‹ Confession d'un MalheureuxChapitre 10 sur 65 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

« raison, ma fille, c'est bien cela (i). Lesfrè- « res, c'est-à-dire tous les hommes, qui sont « enfans d'un même Dieu, devraient toujours « vivre en bon accord et ne pas combattre « entre eux à qui possédera le plus de biens «< et d'avantages maiériels; car c'est le vrai « moyen de se rendre malheureux les uns et «( les autres et de faire beaucoup d'innocen- " tes victimes. Grave profondément dans ton « jeune cœur cette importante vérité que ton « père, hélas! a trop tard connue. '> Et, prenant la petite fdle entre ses bras, il la couvrit de baisers.

Une autre voix enfantine se fit alors entendre, mais ce qu'elle prononça ne fut pas un long discours: -.c J'ai faim! » telle fut toute l'éloquence du petit garçon, de trois ans environ , ayant nom Benjamin et qui , soit

(1) Ce n'ctait pouriant pas loul-à-fail cula, !e sens direct (le celte l'able ayant irait aux souv<'iaiiis qui ^e jeiUMil en (lUflqu'' sorie les peuples à la têle ci les joulent aur pieds pour s:iiisf:iire à leur atiibition , à leur ilrs'r de coufiuêles; l'iOrnaiid le savait mieux (jU'" personne, mais il lut bien aise de saisir à la volée la simple explicaiion doMiiée par son enlanl pour en linr une moralité .ipp'iciible à Ini-iuème. J'ai irouvi' la chose si adioileet si bien placée, que j'ai cru de- \oir la rapptrier ici.

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