‹ Conférences sur la Rédemption prêchées à GenèveChapitre 6 sur 24 · I. Le «acrlllce «anslant, rite anlTer/vel «or la terre · texte numérisé non relu

I. Le «acrlllce «anslant, rite anlTer/vel «or la terre

L'homme a toujours reconnu une Divinité et lui a toujours rendu un culte, c'est un axiome historique. Si l'homme s'était senti dans un rapport régulier avec le Ciel , son culte eût consisté en adorations pour la souveraine Puissance, en invocations de sa protection sainte et en actions de grâces pour ses bienfaits : des prières, des offrandes, des temples, tel eût été le langage religieux de l'humanité. Or, est-ce là, en effet, le caractère que présente le culte humain ? Nullement. Son caractère universel, constant, c'est le sentiment du courroux céleste, la crainte du châtiment; et presque tous les rites de toutes les religions ont pour but de détourner du coupable la peine qui le menace. Si j'écrivais un livre au lieu de faire un discours, je déroulerais ici la longue série des citations et des faits qui établissent l'incontestable vérité de ce que j'avance. Je ne le puis. Je me contenterai de signaler un seul trait, qui prouve, il est vrai ^ surabondamment cette double pensée de l'humanité, dune condamnation pesant sur le péché, et de la nécessité d'un moyen extérieur à l'homme pour s'y

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