JI
reconnaître leurs transgressions, confesser leurs péchés; le second, c'est que le pardon que ces pénitents reçoivent des mains du prêtre est valable devant Dieu.
Les écrits de ce Père contiennent un grand
nombre de passages qui établissent la même
vérité; je n'en ferai pas usage, et c'est à l'Église
grecque que j'emprunterai le texte que je vais
citer. Origène, après avoir parlé du baptême,
présente l'observation suivante : « Il y a un
» pardon moins facile qu'il faut plus laborieuse-
» ment obtenir par le moyen de la pénitence;
» alors le pécheur arrose sa couche de ses larmes,
».il ne rougit pas de découvrir ses péchés au
5) prêtre du Seigneur, et d'implorer de lui le rc-
» méde. Ainsi est accomplie la parole de l'apôtre :
» Quelquiui parmi vous est-il malade, quil
» appelle les prêtres de l'Eglise. (S. Jacques.) (1)
. Origène continue ainsi : « Nous avons tous le
«pouvoir de pardonner les fautes qu'on a com-
» mises contre nous, mais celui sur lequel Jésus
» a envoyé son souffle comme sur les apôtres re-
)) met les fautes que Dieu doit remettre, et il
» retient ceîles dont le pécheur ne se repcnt pas,
» car il est le ministre de celui à qui seul appar-
(1) Homil., II. In Levit., t. ii, p. 190.