II
Mes frères, voilà le socialisme ! Jadis, dans une cité farueuse de la Grèce, les magistrats exhibaïent à la jeunesse le hideux spectacle d'un esclave brutalement ivre, et cela suffisait pour leur inspirer l'horreur ae l’ivrognerie. Pour passer réprobation sur le socialisme, ne suffit-1l pas aussi de le voir ?
Cependant, le Pape le réfute longuement: car malgré tout, ce système fascine les classes souffreteuses de la soclété. À la suite da Saint-Père, nous le condamnérons. en détruisint son principe fondamentai, qui est ‘’abolition de la propriété, la substitution du capital collectif au capital privé. (1) Mis en pratique, le sncialisme serait fatal à l’ouvrier, contraire à la justice, oppresseur de la liberté, l'extinction du travail et de l’industrie, et le pire ennemi de la famille.
(1) Schætle, un des docteurs du socialisme, nous donne la substance du système dans cette définition :—Le socialisme, c’est la substitution du capital collectif au capital privé, c-à-d un monde de production fondé sur la nosses. sion collective de tous les moyens de production, par tous les membres de là societé, —
10 Fatal à l'ouvrier, dont il se pose en champion. Dites-moi. mes frères, pourquoi l’ouvrier travaille-t-il ? quel “est le but, le stimulant de son activité ? est-ce le progrès de l'humanité, le bien général de la société ? Non, certes : cet homme serait prèt à verser son sang sur les champs de bataille de la patrie ; mais, dès qu’il s’agit de son travail et de ses sueurs il n’a plus d’autres vuesque son 1intérêt personnel. Il travaille pour lui, pour sa famille. Défendez-lui ce but, il se croisera les bras et ne fera plus rien. Ce qu'il veut, c'est un petit avoir pour lui-même, un bien dont il jouira et sera le maître. Et ce bien, il l’exige et le recoit sous forme de salaire. Eh bien ! je suppose cet Æ ouvrier sobre et économe. Et je voudrais avoir une voix de tonnerre, pour crier à tous les travailleurs :—Oh ! mes amis, aimez l'épargne et la sobriété, ce sera pour vous le bien-être. la paix, la santé et la vertu !— Ce bon ouvrier gagne donc 40 piastres par mois. Il règle ses dépenses de façon à subvenir à tous ses besolns,en en consommant seulement trente. Au terme de l’année, il aura donc en caisse 1:0 piastres, fruit de son épargne, C’est un petit capital foriné, car le capital n'est que l'épargne accumulée. Alors, pour améliorer son sort, augmenter le bien-être de sa famille, ce travailleur réalise et incorpore son capital dans un champ ou une maison qu'il achète. Désormais, le voilà propriétaire d’un fonds permanent de revenus, de commodités, créé par la nature ou fourni par l'industrie. Socialistes, oserez-vous maintenant lui ôter le domaine, la jouissance exclusive de ce champ, de cette maison, pour en faire une possession collective ? N'y touchez pas, je vous le théo défend : ce champ, cette maison dont vos théories le dé- Reine pouillent, c’est son salaire ! son salaire transformé, mais
» | toujours son salaire. c’est son travail, c'est la réalisation ali | de ses sueurs ! Si vous lui niez la propriété inviolable de M tu
ce fonds ainsi acquis, ayez donc la franchise de déclarer parait
que l'ouvrier n’a plus la libre disposition de son salaire, RE
que vous voulez en faire un vil esclave......et puis venez D re
nous dire que vous êtes les amis des travailleurs ! | eratt
Oui, par nature, l’homme est aussi maître du fruit de qu'un
son travail, qu'il l’est de sa personne, de sa libre activité. holà !
Tout cela est à lui seul, parce que tout cela vient de lui. ad
pion. Di- -il ? quel
progrès , certes :
champs 2 son tra- » SON Inaille. Déera plus ième, un il l'exige pose cet ine voix Oh! mes vous le
ouvrier ’enses de aant seuen caisse t capital e, Alors, de sa fatal dans le voilà commoe. Socia- Ja jouispour en e vous le s le dé- 1é, mais alisation lable de déclarer
salaire, is venez
fruit de activité.
L de lui.
Fort de son indépendanceet pour satisfaire à ses besoins, il améliore les terres, donne plus de valeur aux choses déjà utiles, donne de l'utilité à ce qui n’en avait point par nature, crée par son industrie des sources fécondes de bien et de beauté... Socialistes, voulez-vous lui ravir ces fruits de son travail, pour en faire le bien de tous, de ceux qui n’ont rien fait ? Allez-vous dérober à ce peintre le tableau qu'il vient d'achever ; à ce laboureur, le champ
qu'il a fécondé au prix de mille sueurs ? c'était aupara-
vant un marais, il l’a desséché, un bois sauvage, il l’a défriché ; et ce terroir, jusque làinculteet stérile, est maintenant grâce à lui un fonds de revenus. Non, vous ne le ferez pas, vous ne pouvez le faire. Ce travailleur a imprimé sur tout cela le sceau de sa personnalité : tous ces produits sont siens, invariablement attachés à sa personne, tant qu’il ne voudra pas s’en dessaisir lui-même. Le peintre a mis dans ce tableau son idée, son art ; le laboureur, dans ce champ, ses sueurs, ses espérances, son savoir-faire. Si vous leur ôtez ces produits de jeur travail, vous usurpez sur leur personnalité, vous violez le droit qu: tout homme a de disposer de son travail et de son temps. !1) Le travail a toujours été le titre le plus respectable de ja propriété. Si vous le méconnaissez, décrétez done tout simplement lexpropriation de Ja personne humaine, dites que l’homme est une machine, une chose dont on use et abuse à merei.....….. mais ne nous fatiguez plus de vos déclamations humanitaires !
20 Atlentatoire à la justire, car le socialisme est une théorie de spoliation, il dépouille homme de ses droits
.. (1) On dira peut-être :—La société autorisera ce laboureur à recueillir les fruits de son labeur ; il aura un droit préférentiel de jouissance sur le sol ainsi amélioré ; mais le fonds lui-même doit rester le domaine de tous.—
… Ou ce droit préféreutiel d: jouissance est perpétuel, et alors, en quoi diffère-t-il du droit pur et simple de propriété ? Ou il est à temps :et alors réap parait l’iniquité que nous condamnons. L'État enlverait à ce bon agriculteur ce qui est vraiment & lui. Car ce qu'il a mis dans ce champ, fécondé par son travail est indivis du fond lui-même. Rendez-lui alors ses sueurs, son art, sa vie, inféodés dans les qualités utiles que ce 801 possède grâce à lui ! Ce qui rend ce champs meilleur, est inhèrent au sol et se confond tellement avec lui, qu'il serait en grande partie impossible de l'en séparer. Orla justice tolère a-t-elle qu’un étranger s’attribue cette terre arrosée des sueurs de celui qui l’a cultivée ?—
.. (Encye.) Pourtant nous croyons que l'Etat peut et doit même mettre le holà ! aux latifundia, ces accaparemexts de pays entiers, que rien ne légitime et qui sont une menace pour lo bien-être et l'indépendance d’un peuple. En Ecosse, un seul propriétaire possède 1, 826, 000 acres de terre ! |
naturels. Oui, mes frères, la propriété privée est fondée sur la nature même de l'homme.
Nous avons tous le droit naturel de conserver et d’entietenir notre vie, vie du corps, vie de l'intelligence. C’est même plus qu'un droit, c'est un devoir rigoureux. Nous ne sommes pas les maitres de notre existence, nous n’en sommes que les usufruitiers. Prêt de Dieu, elle est à Dieu seul. Et voilà pourquoi le suicide est un crime. Mais si j'ai devoir et droit à une fin, il faut bien aussi que j'ai droit à tous les moyens nécessaires ou convenables, ou sinon mon droit est dérisoire. L'homme à donc un droit primitif et inviolable à tous les moyens qu’il juge nécessaires ou opportuns pour conserver cette double vie, vie de son âme, vie de son corps. Ne parlons ici que de cette dernière, qui exige tout un ensemble de ressources maté- -rielles,.
Il y a deux voies, pour atteindre ce but. Ou bien vivre au jour le jour, à la façon des oiseaux, sans nulle prévoyance du lendemain. encore moins de l'avenir, se contentant de picoter ça et là la part du grenier de la Providence que le hasard ou le travail du jour lui font rencontrer. Ou bien, fourmie industrieus:, se faire des provisions pour l'hiver de la vie. s'assurer par son industrie une portion stable des biens de la terre, pour sauvegarder son existence, non seulement pour le jour, mais surtout pour cet avenir inconnu, qui tient en réserve tant de douloureuses surprises—Eh bien! laquelle de ces deux voies fautil choisir ? Mes frères, assurément 1x seconde, car, dans les circonstances ordinaires de la vie, elle est la seule convenable, la seule qui réponde à la nature de l’homme. Enfin, pourquoi Dieu nous a-t-il donné une intelligence, affranchie des limites de l’espace et dn temps, qui embrasse le passé dans un souvenir et l'avenir dans une prévoyance ? Les préoccupations de la brute sont confinées au présent, l'animal vit dans une grossière insouciance du lendemain. L'homme n’est pas ainsi fait : sous Dieu, Providence universelle, il est sa loi et sa Providence. Il comprend que les nécessités corporelles ont de perpétuels retours ; satisfaites aujourd’hui, ell:s renaissent demain,
aussi impéricuses. Il prévoit qu'un jour viendra où l’en-
ondée sur
r et d’ennce. C’est ux. Nous ious n’en st à Dieu ,, Mais si que jai ables, ou un droit ve nêéces- * vie, vie de cette es maté-
bien virulle prér, se Conla Provit renconrovisions une por- ‘ SON exput pour doulouoies fautar, dans eule conl’homme.
Iligence, 2mbrasse une préonfinées buciance us Dieu, lence., Il rpétuels demain, à où l’en-.
tretien de son existence sera difficile ou même impossible, quand la maladie et la vieillesse s’abattront sur lui, quand un fatal accident lui ôtera le travail et la joie. Il est donc nécessaire que l’homme se soustraie à ces caprices du sort ; et comme, à part l'air, la lumière et l'eau, bénédictions de la nature répandues partout, dont l’abondance ne s’épuise jamais, (1) tous lesautres biens de la vie, les plantes, les animaux, sont limités dans leur utilitéou épuisables dans leur usage, ne peuvent servir à tous en même temps, il fallait que l’homme eût le droit de s’approprier les fruits de la terre, mais avant tout le sol luimême, source intarissable de commodités, qui ne lui manquera jamais. Nocialistes, qui voulez abolir la propriété, commencez donc par abolir la nature humaine !
Ah! je sais bien qu’ils me garantissent que dans leur société chimérique, la grande famille de l'Etatse chargera des vieillards, des malades et des invalides. Maïs moi, je dis, et tout homme qui se respecte leur dira : —Arrière ! c'est à moi seul que l’Auteur de la nature a imposé le devoir et le droit de conserver ma vie. C’est moi, et non pas vous, qui suis la providence terrestre de mon existence. Je ne veux point de votre assistance publique qui me déshonore en me plaçant sous tutelle. La société présente, elle, du moins, me respecte d'avantage. Elle ne met sous tutelle que les déshérités de l'intelligence ; aux autres, elle dit :— Vous avez des bras, un cœur, un esprit, travaillez, et vous serez libres et heureux !
30 Extinction de la liberté et de l’industrie.— L'Etat, bâti selon les visées du Socialisme, serait un formidable engin de despotisme, il écraserait à son gré l’idividu. faible et désarmé devant ce pouvoir absorbant et irresponsable. Un affreux centralisme comprimerait toutes les énergies individuelles, percerait à jour tous les secrets intimes des personnes et des familles. Ce serait alors l’épanouissement complet de ce fléau, dont on se plaint déjà de nos jours. le fonctionnarisme et la bureaucratie : en faudrait-il des fonctionnaires dans l’État socialiste, État qui
(1) C’est pourquoi les économistes les appellent richesses inappropriables, à l'opposé des biens du second genre, qui sont des richesses appropriables.
fait tout, possède tout, est tout ? Rien que pour opérer le nivellement des fortunes, ce rêve des Socialistes les plus modérés, 11 faudrait des nuées d'agents ; sans compter qu'ils devraient recommencer tous les mois, puisque les | causes de la disparité des fortunes, la diversité des apti- | tudes naturelles, subsisteront toujours. Et encore, mes
frères, avec ce système où irait-on ! On irait à la misère.
C’est alors que l'homme eroupirait dans l’indolence. Com-
me les Pieds-Noirs du Nord-Ouest, chacun attendant de la
Providence de l'Etat sa ration de vivres, n'ayant plus le | Ù stimulant de l'intérêt personnel, personne ne travaillerait. À | On verrait se généraliser d’an coup le dulce farniente de l'Italie. La production dans toutes les branches diminuerait rapidement, coiïncidant vraisemblablement avec l'accroissement de la population : (1) et, à brève échéance», la soviété serait aux prises avec l'indigence et la k -disette— Le Socialisme, c'est la Philosophie de la mi- Sêre!--s'écriait Pradhon dans un moment de brutale franchise. Cela est si vrai, mes frères, que l’activité naturelle WF mêm à l’homme s’éteindrait vite, si le stimulant de 12 posses- D il lui
sion personnelle n'existait pas. que les socialistes imagi- R pauvr nent mill: moyens d'y suppléer, afin que les artset l’in- passer
dustrie ne viennent pas à tarir soudain dans leur républi- fortifi que idéale.(2) Les pluslogiques proposent rondement la for- D lise to ce, :a coaction sociale : les hommes travailleraient sous ÎE ce qui l'impulsion du bâton et la surveillance du gendarme. | delal Mes frères, ils nous ont dit jusqu'ici qu'ils rôêvaient de Ÿ sera di
transformer la société en caserne : maïs nous nous aperce- | Parmi vons qu'ils en feraient vite un immense bugne, un péniten- M CnCOTE cier ! | ger CO
do Allentat aux droits sacrés de la famille. C'est là le pi- 1 Ta da | re du socialisme. La famille, cette douce et mystérieu. | SUTPrI | se unité dans la trinité, le père, la mère et l'enfant, rayon- D, M E : nement de la vie divine dans letemps, société primordia- D "pou | le, base de toutes les autres, société typique, où l'autorité M Me de
FR êtes 1 L4 (1) De Pascal. dépor La
(2) Proudhon proposait le roman chimérique de l'attraction passionnelle propr £t harmonique. Dans cette république idéale, chacun irait de lui-même aux tre au fonctions les plus en harmonie avec ses goûts, les salauds aux voiries, ete... ÎR Te à Il est plus probable que ce qui prévaudrait généralement dans ce monde socia- | grand
isé, ce serait la tendance au repos. ÿ disé, ce serait 1 ne epos # enian
opérer le s les plus s compter isque les
des apti-|
core, mes a misère, nee, Comdant de la it plus le
availlerait. À
farniente hes dimi- 1ent avec échéanc»,
ce et Jak
le la mitale frannaturelle à posses- 3 imagits et l'inrépubliant la forlent sous endarme,
S apercen péniten-
t là le piystérieue t, rayonimordia- ‘autorité
passionnelle -même aux ries, etc.
onde socia-
raient de
Ë grands devoirs ?
est dévouement et l’obéissance amour,—mes frères, la famille repose sur la permanence de la propriété. Point de famille sans le ménage, sans le foyer. Proudhon lui-même
D l'a vigoureusement proclamé :—C'est dans la famille, que
se découvre le sens profond de la propriété. La famille et la propriété marchent de front, appuyées l’une sur l’autre. Le ménage est le monument de lafamille. Otez le ménase, Ôtez cette pierre du foy er, centre d'attraction des époux, il reste des couples il n’y a plus de familles. —
En effet, dans la société rêvée par le socialisme, qui s'occupera des enfants ? à qui incomberale devoir de les nourrir, de les vêtir, de soutenir leur vie et de leur ouvrir la carrière, où se déploiera leur activité, et qui assurera
l leur existence et leur honneur ?
L'enfant, dans le premier tiers desa vie, semble être l'expression la plus haute de la faiblesse. Fil a les grâces de la fleur, ilen a aussi la frêle constitution. Luissé à luimême, il périrait misérablement. Outie les soins matériels, il lui faut la vigilance de ceux qui l’aiment ; sans cela, le
pauvre petit être serait écrasé par la première voiture qui passerait. I] lui faut surtout l'éducation, qui developpe et
fortifie en lui tout ce qu'il y a de bon, réprime st neutralise tout ce qu'il y a de mauvais, et ainsi donne au monde
} ce qu'il y a de plus beau ici-bas, l’image la plus radieuse
de la Divinité, ur homme, un chrétien. E même, quand il sera devenu homme parfait, quand il prendra sa place parmi ceux qui luttent dans l'arène de la vie. qui donc encore sera chargé de pourvoir à san avenir, de le protéger contre l'indigence et les caprices du soit ? qui l’ aidera, dans la périlleuse traversée de la vie, contre toutes les
| surprises de la mauvaise fortune ?
Mes irères, à ces questions et autres semblables, vous
E répondez :—Ce sont les parents ! c’est ici la mission supré-
me de la famille ! elle a étéinstituée dans ce but.—Et vous êtes les échos du genre humain ! Mais si la famille est dépouillée de son patrimoine, si les parents n’ont point la propriété de biens permanents, qu'ils puissent transmettre aux enfants Per voie ‘l’héritage, que deviendront ces Les parents travaillent surtout pour leurs enjiants :—Oui, dit un père, je travaille, non pour moi,
j'ai assez pour assurer ma vie, mais pour mes enfants : je veux qu'ils aient un sort plus doux que le mien, un travail moins dur, la viande moins dure et meilleure, la maison plus belle, la position sociale plus heureuse !—Le Nocialisme immole tout d'une main impitoyable : patrimoine, autorité paternelle, famille !
Ah ! mes frères, je sais bien que ces considérations ne trouveront pas grâce aux yeux des docteurs socialistes. Ils forment aussi des projets sinistres sur la famille. Ils veulent amoindrir ses droits, les plus hardis parlent méme de la supprimer, en la réduisant à une cohabitation temporaire. Il y a longtemps qu'ils ont proclamé :—Que les enfants appartiennent à l'Etat avant d'appartenir aux parents !—Oui ! l'Etat, ce dieu monstrueux pour qui l’on engraisse ces jeunes victimes, prendra les enfants à sa charge. Une fois le jour, tout au plus, ilsera permis aux parents de voir et d'embrasser leurs enfants, dans le pénitencier commun où seront parqués les petits citoyens !
Triste système, en vérité ! Mais ici, les Socialistes heurtent un des sentiments les plus profondément ancrés au cœur humain. Ils ne prévaudront jamais contre le roc immuable de la famille. Et c'est ce qui nous donne l’espoir qu’ils ne règneront jamais sur je sociétés, du moins définitivement. Si le socialisme arrivait jamais à triompher, il déchatnerait un tel état d’anarchie et de misère, que les peuples se jetteraient d’instinct dans le despotisme le plus absolu, pour en finir avec ce système désastreux.
Je m’arrête, mes frères. J’en ai dis assez, trop même, pour faire éclater aux yeux de tous, des travailleurs sur-
tout, la folie et l’iniquité du socialisme. La classe ” àre souffre, c'est lamentablement vrai. Mais le re: au mal ne sera jamais le socialisme. — Qu'il reste vien établi, dit sagement Léon XIII, que le premi uement
à poser par tous ceux qui veulent sincèrement 1 bien du peuple, c’est l’inviolabilité de la propriété privée.—Le cri-
re vestl peu]
ne se serait tinct:
vus à ont ti hous:
ris el socia ver le les a pour cialis
ne
faits : je un traleure, la use !— Le *: patri-
tions ne ‘ialistes.
ille, Ils ent mébitation : —Que nir aux qui l’on nts à sa nis aux le péniens !
clalistes t ancrés re le roc ne l’es- 1 moins \ triommisère, espotis- > désas-
même, rs sur-
mate rarerrnretatente cammasdh eme …—
me du socialisme est d'avoir méconnu qu'elle est une investiture naturelle de l’homme, sanctionnée par tous les peuples à tous les états de civilisation, et couronnée d'une auréole pmæsque divine par le VITe précepte du Pécalogue : —Tu ne voleras point, non furaberis !- Eh bien donc ! diront les socialistes, ces faux amis du peuple et de l’ouvrier, vous autres catholiques, vous voulez éterniser à tout jamais l'existence de la misère, consacrer la division de la société en deux classes séparées par un abime, ceux qui ont etceux qui n'ont pas ceux qui peinentet ceux qui jouissent, Alors vous êtes les ennemis du genre humain, puisque vous lui interdisez jusqu’à l'espoir de toucher jamais aux Iles Fortunées de {a félicité! — Non, mes frères, nous ne voulons point éterniser la misère, nous voulons l’amoindrir et nous y travaillons sérieusement, sans espérer pourtant cette chhmère, d'un paradis terrestre. Mais le remède, le seul possible, le seul légitime, aux maux de la classe ouvrière, est ailleurs. Nous le montrerons prochainement, Qu'il nous soit permis de dire dès maintenant, que ce ne sont point les réêveries socialistes qui feront aborder le genre humain aux Iles Fortunées. D'abord, parce qu'elles ne se réaliseront jainaïs. Puis, parce que leur réalisation serait un cataclysme inoui, nn cyclone désastreux, l’extinction même de Ia famille humaine. Oh !'on les a déjà vus à l’œuvre. Sans parler des tentatives artificielles, qui ont toutes été des avortements ridicules, les essais de Mulhouse avec Muncer, ceux de 93 et de la commune de Paris en 70 ont été la preuve lugubre de la scélératesse du socialisme. I] y a là du sang à frémir, de la fange à soulever lecœur! Mes frères, Dieu, créateur dessociétéshumaines, les a faites œuérissables, dit l'Ecriture Sainte. Mais il faut pour cela l'association de deux grandes vertus, que le socialisme a voulu désunir : la Justice et la Charité !