‹ Conferences sur les litanies de la très-sainte viergeChapitre 3 sur 125 · DEA · texte numérisé non relu

DEA

de sa mère : « Nous “vous. cherchions, votre père et moi, et nous étions en peine de vous, » ne dit-il pas : « Ne saviez-vous pas qu'il fallait que je sois occupé aux choses qui regardent le service de mon Père ? » Il enseigne clairement qu’il a un autre Père, son véritable Père, auquel il doit obéir de préférence. C’est ce que remarque saint Épiphane?. Nous avons réfuté plus haut, dans la 45° Conférence, où nous avons disserté, à propos de l’enfantement, sur la virginité sans tache de Marie, les autres arguments de ces hérétiques tirés des textes de l’Écriture sottement interprétés. Maintenant, mettons à néant ceux qui paraissent attaquer sa virginité sans tache après l’enfantement.

III. — Dans les Écritures, plusieurs sont appelés les frères du Christ : « Ensuite, il descendit à Capharnaüm, lui, sa mère et ses frères %, » Et : « Mais ses frères lui dirent *. » Et : « Voilà votre mère et vos frères qui sont là dehors. » Et dans l’Épître aux Galates, l’Apôtre appelle Jacques « le frère du Seigneur f. »

Helvidius à cru que ces frères étaient des enfants que Joseph avait ‘eus de la bienheureuse Vierge Marie, Mère du Christ, après la naissance du Christ. Cette hérésie a été combattue par nous dans la Conférence 416°; et, avant nous, saint Jérôme l'avait réfutée aussi bien et mieux qu’il ne fallait dans un livre composé spécialement contre Helvidius. D’autres ont pensé que Joseph, l’époux de la Vierge, avant d’épouser la Mère de Dieu, avait eu d’autres enfants d’une première femme : quatre fils et deux filles; que ceux dont saint Matthieu a dit :

1 111, 23. — 2 Hérésie x1x0, — 8 St, Jean, u, 42, — * vu, 3. — 5 St, Matth., xi,

er

» Jacques, Joseph, Simon et Jude ne sont-ils pas ses frères? ei.ses sœurs ne sont-elles pas parmi nous?» étaient ceux qui sont appelés les frères du Christ. Presque tous les auteurs grecs se sont rangés à ” cette opinion, aussi n'est-il pas besoin de les désigner nominativement; mais il faut seulement prévenir le lecteur de se tenir en garde contre cétte croyance qui n’est généralement pas adoptée dans les temps modernes; car tous croient que Joseph resta vierge avant comme après son mariage avec Marie: nous l’avons ci-dessus établi, par beaucoup de raisons, dans la Conférence 417°.

L'opinion véritable, que saint Jérôme à fortement établie, est que le Christ eut des frères non pas par la nature, mais par parenté : c'està-dire non des frères utérins, mais des cousins maternels, ou même, selon quelques-uns, des cousins paternels. Le mot de frère, en effet, est-employé dans quatre sens différents : au point de vue de la nature, de la nationalité, dela parenté, de l’affection. Sont appelés frères, au point de vue de la nature, Abel et Caïn?, Ésaü et. Jacob *, les douze fils d'Israël *, André et Pierre *, Jacques le Majeur et saint Jean l'Évangéliste 5. Sont appelés frères, au point de vue -de la mationalité, ceux qui sont du même peuple ‘ou de la même nation; c’est ainsi que tous les Juifs sont appelés frères’. Au point de vue.de la parenté, c’est ainsi qu'Abrahameet Loth disent.en parlantJ’un de l’autre: «Car nous sommes frères,» c'est-à-dire parents. Au point de vue de l’affection, tous les Chrétiens, par exemple: «Mes très-chers frères, que je désire ardemment de voir et qui êtes ma joie et ma couronne *. » C’*st pourquoi les frères du Seigneur sont appelés ses frères, non a. point de vuede la nature, mais au point de vue de la parenté, parce qu'ils étaient assurément parents du Christ, c’est-à-dire les enfants de Marie Cléophas, qui était la sœur germaine de Marie, Mère du Seigneur, comme nous l’apprend saint Jean : « Or, la mère de Jésus et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, étaient debout auprès de la-croix 10. »

Donc Jacques et lesautres qui sont nommés par $S. Matthieu 11 sont

1 vin, 55. — 2 Genèse, 1V, 2. — 3 xxv. 925. — # xLnn, 89, — 5 St. Matth., 1v, 18. — 5 Chap. xx. — 7 Deutéronome, xx, 12. — 8 Genèse, x, 8.— 9 Épitre aux Philippiens, 1v, 1. — 10 xx, 25, — 11 xur, 55,

MÈRE SANS TACGIIE. 19

appelés les frères du Seigneur, parce qu'ils sont ses parents, ses cousins. Il ressort manifestement de beaucoup de passages des Écritures que les cousins, les parents, sont appelés frères. Car Loth, qui, l’Écriture l’atteste, était le fils d’Aras, frère d'Abraham, est appelé le frère

d'Abraham, et Laban, qui était le frère de la anère de Jacob?, est appelé le frère de Jacob : c’est donc dans ce sens que ceux que nous avons nommés plus haut sont appelés les frères du Seigneur.

Non-seulement les parents de la Vierge Marie, mais aussi ceux de Joseph étaient appelés les frères du Christ, parce que Joseph était regardé comme le père du Christ par tous ceux qui ignoraient le mystère de l’Incarnation. C’est ainsi qu’on ferme la bouche à ceux qui profèrent des blasphèmes ; mais, quoique repoussés, ils reviennent à la charge.

IV. — Saint Matthieu a dit de Marie et de Joseph : « Avant qu'ils eussent été ensemble #. »

La plupart des Pères de l’Église pensent que ces paroles s’appliquent non à la cohabitation dans la même maison, mais à l’union conjugale . Suivant cette interprétation, Helvidius a argumenté ainsi : « Avant qu'ils eussent été ensemble, c’est-à-dire avant qu'ils fussent unis par l’union conjugale, Marie fut trouvée grosse, etc.; donc ils s’unirent par la suite.»

Ceci nous montre bien la vérité de ce que disait saint Jérôme d’Helvidius : « que c'était un homme grossier, ayant à peine une légère teinture des belles-lettres.» Et, ‘en effet, non-seulement les exemples tirés de l’Écriture, mais la raison elle-même nousmontrent que toutes les fois qu’on dit qu’une chose n’a pas eu lieu auparavant, cela ne

‘signifie pas qu’elle a eu lieu après. Parce qu’il.est dit au 1° Livre des Rois : « Les yeux d'Héli s'étaient obscurcis et il ne pouvait voir la lampe avant qu’elle fût éteinte 5, » il ne s’ensuit pas qu’il ait pu voir après que.la lampe fût éteinte. De mème, dans Jsaie, il est dit : «Sion aenfanté avant que d’être en travail, » il ne s’ensuit pas qu'elle ait été en travail après l’enfantement; aucune femme n'est en travail

1 Genèse, xt, 8. — 2 Ibid, xxvnr, 2. — 3 x1x, 12. — 41, 18. — 5 St. Chrysostome, et Euthyme, Commentaire du chap. 1* de St. Matth.; St. Bernard, n° homélie, sur Missus est ; St, Thomas, IIIe part., quest. xxix, art. 2 à 8. — 6 m, 2,

après avoir enfanté, car être en travail, c’est être atteinte par les douleurs de l’enfantement. Celui qui dirait le contraire serait insensé ; il est donc insensé celui qui, comme Helvidius, conclut de ces mots : avant qu’ils fussent ensemble, que, dans la suite, ils furent ensemble, et cela par la même raison. Si quelqu'un disait : «Avant que le médecin connût la maladie, le malade a rendu l'âme,» s’ensuivrait-il que le médecin a connu ensuite la maladie? S'il disait : « Avant que ces deux époux se fussent unis, ils sont morts, » s’ensuivrait-il qu’ils se sont unis dans la suite? Fi donc de ces faux raisonnements, ou plutôt de ces folies ! Ces hérétiques, dans leur imbécile méchanceté, furent donc induits en erreur parce qu’ils ignoraient le sens de ce mot latin : antequam. Donc, de ce que l’Évangéliste dit : Avant qu'ils fussent unis, il ne s’ensuit pas qu’ils aient été unis dans la suite; l’Écriture nous montre seulement que cela n’avait pas eu lieu. C’est ce que dit saint Jérôme dans son Commentaire du chapitre 1% de saint Matthieu.

V. — Mais Helvidius, le disciple de Satan, persiste encore et il produit des raisonnements infernaux pris à l’école de Satan. Le même Évangéliste dit : « Et il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté son premier-né. » Donc, il la connut après qu’elle eut enfanté.

Plusieurs Saints rapportent le verbe cognoscere, connaître, à la connaissance de l'esprit, en sorte que le sens est celui-ci : Joseph ne connut pas l'honneur qu’elle avait reçu avant qu’elle eût enfanté, c’est-àdire qu’elle était la Mère du Fils unique de Dieu ; qu’elle avait reçu dans l’étroit réceptacle de son sein Celui que le monde entier ne pouvait pas contenir. Il ne connut pas que quelqu'un sur la terre devait être honoré d’une telle gloire et surtout une femme ; il ne connut pas ce prodige jusqu’à ce qu’il eût vu l’enfant qui naquit d’elle. Mais lorsqu’elle eut enfanté, il connut cet honneur divin, il connut qu’elle était celle qui avait entendu ces paroles : « Je vous salue, Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. » Car, après avoir conçu, elle était devenue plus belle, plus brillante que le monde entier. C’est ce que disent saint Chrysostome, l’auteur de l’ouvrage imparfait ‘, et

1 Sur le Chapitre 1x de St Matthieu.

saiat Épiphane ‘. Que l’on juge si cela peut s’accorder avec l’Évangile! Pour moi, je pense que Joseph, déjà averti par l’Ange?, ne pouvait pas ignorer la vertu, la sainteté, la dignité de celle qu’il savait avoir conçu du Saint-Esprit.

Quelques auteurs cités par saint Thomas * rapportent le même verbe cognoscebat à la connaissance des yeux, dans ce sens : « Joseph ne connut pas de vue la Vierge jusqu’à ce qu’elle eût enfanté Dieu dans son sein; car, tant qu'elle porta Dieu dans son sein, son visage avait une telle splendeur, que Joseph ne pouvait pas le contempler facilement, de même que les Israélites ne pouvaient pas fixer le visage lumineux de Moïse *. » Cette interprétation est pieuse.

De l'avis de tous les Docteurs et de tous les gens éclairés, le verbe non cognoscere est une expression qui marque en termes honnêtes l'usage du mariage . Le saint Évangéliste avait dressé la généalogie du Christ, et, après avoir énuméré ses antiques aïeux, était arrivé à Joseph. Et de peur que quelqu'un ne fût amené à penser que Joseph avait engendré le Christ de la même manière qu'Abraham engendra Isaac, et les autres patriarches leurs enfants, il s’appliqua à employer des termes différents. C’est pourquoi, après avoir terminé la généalogie, il met enfin ces paroles : de laquelle naquit Jésus, etc. Il ne dit pas duquel, afin d’exclure Joseph de la paternité naturelle du Christ. Puis, un peu après, de peur qu’on ne pensât que le Christ avait été engendré de la même manière que les autres, il a expliqué la manière toute particulière dont il a été engendré : « Mais telle n’était pas la génération du Christ, » c’est-à-dire qu’elle n’était pas semblable aux autres générations qu’il avait énumérées, mais d’une nature particulière : 4° parce que, avant que Joseph et Marie fussent unis, C'est-à-dire avant l’union conjugale, il se trouva que Marie conçut du Saint-Esprit; elle ne conçut donc pas de Joseph, mais du Saint-Esprit; 2 parce que Joseph ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté son Fils : donc, le Christ n’était pas le fils de Joseph.

Mais Helvidius, race venimeuse d’un serpent infernal, commen-

1 Hérésie Lxxvine. — 2 St. Matth., 1, 20. — 3 IIIe Part., quest. vit, art. 3. — 3 Exode, xxxiv, 33; Ile Aux Corinthiens, 1, 43. — 5 Genèse, 1v, 1; xx, 8; Nom bres, xxa1, 36; IIIe Livre des Rois, 1, 4.

; tant les textes d’une manière impie et insensée, change pour lui en poison cette saine nourriture: « Il ne la connut pas, dit-il, jusqu’à ce qu’elle eût enfanté; done, il la connut après qu’elle eüt enfanté. »

Nous nions mille fois cette conclusion impie; car la particule donec, jusqu'à ce que, ne marque pas un terme certain et n’affirme pas un acte fait à une époque postérieure, mais elle sert à nier seulement qu’une chose a été faite jusqu’à une certaine époque. Nous le prouvons par plusieurs exemples tirés de l’Écriture. Dans la Genèse‘ il est parlé du corbeau envoyé hors de l’arche par Noé : « Lequel corbeau ne revint plus, jusqu’à ce que les eaux de la terre fussent séchées; » il'est certain, cependant, qu’il ne revint pas lorsque les eaux de la terre furent séchées. Au IT° Livre des Rois ?, il est djt de Michol qu'elle n’eut point d’enfants, jusqu’à sa mort. » Est-ce qu’elle put avoir des enfants après sa mort? Et dans le psaume: aix Ÿ : « Asseyezvous à ma droite, jusqu’à ce que, je réduise vos ennemis à vous servir de marchepied ; » est-ce que, après que Dieu aura mis les ennemis du Christ sous ses pieds, le Christ ne règnera plus? Est-ce qu'il ne sera plus assis à la droite du Père? Et dans le psaume ext * : « Ïl ne sera point ébranlé jusqu’à ce qu’il soit en état de mépriser ses ennemis; » est-ce que le juste sera ébranlé quand il sera en état de mépriser ses ennemis ? Et dans le psaume zxx * : « Ne m’abandonnez pas, jusqu’à ce que j'aie annoncé la force de votre bras; » est-ce qu’il sera abandonné dès qu’il aura annoncé le bras ou la puissance du Seigneur ? Et dans saint Matthieu s : «Jusqu'à ce que le ciel et la terre passent, il n’y aura pas un seul fa, un seul petit point de la loï, qui nes’accomplisse ; » est-ce qu’il y aura inaccomplissement de la loi après que le ciel et la terre auront passé ? Donc, dans toutes ces phrases, la particule donec, jusqu’à ce que, signifie ce qui a été fait avant et non ce qui a été fait après. Done, dans cette phrase : « Joseph ne la connaissait pas, c’est-à-dire Marie, jusqu'à ce qu’elle eût enfanté son Fils premier-né, la particule donee, jusqu'à ce que, marque ce qui a été fait

. avant l’enfantement, et non ce qui a été fait après l’enfantement. Saint Matthieu a voulu seulement affirmer une chose admirable et

Lvur, 4 — 2 vi, 26. — 8 Chap. n. — # Chap. vi. — 5 Chap. xvir. — 6 y, 19.

incroyable au point de vue de la nature, c’est-à-dire que la conception du Christ s’était accomplie sans l'intervention d’un père, puisque sa Mère ne connut pas d'homme, donec, c’est-à-dire jusqu’à l’enfante-

ment. Qu’'Helvidius garde donc le silence! Si je disais : Tel mari n’a pas connu son épouse jusqu’à sa mort, l’impie Helvidius pourrait-il en conclure raisonnablement qu’il la connue après sa mort ? Enfin, si par hasard Joseph était mort dès que la Vierge eût enfanté, saint Maithieu n’aurait-il pas pu dire avec vérité : « Joseph ne la connut pas, jusqu’à ce qu’elle eût enfanté? » [l ne s’ensuivrait cependant, en aucune manière, qu’il la connut après qu’elle eût enfanté, alors qu'il était mort. Et, véritablement, Joseph était déjà mort, non pas, à la vérité, d’une mort naturelle, mais d’une mort civile, par l'effet de son vœu de perpétuelle virginité, de la même manière que les religieux meurent au monde par un vœu solennel. C’est en parlant de cette mort que l’Apôtre a dit dans son Epêtre aux Colossiens ! : « Car vous êtes morts, et votre vie est cachée en Dieu avec Jésus-Christ. » De même donc que de ce qu’un mari n’a pas connu sa femme jusqu’à sa mort, on ne peut pas conclure qu’il l’ait connue après sa mort; de même, de ce que Joseph ne connaissait pas Marie jusqu’à ce qu’elle eût enfanté son Fils, on ne peut pas conclure qu’il l'ait connue après qu’elle eùt enfanté.

Mais le serpent venimeux siffle encore; ennemi exécrable de la Vierge, il vomit son poison sur les paroles qui suivent : Son Fils premier-né.«L’Évangéliste, dit-il, l'appelle premier-né, donc elle eut, par la suite, d’autres enfants; car celui-là ne peut pas être appelé 1premier-né qui n’a pas de frères. » Raisonnement insensé et digne de risée; comme si on n’appelait jamais premier-né que celui qui a des frères venus après lui! Le Christ n'est-il pas appelé le premier-né du Père? « Lorsqu'il fait descendre, pour la première fois, son premierné sur la terre ?. » Et cependant il n’eut aucun frère engendré après lui. En oütre, Dieu ayant ordonné qu’on lui offrit tout premier-néÿ, si le premier-né était seul et unique, il ne devrait pas être offert à Dieu, ce qui est contraire à la vérité. Ensuite, dans l’Exode, Dieu

un, 8. — 2? Aux Hébreux, 1, 6. — $ Exode, xui, 2.

appelle le peuple d'Israël son premier-né, quoiqu'il n’en eût pas d’autres. Et, dans le chapitre xrr!, il est dit qu’il frappa tous les premiers-nés de la terre d'Égypte, parmi lesquels il n’est pas douteux qu’il y eut quelques enfants uniques. Je me range donc à l’avis de saint Thomas ?,

C’est l’usage des saintes Écritures d'appeler premier-né non-seulement celui qui a d’autres frères venant après lui, mais celui qui est né le premier. Autrement, si celui-là seul est premier-né qui a des frères venant après lui, les premiers-nés ne sont pas dus à Dieu selon la loi, tant que d’autres enfants ne sont pas procréés, ce qui est évidemment faux, puisque les premiers-nés doivent être rachetés pendant le premier mois. Le Christ est appelé premier-né non parce qu'il a précédé d’autres frères, mais parce que la Vierge l’a enfanté avant personne autre.

Ou bien le Christ est appelé premier-né par rapport à tous les fidèles, aux Saints ses serviteurs, aux élus qui sont appelés enfants adoptés, tandis que le Christ est enfant selon la nature. Car quoique la bienheureuse Vierge ait enfanté seulement selon la nature un fils unique, cependant elle est devenue par lui, au point de vue spirituel, la Mère d’une grande multitude d’enfants dont le Christ est le premier-né. C’est pour cela qu’il est appelé, dans l’Épitre aux Romains A « l'aîné entre plusieurs frères.» Gloire, honneur, vertu et puissance soient au Père, au Fils et au Saint-Esprit pendant tous les siècles des siècles! Aïnsi soit-il.

1 N. 29, — 2 IIIe Part, quest. xxvin, art. 3 à 4. — 3 Exode, xx, 30. — * Vin, 29,

Da'ail

Page 1