‹ Conférences sur le christianisme dans son application aux questions socialesChapitre 63 sur 69 · LA CROIX · texte numérisé non relu

LA CROIX

li a brillé de nouveau sur l'homme déchu et rebelle. Dieu a pardonné au coupable, et ce pardon est la révélation la plus magniliqne du principe de charité. C'est bien Tantour libre, sans autre moUf que lui-même! Peut-on s'imaginer une nécç^sité qui contraignit Dieu à rétablir Thomme dan^ sa condition première ? Est-ce que tout , au contraire , n'entraînait pas sa condamnation ? Qu'avait-il à apporter à Dieu pour obtenir sa bienveillance , sinon la plus noire ingratitude ? Comblé dç ses bienfaits, il s'étajt hâté de se révolter contre lui. Certes, il n'y avait rien là qui cpramandA^ l'amour de Dieul Si Dieu aime encore celui qui l'a rejeté i il ne l*aime qu'au nom de ses compassions infinies. Ce n'est pas ce dieu du panthéi^OQ^ 4^î ^^^ forcé d'embrasser tous les êtres de son étreinte, universelle. Ce n'est pas ce dieu du catholicisme qui doit payer à lettre vue en quelque sorte nos bonnes œuvres. Ce n'est pas non plus ce dieu qui voit paisiblement se dérouler dans rhistoire la série de ses décrets. La rébellion de l'homme n'a pas été pour Dieu quelque chose de simple et d^ naturel que le pardon devait naturellement suivre. Il a été offensé et comme blessé dans son cœur paternel , et c'est au jour même où sa créature d'élite s'est tournée contre lui, que sa main s'est levée, non pas tant pour la Frapper que pour la béuir. Voilà l'amour l Mais, dira-t-on , c'est en vain que Dieu aime l'homme : encore faut-il que

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