‹ Conferences sur les obligations de la charge pastoraleChapitre 10 sur 35 · IS. LVI · texte numérisé non relu

IS. LVI

et de ne rien épargner pour l'aider à répondre aux exigences de sa sublime vocation.

On dira peut-être : Mais, s'il en va de la sorte, mieux vaut ne pas assumer un tel fardeau et refuser tout net d'être confesseur de prêtre. Ainsi, en effet, raisonneraient 1 indifférence et la paresse. Le zèle en juge autrement ; il se rappelle la parole de Notr.e-Seigneur à saint Pierre : « Si vous m'aimez, paissez mes agneaux, paissez mes brebis i ». Les agneaux ce sont les fidèles, les brebis ce sont les prêtres. Si donc vous aimez véritablement Notre-Seigneur Jésus-Christ, ne vous détournez pas de ce ministère, à cause des difficultés, des responsabilités spéciales qui l'accompagnent; préparez-vous plutôt à le remplir, rendez-vous en de plus en plus dignes.

Il faudrait que tous les prêtres d'un diocèse, même les plus jeunes, réalisant dans leur conduite la signification de ce beau nom, preshyter, fussent des vieillards par la dignité de leur tenue, la maturité de leur jugement, la sainteté de leur vie : Œtas senectutia viLa immacLilata 2. Tous indistinctement, méritant et attirant la confiance de leurs confrères, pourraient être choisis par eux comme confesseurs.

Ce serait pour TEvêque une notable diminution de sollicitudes : il n'aurait plus à se demander anxieusement si tous les ecclésiastiques de son diocèse ont à proximité d'eux un confrère auquel ils puissent volontiers s'adresser pour la confession ; cette grave question ne se poserait plus pour lui attristante et parfois insoluble quand il s'agit de faire des nominations. 11 saurait à Favance que partout des secours spirituels suflisants et même abondants sont assurés aux prêtres

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