‹ Conférences sur le christianisme dans son application aux questions socialesChapitre 54 sur 69 · JEUNE ÉCOLE CATHOLIQUE EN POLITIQUE · texte numérisé non relu

JEUNE ÉCOLE CATHOLIQUE EN POLITIQUE

ses humaines qui en découle. D'une part, nous avons vu le vieux catholicisme retrouver sa haine invétérée contre la démocratie, et, d'une autre part, une jeune école essayer de la réconcilier avec le dogme catholique et épouser sa cause avec une courageuse franchise. Un journal a, pendant quelque temps, été Torgane de ce parti. VÈre nouvelle nous a donné le spectacle tout nouveau, dans le catholicisme, d'un libéralisme hardi sans aucune feinte, acceptant franchement la question sociale. Les rédacteurs éminents de cette feuille, qui a passé depuis en d'autres mains et qui vient de cesser de paraître tout à fait, reconnaissaient hautement la

nécessité d'une rénovation sociale. Us voulaient,

eux aussi, que le principe de charité fût mieux réalisé dans les institutions, et l'un d'eux , représehtant du peuple, M. Arnaud, de l'Ariége, a porté à la tribune nationale ces généreuses convictions avec une réelle éloquence. Leur pensée dominante est que le christianisme, encore assimilé par eux au catholicisme, doit prendre une place toute nouvelle dans l'organisation de la société, en réformer les abus et fonder la démocratie véritable. Us limitent encore la rénovation qui nous est nécessaire à l'ordre politique; mais ce besoin impérieux de mettre d*ac' cord le catholicisme et la démocratie, est une aspiration vers cet avenir où la formule religieuse assouplie pourra contenir la vie moderne et la modeler

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