A. MONOD
terminations morales^ parce qu'alors seulement elles ont une valeur réelle. Aussi un mouvement qui a pu paraître d'abord exclusivement ecclésiastique, tendra-t-il bientôt à devenir un mouvement de réfornie doctrinale.
Du reste, dans les cadres officiels du protestantisme reconnu par l'État, nous retrouvons aussi cet élargissement de la pensée religieuse; et quand le plus éloquent de ses prédicateurs, M. A, Monod, inaugurant ses prédications dans cette ville, appelait de ses vœux une Église où, sous la parole écrite, apparaîtrait davantage la parole vivante, il ne demandait pas autre chose que ce que nous demandons nous-mêmes. Nous citerons à l'appui de cette assertion un fragment du plus récent de ses
discours publiés :
« Si l'ébranlement politique prend son poyit de « départ dans l'ébranlement social, l'ébranlement « social, à son tour, se rattache à l'ébranlement « de la société religieuse, à l'ébranlement ecclésias- « tique. Ni les pouvoirs publics ne seraient si tour- « mentes, ni les bases deia société si remuées, si « l'Église de Jésus-Christ accomplissait , auprès de « l'État et de la famille, sa mission d'ordre et de ré- «génération. Mais cet ordre, cette régénération, « comment l'Église les apporterait-elle aux autres, « quand elle en esta les chercher pour elle-même? < Elle n'est point à la hauteur de sa vocation , cha-