SYSTÈME DE M. PIERRE LEROUX
la société est loule-puissanle sur les individus. L'esprit de caste qui prévaut aujourd'hui et fait de la famille un monde à part et de la propriété un mur de séparation , doit être vaiiicu par l'esprit de communauté, d'association. La propriété, dans son état actuel, est une exploitation indigne des pauvres par les riches, une vraie ploutocratie. Comme elle est un fait social , puisque , pour acquérir une propriété quelconque, on doit se servir des forces que la société met à notre disposition, l'usage doit en être réglé par la loi. La famille ne doit plus se renfermer en elle-même. Personne ne doit plus avoir des intérêts privés. Tous doivent vivre de la vie nationale, et par la solidarité se confondre avec l'humanité. L'idéal est que la société soit organisée de telle sorte que l'âme de l'humanité respire dans les institutions avec sa triple faculté de connaître, de sentir et d'aimer, absorbe toutes nos destinées et crée la communauté la plus parfaite. C'est en conséquence de ces principes que M. Pierre Leroux a pu dire dans le dernier de ses opuscules ( Projet de constitution) y « la République bien pratiquée est le type de la vie morale et le moyen de notre perfectionnement. »
Vous pouvez prévoir que le principe de charité ne demeure pas intact dans un tel système. D'abord il n'est plus rapporté à Dieu comme dans la philosophie de M. Lamennais. Dieu ne peut plus être con-
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