spectacle bien rare parmi nous.
Il rentre le soir, après une écrasante journée de travail à l'atelier. Il a en main la pièce blanche, ou le chiffon de papier. qui lui donnera de vivre chichement lui et sa famille, juste ce jour-là. Il escalade péniblement les cinq ou six escaliers qui montent à sa mansarde.
Pour augmenter le maigre revenu domestique, la femme a dû travailler dans une autre usine ; tandis que
les petits, déguenillés et sans soin, couraient les rues ou étaient confiés à des mains étrangères. La maison est froide et sale. Rien de chaud n’est préparé, le foyer reste éteint. On mange ensemble une croûte de pain bis, un bout de lard, Le tout agrémenté d'un verre d’eau ; ou bien on va à l’étal voisin, y acheter fort cher un peu de charvnteries. On n'a pas de quoi se procurer un bout de chandelle pour lire un livre instructif, ou bien on est trop las pour cela. On va donc se coucher sitôt le souper fini ; ainsi, c’est la première et seule fois qu'on se retrouve au foyer, pas toujours encore, car il arrive parfois que l’un des deux travail pendant que l’autre dort.
De grand matin, on quitte le misérable grabat, pour aller recommencer la rude journée. Et cela tous les jours ! chaque jour, il faut un labeur opiniâtre pour vivre aujourd’hui mêine, sans jamais pouvoir faire une avance pour améliorer et assurer l'avenir. Tout va encore assez bien, tant qu'on peut travailler, Mais viendront les jours de maladie, la vieillesse, ou un chômage inopiné!alors la misère est à son comble. La seule persp:ctive qu'on ait, est de s: voir chasser de ce taudis, pour être jeté dans la rue, mourant d: froid ou de faim, jusqu'à c: que l’on finisse sur l°s planches de l'hopital.
Eh bien ! mes frères, quand les choses en sont venues à ce degré brutal, quand l’ouvrier qui lufte contre ces misères sent dans son cœur des aspirations brülantes vers le bonheur, un désir immense de voir ses petits enfants plus heureux que lui, quand il regarde le faste insolent, le luxe inoui dont l’éclaboussent en passant les désœuvrés, les millionnaires, quand tandis que ses enfants crient àla faim et grelottent en haïillons,.il lit dans les journaux que les grands de ce monde dansent et banquettent, et nourrissent leurs chiens avec des ailes de volaille et donnent des paletots de satin aux levrettes ; quand tout le systèm: social et l’organisation du monde économiqu? ne lui permettent même pas d’entretenir la douce-espérance d’un changement en mieux ; quand pour comble d'horreur, l’infortuné n’a plus la foi, que toutes les voix de la société lui disent que tout finit ici-
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bas, qu'il n’y a point une autre vie, où le bonheur sera le partage de tous, de ceux-là surtout qui ne l'ont point connu sur la terre, —alors on s'étonne des sourdes colères qui grondent dans cet enfant du peuple ! Et quand il sont comme cela des millions, on voudrait que la paix sociale ne soit pas troublée ? Mais ce qui m'étonne, moi, c’est que l'effroy able révolution qui menace le monde ne soit encore qu'une chose de l'avenir ! (1)
Voilà, mes frères, le mal social et voilà ses causes ! voilà pourquoi la société se divise de plus en plus en deux classes, séparées par un abîme, l’une de milionnaires incroyablement riches, l’autre de misérables dont la condition diffère peu de celle de l’esclave païen ; deux classes, dans un antagonisme incessant, qui ne permet plus au monde ni le repos d'aujourd'hui ni la sécurité de demain !
Eh bien l'en présence de ces maux et de ces troubles malheureux, l'Eglise devait parler. Elle le devait, parce qu'elle est mère, et qu’elle aime tendrement le peuple, les humbles, les petits. Elle le devait, parce que la question n’intéresse pas seulement l’ordre économique et social, mais encore et surtout l’ordre moral, dont l'Eglise est la gardienne et le flambeau. L'Eglise n’a point failli à sa mission : elle a parlé !
Et l'Encyclique de Léon XIII sera, si les sociétés modernes le veulent, le traité de paix éternelle signé entre les deux classes sociales, jusqu'alors ennemies, mais s'embrassant désormais dans les fraternelles étreintes de la justice et de la charité. Oh! puissent les hommes de notre temps, les hommes d'Etat surtout, méditer ce grave docu-
(1) Cen’est pas dela vertu, c’est de l’héroïsme qu'il faudrait à tout ce monde, pour ne pas contracter, dans ces bouges, la haine de la société qui les toère" [ M du Mesnil. ]
SC De er pr
ment et appliquer ce divin antidote au poison qui nous tue !
Il y à dix mois, vingt mille ouvriers allaient dire au vieux Pontife leur amour et leur reconnaissance. (1) Les voûtes de la Basilique Vaticane retentissaient du cri formidable :— Vive le Pape des ouvriers C'était vrai. Et nous, associons-nous à cet écho de la conscience populaire, et, devançant les jugements de l'avenir, ajoutons ce cri:
Vive Léon XIII, le sauveur de la société moderné !
n ñ DEUXIÈME CONFÉRENCE LE SOCIALISME :-—FAUSSE SOLUTION | Venient in novissimis diebus in deceptione illusores, / Dans les derniers jours, il viendra des hommes moqueurs et t'ompeurs / du peuple.— [IT Petr. III. 3]
Mes frères,
Ily a donc une question ouvrière, une crise menaçante, où il y va pour la société moderne d'étre ou n'étre tion: pas. Si pour des raisons particulières, notre jeune pays M Jont
échappe en partie aux troubles qui désolent les autres, il eoul
est évident que nous ne jouirons pas toujours del’immu- m6
nité, que nous ne serons pas cerclés par le féu qui brûle rien
les autres, sans risquer de flamber nous-mêmes. Les causes M est
de ce malaise social sont, les unes morales, les autres phy- ou n
ques. Au nombre des causes morales, il faut compter l'a- sauv
| postasie des gouvernements, l'indifférence religieuse éri- mal | ’ s °° Q Q . ’ ?
| gée en système politique, l'invasion progressive du maté- la fa | rialisme dans les idées et les mœurs de toutes les classes sent: Li ES: LES es ’ Al ré class
(1) On sait comment finit, ou plutôt fut arrêté ce magnifique mouve . 1
ment du pèlerinage des ouvriers français, en Octobre, 1891. La passion anti-reli- vou
gieuse et la stupide gallophobie des Italianissines s’effarouchèrent de tant NH pour
d'hommages, rendus au grand Prisonnier du Vatican. L’ovation populaire n’a ‘
as avorté pour cela. On peut emprisonner ou bannir ceux qui crient :—Vive trou
e Pape !— mais à quoi bon ? le Pape est toujours vivant, et son empire sur le monde est immortel.
L’astre poursuivant sa carriere (1 ra LE À k 1 des Versäit des torrents de lumière facile
Sur ses obscurs blasphémateurs !
1 nous
dire au cri {oral. Et pulaire, e cri :
rné |
trompeurs [, 3]
» menau n'étre 1e pays utres, il l'immuhi brûle s causes res phypter l’abuse ériu matés classes
jue mouve n anti-relit de tant julaire n’a int :—Vive ire sur le
sociales, l'idolatrie de l'or, et l’usure rapace, qui spécule à la Bourse et accapare les monopoles. (1) La principale cause physique, c’est le développement de la grande industrie, qui étouffe peu à peu les petits ateliers, fonde la tyrannie du capital, et centralise les produits et la richesse aux mains du petit nombre. Tout cela a divisé la société en deux classes irréconciables.
Mes frères, il faut que la question ouvrière soit résolue. Il faut qu'on mette Hin à cette crise sociale. Le monde ne peut pas rester toujours dans les transes, en face de cette redoutable inconnue. Un problème sans solution, dans l’ordre des idées, c’est une ignorance de plus. Eh! mon Dieu, l'ignorance nous est si naturelle, que nous songeons à peine à nous en plaindre. Mais, dans l’ordre des faits et de la vie sociale, un problème sans solution, c’est un germe de perturbation, une menace pour l'avenir.
Eh bien ! mes frères, on a donné et ily a trois solutions : celle du statu quo, c'est celle de ceux qui ne veulent rien faire ; celle du socialisme, c'est celle de ceux qui veulent trop faire, oh ! énormément trop ; celle du catholicisme, celle de ceux qui veulent faire fout ce qui est juste rien de plus mais rien de moins. À vrai dire, le statu quo n’est pas une solution de la question : laisser un malade au mal qui le tue, ce n’est point du tout un moyen de le sauver ? Comme nous, les partisans du s{atu que voient le mal, ils en gémissent..…......et s’'endorment sur l’oreiller de la fameuse maxime : Laisez faire, laissez passer ! Oui, disent-ils, il y aun mal, des souffrances terribles dans les classes laborieuses, et nous en sommes navrés. Mais que voulez-vous ? c’est là une nécessité fatale du progrès, nul pouvoir ne peut l’enrayer. Rassurez-vous pourtant. Le trouble n’est jamais que momentané. Notre siècle présent
(1) Pour être cemplet, nous devons ajouter, avec ke Pape, la destruction des corporations anciennes, qui ont laissé l’ouvrier seul, sans défense, proie facile de tous les exploiteuret td
traverse une crise, due aux conditions nouvelles qui gouvernent l'organisation sociale et le monde du travail. Mais, laissez-faire : l'initiative privée, la réforme des mœurs, le rayonnement des idées humanitaires, l’intelligence plus grande des problèmes sociaux ! lt vous verrez, au XXe siècle, la classe ouvrière, aujourd’hui si souffreteuse, faire comme le bon Israélite d'autrefois, s'asseoir en paix à l'ombre de la vigne el de l'olivier, je veux dire de l'industrie et du progrès !....…..
Laissez faire ! Ouvriers, voulez-vous attendre jusqu'au XXe siècle qu'on ait trouvé le moyen de vous faire une place honnête dans le monde ? On dit que dans l’Inde, il, y a des fanatiques qui se jettent sous les roues des charriots sacrés, pleins d’idoles monstrueuses ; c'est pour eux un acte de religion de se laisser ainsi écraser. Eh bien ! les travailleurs de nos jours n'auront point le fanatisme de l’'Indou. Il ne se laisseront pas broyer sous le char du progrès industriel, pour cette futile consolation que leurs arrière-petits-fils auront une place dans l'Eden de la civilisation. Cousolation futile, car il est évident que, laissées à elles-mêmes, les choses iront toujours de mal en pis, que le progrès ne changera rien, que les idées humanitaires n’empêcheront point l'exploitation à outrance des sueurs du peuple. Laissons donc cette misérable théorie du s/atu quo, Bille de la paresse et de l’égoïsme, qui ne trouve à donner au monde du travail qu’une hypocrite pitié et de stériles espérances !
En 1éalité, mes frères, il n'y a que deux solutions en présence : celle des socialistes, et celle des catholiques. Chers ouvriers, en suivant l’Encyclique Pontificale, vous verrez que les Socialistes, ces faux amis, vous trompent et vous engagent dans une voie maudite ; que la théorie
catholique seule vous ouvre la voie de la vérité et du |
salut !
Mes frères, qu'est-ce donc que le socialisme et que |
veut-il ? quelle panacée apporte-t-il au mal social ? Léon
de to pauv dent vés, c tous, palité et cet et de de eff
] | tout « forme tradic sont t lent r« des ba lent de | ment.
et sai colonr lorilé, vont} che et cipe :
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lir tou vocifè taires.
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jui g œoutrav ail. me des l'intelli- Jus ver- si soufs'asseoir dire de
dre jusous faire ans l’Inroues des est ponr ser. Eh t le fanar sous Je nsolation 18 l'Eden
t évident ne de les idées 5n à ouà miséral’'égoisme, ne hypo-
utions en holiques.
ale, vous trompent la théorie
ité et du ï
he et que | ial ? Léon
XIII nous le dit en termes bien clairs : —C'est le système de tous ces hommes égarés ou pervers, qui poussent les pauvres à la haine jalouse de ceux qui possèdent, prétendent qu’on doit supprimer toute propriété de biens privés, que les biens d’un chacun doivent être communs à tous, el que leur administration doit revenir aux municipalités où à l'État. Grâce à cette translation des propriétés et cette égale répartition entre les citoyens des richesses et de leurs commodités, ils se flattent de porter un remède efficace aux maux présents. —
Mes frères, il n’est pourtant point facile de déterminer
tout ce que veut le sociliasme. Vrai caméléon, il se trans- | forme de mille: façons bizarres, incohérentes, souvent contradictoires. On peut dire, cependant, que les socialistes sont tous les mécontents de l’ordre social présent ; ils veulent renverser la société actuelle, pour la reconstruire sur des bases nouvelles. Ce que sera cette société dont ils reulent doterle monde, leur programmene le définit pointnette
ment. On sait seulement qu'ils en banniront quatre grandes Let saintes choses, regardées jusqu’aujourd’hui comme les colonnes de la société humaine : plus le religion, plus d'autorité, plus de propriété, plus de famille ! Sans doute, ils! ne vont pas tous si loin, il y a bien des nuances, il y a la g'auche et la droite socialistes. Mais il ont tous le même principe : renverser l’ordre social et refaire une société nou- Lvelle, où il n'y aura plus ui riches ni pauvres, mais'la grande famille humaine, jouissant d'une pleine liberté et s’enivrant à la coupe de Ia félicité.
Le parti le plus avancé, les communistes, veulent abolir toute propriété privée.“ La propriété, c’est le vol ! ” vocifèrent-ils avec Proudhon, le plus audacieux de ces sectaires. Cette chose exécrable, source: de tous les maux de l’homme. on l’extirpera. La société se chargera du soin de chacun de ses membres, elle ne permettra. point à l'indijvidu de travailler pour lui-même, mais pour elle” ;ehretour, elle prendra l'engagement de le nourir, de le vêtir, de le loger, de l’elever, d'être sa seule famille. C'est alors qu'on verra régner l’âge d’or de l’ humanité ! Par
Le parti modéré ne va pas si loin. La propriété privée trouve grâce à ses yeux. Il veut seulement corriger ses abus, supprimer l'inégalité des fortunes, niveler les conditions sociales. Tous les hommes sont égaux en besoins : tons seront égaux en jouissances ! fous participeront également au lait et au miel de la terre. :
Il faut donc renverser la société présente. Evidemment, elle ne se laissera pas tuer bénévolement. Que faire alors ? Parmi les socialistes, les uns prônent les moyens doux, lents, par les voies de la légalité, comme par exemple, par le suffrage universel ; les autres veulent des moyens prompts et violents, les bombes, la dynamite, la révolution : ce sont les Communards, les Nihilistes et Anarchistes.
Mes frères, nuageux dans son programme, le socialisme est extrêmement simple dans sa tendance. Quoi de plus simple que de dire au peuple :-Abolissons la propriété et le Te commandement du Décalogue ! Désormais, plus de riches plusde pauvres, et partant plus devo/eurs! Lesvoleurs même, jusqu'ici flétris, seront réhabilités : car que font ce: héros incompris ? ils protestent efficacement contre une usurpation criminelle, et tâchent de restituer à l’usage commun, ce que la societé a eu la sottise ou la scélératesse de laisser approprier au profit de quelques-uns. Dès lors, tous les fils d'Adam, séparés maintenant par les privilèges de la naissance, de la fortune ou du savoir, formeront une immense famille d'égaux et d'heureux ?—
J'ajoute même, que le socialisme n’est pas nouveau dans le mond®. Il est bien vieux déjà. Car il est né de deux chos®s, malheureusement trop communes parmi les hoinmes : d’un oubli, l'oubli des éternelles destinées de l'homme ; et d’une question, toujours populaire : pourquoi des riches, et pourquoi des pauvres ? Cependant, c'est le Protestantisme, qui l’a introduit officiellement dans la société. On l’a dit avec beaucoup de raison : Entre Luther et Proudhon, il y a eu trois siècles d’inconséquence. Rien n'est fatal comme un principe. Qu'on 1: veuille ou non, tôt ou tard ses conséquences sont mises à jour. La Réforme avait proclamé la souveraineté et l'indépendance absolue de l’homme dans l'ordre religieux ; la
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forgé cialis tants Jrlan elle r de fo cisime ce flé loin.
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Révolution vint, et proclama que l'homme est souverain et indépendant dans l’ordre politique. Eh bien ! aujourd'hui le socialisme se lève, et couronne l’œuvre de ses devanciers en proclamant la souveraineté et l’indépendance plénière de l’homme dans l'ordre social et économique. Tous Papes, tous Rois, tons Riches ! [Immense anneau qui s'enchaîne logiquement, et c’est Luther qui nous a forgé le premier. Aussi, nous le voyons, mes frères, le 0e cialisme naît et végète puissamment dans les pays protestants, l'Allemagne et l'Angleterre. L'Irlande, la pauvre Irlande, a connu des siècles d’horreurs et de misères, mais elle ne connaît pas le socialisme, parce qu'elle est riche de foi catholique C’est aussi la forte vitalité du Catholicisme, qui défend le Canada-français contre l'invasion de ce fléau Mais veillons aux frontières ! l'ennemi n’est pas loin. Oui, mes frères, c’est inévitable : Ni vous f:rmes ie ciel au peuple, il faut qu'il se jette dans le socialisme, qui lui promet le paradis sur la terre !
Cependant, le socialisme fut longtemps à l’état d'idée, C'était une théorie vague, qui repaissait l'imagination de quelques rêveurs solitaires. Aussi, bien longtemps, pour la combattre, il suffit de l’ar::.e du ridicule. Mais de nos jours, il est descendu sur le terrain solide. CÜessant d’être une abstraction, il s’est fait corps. il s’est fit bombe. Armé de toute la science de son temps, fort d’ureimplacable logique, il s'est mis àbattre en brêche toutes lesinstitutions sociales, tous les sophismes du parti financic-r et économiste. C’est alors qu’il a envahi les masses populaires ; ilest devenu
une puissance redoutable, qui fait trembler les plus
grands hommes d'Etat : ii tient ses Congrès, envoie ses représentants dans les parlements ;11 exerce une propa-
ante infatigable par le journal, la brochnre et la confé- Le es ] L
| rence. Aujourd’hui l’armée socialiste se compte par mil-
lions, dans les pays industriels !
Mes frères, soyons justes envers tous. Il y a bien des
cœurs nobles et sincères, fourvoyés dans le camp de ces
terribles niveleurs. Oui, il y & dans le socialisme, il y avait surtout à ses débuts, des tendances généreuses, une immense pitié pour l'humanité souffrante, un idéal de justice et d'amour. Disons-le franchement : que les ignobles
accaparements, les coups de bourse, les tripotages du monde officiel justifient dans une certaine mesure les turbulentes revendications des travailleurs ; que la société en professant un matérialisme sans vergogne, en créant presque partout l’école sans Dieu, en fermant toutes les perspectives célestes aux yeux des pauvres, ait justement amoncelé sur sa tête les foudres qui la menacent : tout cela est incontestable, et il est bon de le dire. Comme toujours, le gros de l’armée socialiste, c’est le troupeau aveugle, (1) le pauvre peuple, trompé, soudoyé par de misérables cosmopolites. Mais nous ne pouvons pourtant fermer les yeux sur les abominables iniquités, que le socialisme traîne à sa suite Nous pouvons aller jusqu’à innocenter les personnes, nous devons être impitoyables pour les doctrines.
Du reste, à présent.le socialisme cst bien déchu de sa noblesse première. Ses meneurs sont presque partout des hommes cupides, sans honneur et sans conscience. Croirait-on qu'il y a le plus souvent des Juifs à la tête du mouvement socialiste, (2) Aïnsi le nihilisme russe et le socialisme allemand sont à la mercie des Sémites. (8) Chose plus étrange encore, un des principaux chefs des socialistes d'Allemagne, non seulement c’est un Juif, mais c’est un millionnaire, un gros industriel, qui, tout en dégoisant contre la propriété et le capital, est l’un des patrons les plus durs pour ses ouvriers (Singer) (4) !O mensonge ! à charlatanisme d'humanité !
(1) Cœcum pecus.
(2) On sait que ia tactique de la Juiverie, est de se créer des positions partout où un mouvement social a chance de succès. De la sorte, quoi qu’il arrive, Israël sera toujours à flot ! Ainsi ily a des Sémites dans le parti catholique, royaliste, tout comme il ÿ en a dans le socialisme, dans le radicalisme le plus outré ; il y en a eu dans le Boulangiste. Excellent moyen de réaliser le Messianisme, tel que le rêve le Juif Thalmudiste : c-à-d. la domination sur tout ce qui n’est pas Juif. L'habileté du Sémite n’a de compærable, que la naïveté colossale de l’Aryerr, qui croit à la sincérité et à la philanthropie du Juif.
‘ Le vieux Mayer-Amschet Rothschild avait recommandé en mourant à ses cinq fils, réunis à son chevet, de demeurer fidèles à la loi de Moïse, de vivre étroitement unis et de ne rien entreprendre sans consulter leur mère :—Observez ces trois préceptes, dit-il, et vous deviendrez riches parmi les plus riches et le monde vous appartiendra.’’ [ Claudio Jaret. ]
(3) Les Juifs ont fourni au socialisme ses deux principaux docteurs : Lasalle et Karl Max.
4) Singer est un des meneurs principaux des socialistes germains. Il
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Et maintenant, mes frères, voulez-vous savoir le rai sonnement detous ces démolisseurs Oh ! il est bien simple. S'il est, disent-ils, une chose claire, incontestable, c'est que tous les hommes sont nés pour être heureux. Tous ont un droit égal, un titre inviolable au bonheur, Mais ce rêve de nos rêves, la félicité, où est-elle 2? C’est dans la liberté, dans la satisfaction complète de tous les désirs, de tous les appétits, de toutes les passions : bref dans les jouissances de ce monde, Mais les biens de la fortune sont les réservoirs féconds de ces jouissances. Par conséquent tous les hommes ont un droit égal à ces biens. L'appropriation permanente, au profit d'un seul, de ce fonds commun de jouissances, c'est un crime de lèse-humanité. Eh bien ! voyez la société actuelle, comme elle est bâtie ! F’immense majorité y est spoliée de son droit naturel. Prenons une ville de 100,000 âmes, qu'y voyonsnous ? Deux ou trois cents familles, vraiment riches ; peut-être dix mille petits propriétaires, qui flottent entre l’aisance et la pauvreté. Le reste, Les 90,000, le vrai peuple, oh !on sait ce qu'il fait : il vivote dans Pindigence et demande chaque jour à un labeur écrasant le triste droit de ne pas mourir de faim. Ainsi done ie petit nombre, une poignée, jouit, se repose, épuise toutes les douceurs de la vie, a pour elle tous les honneurs : l'immense multitude, l'humanité n’a d'autre lot que le travail, les privations, la souffrance et la dégradation. Eh bien! cela n’est pas juste. Cette colossale confiscation d’un patrimoine commun à tous les hommes par quelque jouisseurs, nous la réprouvons. La société AM elle, la sanctionne, toute l'organisation publique vise surtout à protéger cette spoliation criminelle. Donc, il faut tuer cette marâtre ! il faut abattre cet édifice vermoulu et gâté jusqu'aux fondements ! il faut une grande liquid: tion sociale ! Cela fait tout la famille humaine, désormais famille de frères et d'égaux, sera conviée au joyeux banquet de la vie et du plaisir !
Mes frères, ce n’est pas moi, qui nierais la puissante logique de ce raisonnement. Il part d’un principe évident, proclamé par Dieu, le genre humain et notre cœur luimême : la destination de tous les hommes au bonheur.
- Mais l’autre partie, sur laquelle il se fonde : que ce bonheur est seulement dans les jouissances de ce monde, c'est une fausseté manifeste. Au nom de la foi, et de la raison, nous la nions ! Et, nous disons, nous, que le ciel de l’homme n’est pas la terre, qu'il est au-dessus, et qu'il viendra après !
Malheureusement, la société présente, matérialisée jusqu'à la moëlle des os, proclame elle aussi que le paradis est ici-bas. Elle est donc logiquement désarmée en face du Socialisme. Et c’est ce qui doit la faire pâlir d’etfroi ! Ah l'elle s'endormait dans l’orgueuil du progrès et dans l’orgie du plaisir, quand une voix rude a frappé à la porte. C'était le socialisme. [Impérieuseinent, il a demandé à la propriété ses titres, à l’industrie ses comptes, à la société ses fondements. On a essayé de le calmer, en lui parlant de liberté, d'égalité, de fraternite. Mais il a ré pondu dans une raillerie amère :—Votre liberté, mais c’est la tyrannie du capital sur le travail; votre égalité mais c’est un mensonge ! des millions aux oisifs, un misérable salaire aux travailleurs ; votre fraternité ! mais c’est l’application nouvelle d’une vieille maxime : humanum paucis vivit genus ; le genre humain vit pour le petit nombre.—Oui, mes frères, dans une société qui ne croit plus à l’autre vie, rongée par d’insatiablesconvoitises, la lutte des classes éclate nécessairement. (1) Une plume ingénieuse en a fait ce tableau saisissant :—Quatre hommes à la tile: le premier, vêtu avec élégance, chemine le nez au vent ; le second, en paletot commun, lui assène un coup de bâton sur la tête ; il est assommé lui-même par un troisième, porteur d'une blouse ct d'une misérable casquette ; ce dernier à son tour est assommé par le quatrième, qui n’a pour se couvrir que des débris de pantalon et un souveuir de chemise! —[Mer Guérin.]
On dira peut-être : —Mais du moins la société a contre «ss ennemis la force brutale ! — La force n’a qu’un
(1) Pierre Leroux interprétait ces conséquences logiques de cet abandon de 1a foi : — Vous m'avez appris que le Christ etait un imposteur : je ne sais s’il existe un Dieu, mais je sais que ceux qui font ia loi n’y croient œuère etfont la loi comme s'ils n’y croyaien‘ pas. Donc je veux ma partide la terre, Vous avez tout réduit À de l’or et à du fumier : je veux ma part de cette or et de ce fumier !”
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temps, mais les idées sont éternelles. Et puis, cette force brutale, où donc est-elle ? Qui donc manie le fusil et tire du canon ? Les soldats ne sortent-ils pas eux aussi des classes laborieuses ? Dieu ! qu'arrivera-t-il donc, le jour où les maximes socialistes auront envahi les masses populaires ?
Vous le voyez déjà, mes frères, il n’ya point de salut pour ia société, nulle assurance contre les perfides menées des socialistes, sinon dans un prompt et sincère retour au christianisme, là où son influence sociale est en baisse ; dans sa conservation jalouse, là où il garde encore toute sa puissance, Quand les huit Béatitudes de la montagne évangélique seront reconnues et restaurées socialement, ce jour-là le socialisme aura vécu. Ilne sera plus que le souvenir d’un affreux cauchemar, dont la pensée préservera les peuples du retour aux causes de ces fatales erreurs !