LE PRINGIFB DE CHARITÉ CONSACRÉ A LA CROIX
tait pas vraimeni. le représenlant de inhumanités le salul serait une opération magique et non un fait moral : aussi le Christ est il en réalité sorti de son sein. Et cela non-seulement parce qu'il est né d'une femme, mais encore parce qu'il a été le désiré des nations. En même temps qu'il est descendu du ciel, il a été comme enfanté par le$ désirs, par les aspirations de la race déchue qu'il venait sauver. Le ciel ne s'est ouvert que quand un désir immense et comme une prière éplorée est mpntée de la terre. Dieu a préparé le berceau du sauveur pendant quatre milleans; et ce berceau, c'était le cœur brisé de l'humanitfà ^uffrante soupirant après lui , comme après le libérateur et trouvant en lui la satisfaction! de ses vceux les plus profonds et les plus ardents. Et ce n'est pas chez un petit peuple seul que ce berceau mystique mais réel a été préparé. Nous pourrions vous montrer dans toutes les religions, dans toutes les poésies, dans toutes les philosophiez du monde apcien , ce soupir vers le Christ qui a trouvé son expression la plus vraie en Judée, mais qui s'est exhalé partout. Si le Sauveur est le fils de Dieu par la gloire de son origine, il est aussi le fils de l'homme, le fils de ses désirs et de ses douleurs. Et quand, à la fin de l'ère païenne, il est venu dans le monde, de quelques tourments qu'il ait été abreuvé, quelque impiété qu'il ait trouvée, il n'en est pas moins vrai qu'il y avait entre Ini et l'humanité arrivée au der-