XIV INTRODUCTION
— u Je n'i^^iiore, monsieur le procureur du roi, aucune de ces objections, ayant suivi les débats qui ont eu lieu à la chambre des députés sur le projet de loi relatif à la réforme pénitentiaire, et lu plusieurs écrits traitant le même sujet; mais je n'y ai trouvé aucun argument de force à ébranler ma conviction à cet égard. Et cette conviction , elle est fondée moins sur des faits laborieusement recherchés de côté et d'autre et souvent inexacts, que sur le rapport de ce sens intime qui ne nous trompe jamais lorsque nous voulons le consulter de bonne foi et sans prévention. Or, c'est lui qui me dit que la solitude est un excellent agent de moralisation pour l'homme criminel , qu'elle rompt le lil de ses mauvaises pensées, qui étaient suscitées ou entretenues en lui par des inlluences étrangères , et qu elle le rend enfin tout entier aux salutaires inspirations de la conscience, qui n'est autre choee que la voix de Dieu. On m'accordera, je pense, que tous les hommes sont organisés à-])eu-près de la même manière, quant aux sensations naturelles du moins; eh bien! si je me